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FDSEA

Faire le point en local

Mercredi 28 janvier, c'est à Magny, auprès des éleveurs, que l'animateur de la FDSEA est venu tenir la réunion cantonale.

Par Charlotte Sauvignac
FDSEA
Les trois cantons d'Avallon, Quarré-les-tombes et Guillon se sont réunis, ce mercredi 28 janvier pour la réunion cantonale de la FDSEA.

C'est devant trois cantons, Avallon, Guillon et Quarré-les-Tombes, représentant une vingtaine d'éleveurs que Léandre Vocoret, animateur en productions animales et viticoles à la FDSEA de l'Yonne s'est retrouvé, ce mercredi 28 janvier. Suite aux récentes manifestations, Damien Brayotel, président de la FDSEA a souhaité ajouter quelques mots. « Face aux actualités chargées tant au niveau national qu'au niveau départemental, je viens auprès de mes adhérents pour avoir des retours », déclare-t-il. « Cela va être la première fois que notre balance alimentaire va être négative, sur les spiritueux, sur la viande ou encore les produits transformés. Notre production s'effondre et l'exportation augmente. Il faut donc changer les règles », manifeste-t-il avec l'image des dernières manifestations en tête. C'est autour de cafés, que les éleveurs écoutent attentivement l'animateur commencer par aborder le sujet « des panneaux photovoltaïques », où le syndicat est en partenariat avec CRAI Énergies, avec « lesquels il travaille depuis maintenant trois ans ». Cette collaboration est plutôt tournée « vers l'autoconsommation ». Face au sujet abordé, Martial Renault, expose la problématique « que le poste source est plein au sud du département, le prochain projet n'est prévu qu'à partir de 2032 ». Par la suite, c'est le sujet de la mesure M23 qui est abordé, définit comme « un bout d'enveloppe qui n'a pas été consommé par la Région ». Dans l'Yonne, « la mesure ciblait les élevages touchés par la FCO » interpelle Arnaud Guyard, avant d'ajouter que « les veaux mort-nés ne rentraient pas en compte » donc cela « a fait que le nombre d'élevages représenté a été drastiquement restreint ». Pour bon nombre d'entre eux, « ce sont sur nos parties céréales que nous avons reçu les aides ». Au total, on dénombre 43 dossiers acceptés en ce qui concerne le sanitaire et 367 dossiers acceptés pour la partie végétale.

Une palette de solutions

Suite aux discussions houleuses, la réunion se poursuit sur le sujet « des zones intermédiaires », considérée comme étant des zones « où le changement climatique impacte l'agriculture ». Pour beaucoup, « il faut simplifier et accompagner les exploitations. L'élevage est résilient pour nos sols. Il faut aussi que l'on travaille sur nos charges de mécanisation » et se posent de nombreuses questions : « Comment faciliter les projets ? ». Martial reprend la parole pour dépeindre la situation actuelle. « Nous devons intervenir sur nos terres, avec les produits phytosanitaires sur des périodes de plus en plus courtes, avec de moins en moins de main-d’œuvre et de plus grandes parcelles », décrit-il. Une solution est posée : « il faut changer le système d'exploitation actuel ». Pour la plupart de l'assemblée, c'est l'élevage qui est au cœur de leurs systèmes, « et si les cours actuels restent comme aujourd'hui, nous pouvons revoir les choses différemment, structurer différemment et embaucher ». Damien Brayotel ajoute que « malgré la diminution du nombre d'exploitations d'élevages, nous observons que de nombreux céréaliers se diversifient en montant des poulaillers, ou en installant des ateliers ovins ». Cependant, « nous avons certaines difficultés à installer des poulaillers, comme celui de Saint Brancher ». Les éleveurs s'expriment en disant que « si tu viens à peine de t'installer et que tu subis ce genre de rétention, cela peut être difficile de rester motivé ». Après une discussion enrichissante, il est temps pour Léandre Vocoret de procéder au renouvellement syndical. Pour Avallon, « le nouveau président est Damien Comaye » ; pour Guillon, « c'est au tour de Grégory Biais » et pour Quarré-les-Tombes, « Alexandre Châtelain est élu à l'unanimité ».