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Formations

Direction la ferme

Julie Matrat, fille d'agriculteur à Châtillon-sur-Seine, suit son parcours à l'installation. Nous l'avons rencontrée à Bretenière.

Par AG
Direction la ferme
Julie Matrat enchaîne les formations dans le cadre de sa future installation.

À force de la croiser à l'entrée de la Maison de l'agriculture, nous avons fini par l'aborder. Non, Julie Matrat n'est pas salariée à la Chambre et ne travaille pas dans les locaux : cette jeune femme de 25 ans enchaîne tout simplement les formations à Bretenière, dans le cadre de sa future installation. « C'est vrai que je suis souvent ici en ce moment ! Je repars à Châtillon ce soir et je reviens dès demain matin ! », nous disait-elle la semaine dernière. Julie Matrat projette de s'installer sur la ferme familiale, idéalement en 2028. L'exploitation est aujourd'hui gérée par Éric Matrat, son père, et Éric Tilquin : « il n'y a que des grandes cultures pour le moment. Pour m'installer, j'ai l'idée de créer un nouvel atelier, avec l'arrivée de bovins ! ». Actuellement responsable du troupeau de vaches brunes du lycée La Barotte, Julie Matrat pourrait faire « un écart » et opter pour des Black angus : « j'ai très longtemps hésité… Oui, j'adore les vaches laitières, mais l'investissement pour se lancer dans le lait est plus important qu'en allaitant, notamment avec les équipements de traite, toujours onéreux… En vaches laitières, il y a aussi les astreintes quotidiennes, qui pourraient peser sur le long terme. Ce sont les deux raisons pour lesquelles aujourd'hui, je penche vers un atelier de vaches Black angus. Et il y en aurait une soixantaine ».

Là pour apprendre

La toute première démarche de la Côte-d'orienne a été de se rapprocher de la Chambre d'agriculture, avec de premiers contacts avec des conseillers : « je leur ai exposé mon projet, des rencontres se sont enchaînées et des dossiers ont été remplis. J'ai calé plusieurs dates pour les formations. Celle de ce jour est intitulée « Devenir chef d'exploitation », elle dure quatre jours, il s'agit de l'ancien stage 21 heures, qui dure désormais 28 heures. En plus d'être riche en enseignements, cette formation nous ouvre les portes de la Dotation Jeune Agriculteur lors de l'installation ». Julie Matrat a rencontré plusieurs partenaires du monde agricole à cette occasion : « le Crédit Agricole, la MSA, Groupama, la Safer et la DDT sont venus échanger avec les stagiaires… Chacun a exposé ses services et ses missions. Nous avons posé des questions propres à nos futures exploitations, nous y voyons tous beaucoup plus clair ! Cette formation nous a aussi permis d'étudier les aspects juridiques et fiscaux de l'installation, et plein d'autres points réglementaires. C'était intense ! ». Julie Matrat a fait le choix de suivre d'autres formations, dont l'une se dédie au chiffrage du projet : « elle n'était pas obligatoire mais j'ai besoin d'approfondir mes connaissances dans tout ce qui touche à la gestion et à la comptabilité, c'est très important à mes yeux ». Une autre formation est programmée beaucoup plus tard dans l'année : « elle parlera du règlement intérieur des sociétés. Là aussi, j'ai beaucoup à apprendre. Nous sommes là pour ça ».