Agir contre le changement climatique
L’été 2019 au 3ème rang des étés les plus chauds en France
Le changement climatique, enjeu planétaire du XXIe siècle, est au centre des préoccupations de la société et des agriculteurs. Les conséquences sont connues : hausse globale des températures, inondations, fonte des glaces, augmentation du niveau de la mer, modification du régime des pluies.
Du fait de l’accroissement des teneurs en CO2 et autres gaz à effet de serre, les conclusions du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) sont sans appel. La température moyenne à la surface de la terre a déjà augmenté de 0.85 ° depuis 1880, date des premiers relevés météo. En France, elle a évolué en tendance de + 1,33 °C sur la période 1900-2018 (source Météo France).
L’accumulation de Gaz à Effet de Serre (GES) provoque également une modification des précipitations. Les cumuls annuels, stables dans un futur proche, devraient diminuer légèrement à long terme. La répartition annuelle des précipitations est plus aléatoire, accentuant la fréquence et l’intensité des sécheresses et la concentration des chutes de pluie. Les cycles précipitations / évaporation s’accélèrent.
La modification des précipitations, l’augmentation des températures moyennes, l’accroissement de la fréquence des évènements extrêmes interrogent sur la disponibilité des ressources en eau, son éventuel stockage et l’organisation de son partage. Les pratiques agricoles devront être adaptées. De nombreux exemples sont abordés dans le document de l’Observatoire Prospectif de l’Agriculture en Bourgogne Franche-Comté (OPA BFC).
Les climats futurs possibles en BFC
La poursuite du réchauffement au cours du XXIe siècle dans la région est une certitude, quel que soit le scénario d’émission de gaz à effet de serre. On pourrait constater une élévation des températures qui pourrait atteindre 4 °C à l’horizon 2071-2100 par rapport à la période 1976-2005 dans le scénario sans politique climatique (graphique 1).
La ville de Mâcon enregistre déjà une augmentation des températures moyennes annuelles de +1,3 ° par rapport à la référence de 1963 et comme dans toute la région une augmentation marquée surtout depuis les années quatre-vingt.
Les cumuls annuels de précipitations montrent des tendances à la hausse sur la période 1959-2009 en Bourgogne Franche-Comté. Cependant les projections présentent peu d’évolution des précipitations annuelles d’ici la fin du XXIe siècle quel que soit le scénario considéré. Cette absence de changement en moyenne annuelle masque cependant des contrastes saisonniers.
Les projections climatiques montrent une augmentation du nombre de journées chaudes avec des températures maximales supérieures ou égales à 25 °C. À l’horizon 2071-2100, cette augmentation serait de l’ordre de 17 à 18 jours par rapport à la période 1976-2005 selon le scénario avec une politique climatique visant à stabiliser les concentrations en CO2, et de 46 à 47 jours selon le scénario sans politique climatique.
Le risque de gel demeure
En parallèle à cet enjeu, les projections montrent une diminution du nombre de gelées. À l’horizon 2071-2100, cette diminution serait de l’ordre de 22 à 25 jours en plaine par rapport à la période 1976-2005 selon le scénario avec une politique climatique visant à stabiliser les concentrations en CO2, et de 36 à 40 jours selon le scénario sans politique climatique (graphique 2).
Attention toutefois, car même si le nombre de jours de gel diminue en moyenne, le risque gel ne disparaît pas. Ainsi un épisode de gel combiné à un avancement des stades phénologiques des végétaux (du fait de l’augmentation des températures moyennes) est désastreux pour les cultures.
Un assèchement des sols plus marqué
Enfin, un autre des impacts du changement climatique réside dans l’assèchement des sols qui sera de plus en plus marqué.
La comparaison du cycle annuel d’humidité du sol entre la période de référence climatique 1961-1990 et les horizons temporels proches (2021-2050) ou lointains (2071-2100) sur le XXIe siècle montre un assèchement important principalement en fin de siècle sur une période de 5 mois en moyenne en Bourgogne et 3 mois en Franche-Comté.
