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Conjoncture

Heureusement, il y a les vaches

Un exploitant en Côte-d'Or, gérant d'une entreprise de travaux agricoles, évoque les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Par AG
Heureusement, il y a les vaches
Comme tous ses homologues, Sébastien Ledoux s'inquiète de la hausse des coûts de production.

Lundi 23 mars, beaucoup de tracteurs de l'Auxois-Morvan évoluaient dans les blés pour assurer le deuxième apport d'azote. Nous décidons d'aller discuter quelques instants avec l'un de ces hommes (ou femmes) au volant. Nous tombons sur Sébastien Ledoux, agriculteur sur la commune d'Allerey, petit village entre Arnay-le-Duc, Liernais et Pouilly-en-Auxois. Nous évoquons d'emblée le plein de notre voiture, réalisé quelques minutes plus tôt au prix déprimant de 2,158 euros/litre. Qu'en est-il dans le monde agricole ? « Ne m'en parlez pas ! Dès l'annonce de la guerre au Moyen-Orient, à la radio au petit matin, j'ai tout de suite pensé aux répercussions que nous allions avoir avec, en ligne de mire, une forte hausse de nos coûts de production… », confie Sébastien Ledoux. Trois semaines après le début du conflit, celui-ci était encore très inquiet, à double titre : pour sa propre ferme et mais aussi pour l'ETA qu'il gère avec des travaux de broyage et surtout, les moisso...

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