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Un moment clé de l'€™année fourragère

Gros plan sur la mise à l'herbe

Période importante pour la réussite de son année fourragère, la mise à l'€™herbe doit être bien gérée au plan technique afin d'€™éviter les risques sanitaires et économiques. Les bonnes pratiques rejoignent là quelques règles de bon sens.
Par D'€™après réseaux d'€™élevage
Gros plan sur la mise à l'herbe
La mise à l'herbe des animaux est une période essentielle pour la réussite de la saison fourragère.
L'€™herbe sur pied est certainement l'€™aliment le mieux adapté et le plus économique pour nourrir les bovins allaitants. Au printemps l'€™herbe seule et bien gérée peut permettre des croissances quotidiennes de plus de 1000 g. Cependant l'€™exploitation des surfaces en herbe requiert un véritable savoir-faire: souvent délaissées, les prairies permanentes doivent également être considérées comme une véritable culture. Des règles générales s'€™imposent, mais des adaptations sont nécessaires chaque année en fonction des conditions climatiques.

[INTER]«Lâcher» sans trop attendre[inter]
Les réseaux d'€™élevage insistent particulièrement sur quelques étapes essentielles au moment du lâcher des animaux. Car en dehors des conséquences sanitaires qui peuvent être dommageables, il s'€™agit aussi de réussir la saison de pâturage à venir, ce qui suppose:
- de ne pas gaspiller l'€™herbe au moment de sa plus forte croissance,
- de ne pas se retrouver à court en été,
- de constituer suffisamment de stocks pour l'€™hiver suivant.
- de maintenir la qualité des prairies.
Les premiers facteurs à prendre en compte sont la portance des sols et de la pousse de l'€™herbe. Une mise à l'€™herbe précoce permet de ne pas se laisser déborder par l'€™explosion de la pousse au début du mois de mai. Un lâcher trop tardif peu engendrer du gaspillage par piétinement, des refus dès la mi-mai et au final un manque d'€™herbe juste avant l'€™été.
Tôt dans la saison, ce sont les génisses et les bœufs qui supporteront le mieux une mise à l'€™herbe précoce, dès la mi-mars. Progressivement, les autres catégories de bovins sortiront à leur tour, en respectant également une bonne transition alimentaire sur deux à trois semaines, avec un apport complémentaire de foin fibreux et de minéraux. Ces précautions assureront aux animaux de profiter au mieux de la forte pousse du mois de mai.

[INTER]Bien ajuster le chargement[inter]
Les réseaux d'€™élevage ont démontré que sur des prairies à bon potentiel, l'€™autonomie fourragère est atteinte tant que le chargement ne dépasse pas les 1,3 UGB/ha d'€™herbe. Le chargement au printemps représente un critère très important, car le niveau des stocks fourragers en dépend. En fonction du niveau d'€™intensification
les réseaux d'€™élevages estiment qu'€™il faut 2,5 à 3,5 couples mère/veau/ha. Au delà, la constitution des stocks s'€™en trouvera limitée. L'€™objectif a atteindre étant de faucher 50% de la surface en herbe en première coupe. Dans le cas d'€™un chargement élevé, les exploitations devront prévoir des fauches précoces, en mai afin de redonner rapidement des repousses de qualité aux animaux. En fonction du temps cela supposera de recourir à l'€™ensilage ou à l'€™enrubannage.
Moment important de l'€™année fourragère, la mise à l'€™herbe doit être réfléchie à l'€™avance en prenant en compte les contraintes de parcellaires, les possibilités d'€™abreuvement, les chargements... Tout en étant prêt à réaliser des ajustements en fonction des conditions climatiques de l'€™année.