Interrogations sur l'avenir
Les JA de la Nièvre tiendront leur assemblée générale le 10 avril à Saint-Benin-d'Azy, l'occasion de débattre du futur de la filière ovine nivernaise…
Après avoir consacré la précédente assemblée générale à la question de la prédation, les JA de la Nièvre ont choisi pour cette année de mettre à l’honneur la filière ovine nivernaise, avec une table ronde autour ayant pour thème : « Comment garantir la filière ovine nivernaise malgré la prédation, les fluctuations des marchés et les risques sanitaires ? ». Elle se déroulera le 10 avril à la salle des fêtes de Saint-Benin-d’Azy à partir de 14 h 45.
Afin de comprendre ce choix, Simon Gauche, président des JA 58, détaille : « la filière ovine est une filière d’actualité, avec plus de 35 000 ovins dans le département, ce qui fait de la Nièvre le deuxième département ayant le plus d’ovins en Bourgogne Franche Comté. C’est aussi un véritable levier de diversification, que l’on retrouve dans de nombreuses nouvelles installations. Elle permet aux exploitants de sécuriser leurs revenus lorsque l’une des productions traverse une période plus difficile ». `
Défis et perspectives
Pour rappel, la filière se redynamise totalement avec notamment la réactivation de la section ovine de la FNO. Au niveau départemental, Simon Gauche met en exergue : « la foire nationale des reproducteurs ovins de Decize confirme par ailleurs la place importante de l’élevage ovin dans le département ». Pour lui, la Nièvre dispose d’atouts indéniables pour cette filière : un environnement favorable grâce au bocage, aux vallées et aux ressources en eau, ainsi que des structures permettant de promouvoir le bien-être animal. Simon Gauche poursuit : « La France importe encore une part importante de viande ovine, preuve d’une demande soutenue. Il existe donc un véritable potentiel de développement. Aujourd’hui, 15 % des adhérents des JA de la Nièvre sont installés en production ovine, un chiffre révélateur de l’intérêt croissant pour cette filière. Dans un contexte de marchés mondiaux instables, il est bon de rappeler l’importance de produire ce que nous savons faire, sur nos territoires tout en espérant une stabilisation durable des cours pour la filière ovine ». Si les perspectives sont encourageantes, la filière doit néanmoins faire face à plusieurs difficultés. Sur le plan sanitaire, la FCO entraîne des surmortalités, des pertes économiques et une surcharge de travail pour les éleveurs. La prédation constitue également un frein important. En effet, en hausse depuis plusieurs années, celle-ci peut décourager les jeunes générations à s’engager dans l’élevage ovin. La valorisation de la laine, dont la commercialisation devient de plus en plus complexe, est aussi un enjeu à relever pour l'avenir. Ainsi, les moyens de protection et de l’autonomie des éleveurs seront donc au cœur des échanges de la table ronde organisée durant l'assemblée générale des JA de la Nièvre. La journée se clôturera par un apéritif dînatoire organisé par les JA du canton de Saint-Benin-d’Azy.
« La Der des Der » pour le président
L'assemblée générale du 10 avril marquera également la fin du mandat de Simon Gauche à la présidence des JA de la Nièvre. Après quatre années « longues et intenses » comme il le dit, il dresse un bilan positif. « Une équipe soudée, de nombreux projets menés à bien et surtout une augmentation de 65 % du nombre d’adhérents en deux ans et demi. Mais, je n'ai pas été seul à l'origine de cette réussite, car sans réseau dynamique, pas de bureau ! Dans tous les cas, cette expérience a été pour moi extraordinaire à bien des titres ». S’il quitte la présidence, il ne s’éloigne pas pour autant des Jeunes Agriculteurs et restera impliqué au sein du bureau afin d’assurer la continuité avec la nouvelle équipe. Le président sortant tient à remercier l’ensemble des adhérents JA, des administrateurs, des partenaires ainsi que l’animatrice pour leur engagement et le temps consacré aux JA de la Nièvre. Une page se tourne, mais la dynamique engagée semble bien installée.