GFA du Champ des agneaux, Vaux d'Amognes
Aujourd'hui, Apolline Dubois-Sirugue, installée en 2022, est à la tête du GFA du Champ des agneaux avec Simon Aubry, installé en 2025. Mais, lors de son installation, elle était seule, et pointe : « Le bâtiment qui accueille le cheptel était uniquement céréalier. J'ai donc effectué des travaux pour apporter le réseau d'eau et fait des aménagements à l'intérieur pour les abreuvoirs notamment ». Au total, pour les aménagements en eau, avec compteur, augets et tuyauterie représente un coût de 6 512 euros, qui furent subventionnés par environ 3 582 euros de PCAE. Désormais, le bâtiment compte un abreuvoir pour 15 brebis en format bol poussoir : « C'est assez bien car cela ne se salit pas trop par rapport à de grands bacs et, surtout, c'est nettement plus simple à nettoyer ». En plus de ce point, elle explique : « La première année d'installation, j'utilisais ces grands bacs, mais après être passé en petit bol, j'ai vu une nette différence positive au niveau de la production de lait... Il y a donc une incidence directe entre eau et production ». Même si ses brebis sont abreuvées par l'eau du réseau, elles ne sont pas exemptes d'un problème apparu ces dernières années : « Il y a eu des coupures totales il y a deux ans. Suite à cela, il m'a semblé indispensable de réaliser un forage afin de devenir autonome – à l'image de la gestion globale de l'exploitation. En effet, je ne peux pas imaginer que mes animaux restent deux à trois jours sans eau. À mon sens, ces coupures sont la conséquence d'un manque de considération de tout un chacun en amont. De ce fait, il est temps de repenser les systèmes : est-ce pertinent de se doucher ou d'arroser son jardin avec de l'eau potable ? ». Avec une mise en service du forage espérée pour cette année, elle en attend beaucoup : « Outre l'alimentation du bâtiment, j'espère que cela me permettra de mettre en place un véritable point d'eau dans les prés qui fait défaut et qui me force à mettre des tonnes à eau ; solution peu idéale ». Toujours pour la consommation d'eau, elle met en avant un autre projet : « Pour le moment le bâtiment, des brebis sert également au stockage de grains, puisque je suis également céréalière. Je suis en train de préparer la construction d'un nouveau bâtiment, avec récupération des eaux de pluie afin de les utiliser dans le pulvé, dans l'optique de réduire un peu ma consommation d'eau du réseau ». Elle conclut : « L'eau c'est la vie, donc il faut y faire attention »...