Ainsi, en moyenne, en termes d’impact potentiel sur la végétation et les cultures non irriguées, cette évolution se traduit par un allongement moyen de la période de sol sec de l’ordre de 1 à 4 mois tandis que la période humide se réduit dans les mêmes proportions.
Si l’agriculture contribue au changement climatique, sa spécificité doit être prise en compte
Les émissions de GES sont issues de cycles naturels et donc difficiles à maîtriser. L’agriculture et la forêt sont capables de stocker naturellement et durablement de grandes quantités de carbone et de produire des substituts renouvelables aux matériaux et énergies fossiles. Les solutions recherchées doivent prendre en compte la totalité des enjeux et les répercussions sur l’environnement global : le sol, l’air, l’eau et le climat.
En 2017, la Chambre régionale d’agriculture a réalisé une mission Programme d’Adaptation au Changement climatique dans les Territoires de Bourgogne Franche-Comté (Pacte) financée par l’Ademe.
La mission avait pour enjeux de mobiliser les agriculteurs et autres acteurs des territoires sur le sujet en complémentarité avec les filières et les organismes de recherche.
Les résultats de cette mission ont permis d’ouvrir vers un véritable projet structurant en matière d’accompagnement et de conseil pour les Chambres d’agriculture de Bourgogne Franche-Comté. La construction d’un pôle régional de ressources ainsi que d’un Observatoire Régional de l’Agriculture et du Changement Climatique (Oracle) permettra de comprendre comment le changement climatique se manifeste à l’échelle régionale et d’analyser le lien avec l’évolution des systèmes agricoles. Cet outil sera utilisé en complément d’un outil de projection ClimA XXI (disponible dans toutes les chambres départementales d’agriculture) qui permet de faciliter la perception du changement climatique en simulant le climat pour les décennies à venir, à l’échelle locale.
L’agriculture face aux enjeux du changement climatique était le fil rouge de la conférence régionale agricole qui s’est tenue le 13 juin sous la Présidence de Marie-Guite Dufay. La Région fait de cette thématique une de ses priorités pour les prochaines années aux côtés de la Profession agricole.
L’accumulation de Gaz à Effet de Serre (GES) provoque également une modification des précipitations. Les cumuls annuels, stables dans un futur proche, devraient diminuer légèrement à long terme. La répartition annuelle des précipitations est plus aléatoire, accentuant la fréquence et l’intensité des sécheresses et la concentration des chutes de pluie. Les cycles précipitations / évaporation s’accélèrent.
La modification des précipitations, l’augmentation des températures moyennes, l’accroissement de la fréquence des évènements extrêmes interrogent sur la disponibilité des ressources en eau, son éventuel stockage et l’organisation de son partage. Les pratiques agricoles devront être adaptées. De nombreux exemples sont abordés dans le document de l’Observatoire Prospectif de l’Agriculture en Bourgogne Franche-Comté (OPA BFC).
Les climats futurs possibles en BFC
La poursuite du réchauffement au cours du XXIe siècle dans la région est une certitude, quel que soit le scénario d’émission de gaz à effet de serre. On pourrait constater une élévation des températures qui pourrait atteindre 4 °C à l’horizon 2071-2100 par rapport à la période 1976-2005 dans le scénario sans politique climatique (graphique 1).
La ville de Mâcon enregistre déjà une augmentation des températures moyennes annuelles de +1,3 ° par rapport à la référence de 1963 et comme dans toute la région une augmentation marquée surtout depuis les années quatre-vingt.
Les cumuls annuels de précipitations montrent des tendances à la hausse sur la période 1959-2009 en Bourgogne Franche-Comté. Cependant les projections présentent peu d’évolution des précipitations annuelles d’ici la fin du XXIe siècle quel que soit le scénario considéré. Cette absence de changement en moyenne annuelle masque cependant des contrastes saisonniers.
Les projections climatiques montrent une augmentation du nombre de journées chaudes avec des températures maximales supérieures ou égales à 25 °C. À l’horizon 2071-2100, cette augmentation serait de l’ordre de 17 à 18 jours par rapport à la période 1976-2005 selon le scénario avec une politique climatique visant à stabiliser les concentrations en CO2, et de 46 à 47 jours selon le scénario sans politique climatique.
