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Faune sauvage

Les chauves-souris, ces inconnues si proches

À Chevigny-Saint-Sauveur, près de Dijon, l'association « Un enfant peut sauver un arbre » et des étudiants en biologie du Groupe naturaliste universitaire de Bourgogne de la faculté de Dijon se sont livrés à une observation détaillée de chauves-souris installées dans un « village » depuis dix ans.

Par Berty Robert
Les chauves-souris, ces inconnues si proches
Bénévoles de l'association « Un enfant peut sauver un arbre » et étudiants de l'université de Bourgogne oeuvrent ensemble à l'observation des chauves-souris.

Les chauves-souris sont parmi nous, et on ne le sait pas toujours. Mieux connaître ces petits animaux, c'était en partie l'objectif que s'étaient fixés des bénévoles de l'association « Un enfant peut sauver un arbre » qui œuvre pour la préservation de la faune et de la flore, et des étudiants du Groupe naturaliste universitaire de Bourgogne (GNUB) de la faculté de Dijon, lors d'une séance observation organisée récemment à Chevigny-Saint-Sauveur, en périphérie de Dijon. Il se trouve que, depuis dix ans, existe en ce lieu un véritable « village » permettant aux Chiroptères de s'abriter et de se reproduire en toute tranquillité. Lors de cette observation, les étudiants ont découvert des noctules de Leisler dans deux pouponnières différentes. Ces chauves-souris se nourrissent de chenilles processionnaires et de frelons asiatiques, elles agissent donc comme un véritable insecticide naturel. Il est important de les protéger et c'est en partie la mission que s'est fixée l'association « Un enfant peut sauver un arbre », présidée par Annick Mathieu. Lors de cette observation, une équipe de France 3 Bourgogne était présente. Le reportage réalisé à cette occasion sera diffusé prochainement dans l'émission « ça se passe ici ». « C'est un coup de projecteur bienvenu pour faire découvrir nos actions de protection et de sauvegarde des chiroptères qui ont élu domicile au village à chauves-souris » explique Annick Mathieu. Ces observations permettent aux étudiants de faire remonter des informations précieuses à la Société d'histoire naturelle d'Autun, en Saône-et-Loire, qui les centralise et tient ainsi à jour le recensement de ces animaux sur un territoire donné. C'est aussi le moyen d'étudier au plus près leur comportement.

Les chauves-souris, ces inconnues si proches