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Animaux de boucherie

Il a pris le pli

Pascal Poillot prépare la Fête du bœuf de Créancey, après un très joli prix l'an passé.

Par AG
Il a pris le pli
L'éleveur de la commune de Sussey présentera ces trois génisses le 18 avril.

Il a mis du temps pour se décider et aller en concours. Mais maintenant, il est lancé et il ne s'arrête plus ! « C'est vrai, j'y ai pris goût… Mais mieux vaut tard que jamais dirons-nous ! L'ambiance est à chaque fois très sympa, c'est très convivial et c'est avec grand plaisir que je prépare spécifiquement des bêtes, chose qui me freinait peut-être un peu à l'époque », confie Pascal Poillot, éleveur de 70 vaches charolaises à Chelsey, un hameau de Sussey entre Arnay-le-Duc et Saulieu. « Poussé » par plusieurs collègues, l'homme de 57 ans avait participé à sa toute première Fête du bœuf en 2022. La même année, il s'était même inscrit à la Fête du Charolais. Un autre « point » l'avait motivé à sortir en concours : en 2021, l'une de ses génisses avait atteint le poids plus que respectable de 729 kg à à peine quatre ans : « elle était assez exceptionnelle et aurait sans doute mérité d'être présentée. J'ai un peu regretté… Oui, cela a peut-être été un déclic pour moi pour aller en concours, même si j'avais déjà pris part une fois à l'ancien Bœuf de Pâques à Dijon, c'était en 2011 ! ».

Une belle plus-value

Le meilleur souvenir de Pascal Poillot, à ce jour, est sa sortie l'an passé à Créancey avec une génisse de 699 kg qui avait été sacrée meilleure cularde du concours : « alors là, c'était totalement inattendu pour moi… La veille au soir, en amenant les animaux sur place, plusieurs personnes m'avaient dit que j'allais gagner, mais je ne le croyais pas plus que ça, on se dit toujours qu'il y a mieux… Finalement non, cette édition m'avait réussi ». Ce grand prix d'excellence femelle avait été vendu 10,50 euros/kg à la SVA Jean Rozé : « en temps normal, je travaille avec Clavière viande. Je pense qu'en ferme, le tarif aurait été inférieur d'environ 2 euros/kg. La plus-value peut être intéressante en concours, surtout avec des grands prix. L'animal avait été débité à Bordeaux, c'est ma seule déception : il aurait été préférable que la viande reste dans notre région, mais c'est comme ça ».

Il repart

Cette belle expérience donne forcément envie de recommencer et, le 18 avril, Pascal Poillot sera à nouveau dans les allées du pôle agricole de Créancey. Cette fois-ci avec trois génisses, qui sont entrées depuis peu dans leur phase de finition : « il faut s'y prendre un an à l'avance pour préparer des animaux en concours. Pour la finition, c'est environ deux mois avant le jour J. Ces trois bêtes, un peu désaisonnées, auront à peine l'âge de la génisse primée en 2025, l'une d'elles a même carrément un an de moins. En ce qui concerne l'alimentation, elles n'ont pas de maïs car je n'en ai pas autant que l'an passé. J'avais peur d'en manquer : cela aurait été mal venu de changer la ration au tout dernier moment en cas de manque ! J'utilise en ce moment un aliment complet, très riche en matières grasses. Cela représente un surcoût par rapport aux autres bêtes mais cela peut valoir le coup, s'il y a une plaque au bout ».