Le risque de gel demeure
En parallèle à cet enjeu, les projections montrent une diminution du nombre de gelées. À l’horizon 2071-2100, cette diminution serait de l’ordre de 22 à 25 jours en plaine par rapport à la période 1976-2005 selon le scénario avec une politique climatique visant à stabiliser les concentrations en CO2, et de 36 à 40 jours selon le scénario sans politique climatique (graphique 2).
Attention toutefois, car même si le nombre de jours de gel diminue en moyenne, le risque gel ne disparaît pas. Ainsi un épisode de gel combiné à un avancement des stades phénologiques des végétaux (du fait de l’augmentation des températures moyennes) est désastreux pour les cultures.
Un assèchement des sols plus marqué
Enfin, un autre des impacts du changement climatique réside dans l’assèchement des sols qui sera de plus en plus marqué.
La comparaison du cycle annuel d’humidité du sol entre la période de référence climatique 1961-1990 et les horizons temporels proches (2021-2050) ou lointains (2071-2100) sur le XXIe siècle montre un assèchement important principalement en fin de siècle sur une période de 5 mois en moyenne en Bourgogne et 3 mois en Franche-Comté.
Ainsi, en moyenne, en termes d’impact potentiel sur la végétation et les cultures non irriguées, cette évolution se traduit par un allongement moyen de la période de sol sec de l’ordre de 1 à 4 mois tandis que la période humide se réduit dans les mêmes proportions.
Si l’agriculture contribue au changement climatique, sa spécificité doit être prise en compte
Les émissions de GES sont issues de cycles naturels et donc difficiles à maîtriser. L’agriculture et la forêt sont capables de stocker naturellement et durablement de grandes quantités de carbone et de produire des substituts renouvelables aux matériaux et énergies fossiles. Les solutions recherchées doivent prendre en compte la totalité des enjeux et les répercussions sur l’environnement global : le sol, l’air, l’eau et le climat.
En 2017, la Chambre régionale d’agriculture a réalisé une mission Programme d’Adaptation au Changement climatique dans les Territoires de Bourgogne Franche-Comté (Pacte) financée par l’Ademe.
La mission avait pour enjeux de mobiliser les agriculteurs et autres acteurs des territoires sur le sujet en complémentarité avec les filières et les organismes de recherche.
Les résultats de cette mission ont permis d’ouvrir vers un véritable projet structurant en matière d’accompagnement et de conseil pour les Chambres d’agriculture de Bourgogne Franche-Comté. La construction d’un pôle régional de ressources ainsi que d’un Observatoire Régional de l’Agriculture et du Changement Climatique (Oracle) permettra de comprendre comment le changement climatique se manifeste à l’échelle régionale et d’analyser le lien avec l’évolution des systèmes agricoles. Cet outil sera utilisé en complément d’un outil de projection ClimA XXI (disponible dans toutes les chambres départementales d’agriculture) qui permet de faciliter la perception du changement climatique en simulant le climat pour les décennies à venir, à l’échelle locale.
L’agriculture face aux enjeux du changement climatique était le fil rouge de la conférence régionale agricole qui s’est tenue le 13 juin sous la Présidence de Marie-Guite Dufay. La Région fait de cette thématique une de ses priorités pour les prochaines années aux côtés de la Profession agricole.
OPA BFC résultats 2018
Pour plus d’informations, vous pouvez vous reporter à la fiche « L’agriculture et la forêt au cœur du changement climatique », à retrouver dans le document OPA BFC 2019.
Document disponible sur le site de la Chambre régionale de Bourgogne Franche-Comté
www.bourgognefranchecomte.chambres-agriculture.fr/recherche-innovation/observatoire-prospectif-de-lagriculture/
Également disponible sur les sites de Cerfrance et du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.
Document disponible sur le site de la Chambre régionale de Bourgogne Franche-Comté
www.bourgognefranchecomte.chambres-agriculture.fr/recherche-innovation/observatoire-prospectif-de-lagriculture/
Également disponible sur les sites de Cerfrance et du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.