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Enquête

Mieux connaître les dynamiques des circuits courts

La Chambre d'agriculture de la Nièvre missionne une étudiante afin de mener une étude sur la commercialisation en circuit court. Les résultats seront communiqués en juillet.

Par Berty Robert
Mieux connaître les dynamiques des circuits courts
Eléa Prieur est étudiante en master « Gestion des Territoires et Développement Local ». Elle est chargée de mener à bien cette enquête sur les circuits courts.

C'est avec la volonté d'établir un état des lieux de la commercialisation des produits agricoles en circuit court dans le département, que la Chambre d'agriculture de la Nièvre lance, ces jours-ci une vaste enquête. Elle repose sur un questionnaire portant sur les habitudes de consommation alimentaires, les attentes en matière de produits locaux et les contraintes rencontrées par les producteurs comme par les consommateurs. L’objectif est d'adapter l’offre des producteurs (gamme de produits, lieux de distribution…), et valoriser la consommation de produits locaux nivernais. L'espoir est que les résultats de l'étude pourront permettre de proposer des pistes concrètes aux producteurs, d’identifier de nouvelles filières attendues, et de soutenir le développement de commerces de proximité tout en mettant en avant les produits locaux. C'est à Éléa Prieur que la Chambre d'agriculture a décidé de confier la conduite de ce travail d'enquête. La jeune femme, native de la Nièvre, est étudiante en master « Gestion des Territoires et Développement Local » (GTDL), avec une dimension plus ciblée sur les zones rurales, à Lyon et elle trouve dans cette étude à mener un « terrain de jeu » idéal en tant que stagiaire.

Trois filières

« Dans le cadre de cette enquête, précise Éléa Prieur, nous avons fait le choix de cibler trois filières : le maraîchage, la viande, en incluant la volaille et les ovoproduits, et les productions laitières. Nous allons aussi prendre en compte tous les magasins de producteurs afin de mieux connaître leurs fonctionnements et leurs attentes. Enfin, nous nous intéresserons aussi aux consommateurs. » Mieux appréhender les attentes entre producteurs agricoles et magasins de producteurs peut notamment permettre à la Chambre d'agriculture de faire le lien entre les deux, de faciliter les échanges et donc la mise en place de circuits courts. En plus des filières et des magasins de producteurs, l'étudiante a fait le choix d'intégrer, assez logiquement, la dimension « consommateurs », tant il paraît évident que tous ces maillons sont interdépendants pour qu'un circuit court porte ses fruits. « Le but, précise-t-elle, c'est aussi de donner des clés aux producteurs afin, en comprenant mieux les attentes des consommateurs, de pouvoir les attirer ». 

Restitution fin juillet

Plusieurs questionnaires ont déjà été lancés (1) durant la première quinzaine de mai, à destination des consommateurs et des exploitants. Ils sont accessibles jusqu'à la fin du mois de juin. Mais Éléa Prieur a aussi prévu de se déplacer dans les exploitations et les magasins pour renforcer la capacité à obtenir des réponses. Dans la foulée, la stagiaire travaillera sur les réponses obtenues avant de faire une restitution fin juillet. Cette enquête, elle s'inscrit dans des questionnements propres à la Chambre d'agriculture, depuis le début de la nouvelle mandature. « On espère que l'enquête, précise Clémence Guillaumet, conseillère en circuit court et animatrice du réseau Bienvenu à la Ferme, à la Chambre d'agriculture, nous permettra de mieux accompagner des porteurs de projets, parce que nous aurons une meilleure visibilité sur certains marchés agricoles en vente directe, et nous saurons lesquels ont un potentiel à développer et lesquels où il vaut mieux ne pas s'engager, parce qu'ils sont saturés ou qu'ils offrent un potentiel économique trop limité. C'est un outil d'orientation pour nous».

(1) lien pour accéder au questionnaire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdBKI1ff_xGJZOMfFu6Ix8zFBCg4cfsFDiLYZ6VM1j-a7GAgA/viewform?usp=header