Environnement
Gaz à effet de serre : Ah la vache !
Sur le stand de l’Inra lors du dernier salon de l’agriculture on pouvait voir ce curieux harnachement permettant d’évaluer la quantité de méthane entérique produit par une vache.
On s’est beaucoup gaussé des vaches qui rotent dans les champs, mais pour l’Inra le sujet est pris très au sérieux et une unité de recherche de Clermont-Ferrand, dirigée par Michel Doreau, s’y intéresse tout particulièrement. Sur le salon de l’agriculture on pouvait ainsi voir une vache (presque) grandeur nature, équipée d’un ensemble d’appareils de mesures destinés à quantifier le méthane entérique produit. Au-delà de la mesure, il s’agit aussi de déterminer comment le méthane est produit et à partir des informations recueillies, de trouver des solutions en testant des mélanges de fourrages et d’additifs divers.
L’unité spécialisée de l’Inra Clermont-Ferrand mène ses recherches en partenariat avec des consortium industriels, seule possibilité de s’investir sur le long terme dans ce type de recherche étroitement lié à la nature et à la qualité de l’alimentation animale. Si l’intérêt environnemental de diminuer la production de méthane est évident, la jeune ingénieure qui présentait le dispositif au grand public sur le SIA, a beaucoup insisté sur la nécessité de considérer également les services écosystémiques, sociaux et économiques rendus par l’élevage en zone herbagère. Une vache laitière produit en moyenne 500 à 600l de méthane par jour, mais le vrai bilan environnemental doit s’effectuer à l’échelle de la ferme.
Des solutions ont déjà pu être trouvées pour limiter les émissions de méthane. Ainsi, un régime alimentaire intégrant du lin permet de réduire de 20% la quantité de méthane émis par vache et c’est valable aussi pour les ovins et les porcs.
L’unité spécialisée de l’Inra Clermont-Ferrand mène ses recherches en partenariat avec des consortium industriels, seule possibilité de s’investir sur le long terme dans ce type de recherche étroitement lié à la nature et à la qualité de l’alimentation animale. Si l’intérêt environnemental de diminuer la production de méthane est évident, la jeune ingénieure qui présentait le dispositif au grand public sur le SIA, a beaucoup insisté sur la nécessité de considérer également les services écosystémiques, sociaux et économiques rendus par l’élevage en zone herbagère. Une vache laitière produit en moyenne 500 à 600l de méthane par jour, mais le vrai bilan environnemental doit s’effectuer à l’échelle de la ferme.
Des solutions ont déjà pu être trouvées pour limiter les émissions de méthane. Ainsi, un régime alimentaire intégrant du lin permet de réduire de 20% la quantité de méthane émis par vache et c’est valable aussi pour les ovins et les porcs.
Effet de serre
Le méthane est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2. Il fait partie des gaz que les Etats signataires du protocole onusien de lutte contre le réchauffement climatique se sont engagés à réduire. Ces tonnes non émises peuvent donc être échangées sur le marché du carbone, mais les sommes en jeu restent peu incitatives. Les recherches et les solutions de réduction des émissions de méthane entérique s’intéressent à la voie alimentaire, avec des objectifs de réduction des coûts pour les éleveurs et de bénéfice santé pour le consommateur.