« Fidéliser nos salariés »
Depuis le début de l'année, le Service de Remplacement organise des réunions pour aller au plus près de ses adhérents et prendre en compte leurs retours.
C'est à la MFR de Villevallier que nous retrouvons Anne Antoine, directrice du Service de Remplacement, Morgane Guiset, animatrice et Angélique Roy, présidente. Les trois femmes sont rodées après avoir déjà rencontré les adhérents du Tonnerrois et de l'Avallonnais. « Nous avons eu des échanges constructifs concernant les salariés et les remplacements qui ont eu lieu au cours des années précédentes », confie Morgane Guiset. « Notre objectif c'est d'aller à la rencontre de nos adhérents et de potentiels futurs adhérents pour leur présenter plus en détail l'association », ajoute-t-elle en accueillant les participants. Parmi eux, Jean-Claude Viollet, éleveur de chevaux, témoigne du « manque de main-d’œuvre dont fait preuve ma profession. Je n'ai encore jamais fait appel au service et j'aimerais en savoir plus ». À ses côtés Julie Gionnet a déjà fait appel au SR « pour ses deux congés maternité » et témoigne du bénéfice que cela lui a apporté malgré la difficulté pour elle « de ne pas aller sur sa propre exploitation pendant de longs mois ». Jean-Baptiste Tribut, éleveur de volailles sourit et ajoute l'avoir aussi utilisé dans le cadre d'un « congé paternité ».
Former des groupes
Le Service de Remplacement compte près de 142 adhérents, dont 122 utilisateurs au cours de l'année 2025. « Nous nous sommes rendu compte qu'au sein de la Puisaye, un groupe d'agriculteurs s'était formé afin que nos salariés puissent rester. Cela a donc pérennisé leurs postes. Malheureusement, nous constatons que nous avons du mal à garder nos salariés compétents dans l'Avallonnais, le Tonnerrois et le Sénonais. Nous encourageons donc les agriculteurs de ces secteurs à créer des groupes », alerte-t-elle. Face à ces dires, les agriculteurs témoignent le fait « qu'avec la conjoncture économique, on ne s'en sert souvent que lorsque nous en avons vraiment besoin. Mais en même temps, c'est un soutien énorme ». Le projet d'un groupement d'agriculteurs fait réfléchir nombre d'entre eux, comme Jean-Claude Viollet. « Ce serait intéressant, cela permettrait d'avoir un salarié qui tient la route et qui connaît bien les fermes du secteur », exprime-t-il. Tandis que Jean-Baptiste Tribut, confie que « j'ai conscience que c'est difficile de trouver des personnes qualifiées. Si on est plusieurs à l'employer, ça peut être rassurant ». Face aux sourires des agriculteurs, Angélique Roy poursuit avec franchise que « malheureusement, cela ne peut pas enlever le fait que certains de nos bons salariés s'installent par la suite… ». Avant de conclure, Angélique Roy remercie les personnes présentes. « C'est important pour nous d'avoir des retours constructifs de nos adhérents pour connaître aussi les qualités et les défauts de chacun de nos salariés et les positionner sur les fermes où ils pourraient être le plus à leurs aises ». Dès la sortie de cette réunion, Angélique Roy et Anne Antoine reprennent la route pour la Puisaye, la dernière réunion. L'occasion de faire le point avec tous les adhérents avant l'Assemblée Générale, le 28 avril prochain.