« Les costumes habillent le corps et l'esprit »
À partir de juillet, le spectacle historique « La Fresque 2026 » revient à Sens pour de nouvelles représentations. À cette période de l'année, de nombreux ateliers participatifs ont vu le jour, dont celui de Charlotte Zwobada, costumière et habilleuse du spectacle
Le 20 février dernier, Terres de Bourgogne s'est rendu dans les coulisses du spectacle de la Fresque 2026 prévu à Sens, prévu les 10, 11, 24 et 25 juillet et les 7, 8, 21 et 22 août prochains à partir de 21 h 30 dans la Cour du Palais Synodal à Sens. Direction l'espace culturel du Savignien à Sens, où une vingtaine de bénévoles travaillent sur les costumes, sous toutes leurs coutures. Sylvain Machac, producteur du spectacle, confie la volonté de la troupe de théâtre de reprendre « le texte sur la période d'âge d'or de Sens, le Moyen-Âge ». L'an passé, « de nombreuses personnes n'ont pas pu assister au spectacle, nous avons donc voulu réitérer l'expérience en proposant de nouvelles dates ». Pour autant, Sylvain Machac et sa troupe se félicitent « du succès important qu'ils ont pu rencontrer » et remercient « les bénévoles sans qui tout cela n'aurait pas été possible ». En se rendant dans la salle de couture, Sylvain Machac insiste sur « la qualité des tissus utilisés pour le spectacle ». « Charlotte Zwobada fait un énorme travail de recherche de tissu, de travail des matières premières à l'ancienne et de couture, ce qui, comme nous l'avons constaté l'an dernier, rend très réaliste », complimente-t-il, avant de laisser la parole à la costumière. Avec plus de 20 ans d'expérience en tant que costumière et habilleuse, Charlotte Zwobada, s'est implantée depuis plusieurs années sur Dixmont, en ouvrant son propre atelier de création de costumes : « Chabada ».
« Transformer un vêtement en costume »
Contactée par Didier Weill, la jeune femme a entrepris de longues recherches « en me plongeant dans des ouvrages d'époque me permettant de m'immerger au sein de cette époque et d'avoir une base pour mes costumes ». Ensuite, « se pose la question de savoir, ce que l'on veut rendre comme visuel. Il faut trouver un code couleur et déterminer les coupes et les maquettes pour chaque tenue », liste-t-elle. En collaboration avec Pierre Wisler, spécialiste des plantes naturelles, elle a travaillé d’arrache-pied sur « l'harmonie des couleurs naturelles par la teinture apportée par les plantes ». Après l'ouverture de l'atelier, les costumes sont essayés et ajustés aux mensurations des comédiens. « Nous souhaitons qu'il y ait une régularité en laissant des valeurs de couture plus importantes, permettant aux comédiens de se sentir à l'aise », ajoute-t-elle. Chloé, jeune retraitée a intégré l'équipe cette année. Elle confie l'inquiétude « du passage à la retraite » et se rassure en ayant intégré l'équipe : « nous avons tous un rôle à jouer, on se sent utile et on apprend des choses dans la joie et la bonne humeur ». Si tout se passe bien, le producteur du spectacle historique compte bien aller plus loin en proposant une nouvelle pièce, pour 2027, sur la Renaissance. Didier Weill, auteur et metteur en scène, a déjà commencé « à faire des recherches à base d'archives ». Tout comme le Moyen-Âge, la Renaissance s'inscrit comme un temps historique fort, où la ville a assisté à un « développement démographique important » et où la mécanisation s'est vue ressentir, notamment au sein du « secteur agricole ».