Morvan
Et si on s’inspirait du modèle comtois ?
Depuis l’an dernier, le Parc naturel régional du Morvan encourage la diversification et le déploiement de filières qualitatives et rémunératrices pour les exploitations du territoire. Le porc plein-air du Morvan n’est peut-être qu’un début.
Dans le Morvan, «le modèle agricole dominant qui consiste à produire de jeunes charolais destinés à l’export est en train d’atteindre ses limites», constate le Parc naturel régional. «Nous produisons une belle matière première, mais celle-ci est insuffisamment valorisée sur place, trop dépendante aux aléas des marchés mondiaux. Les exploitations sont plus difficilement transmissibles du fait de leur taille, et surtout elles dégagent de moins en moins de marges…»
Soucieux d’encourager la diversification des exploitations allaitantes de son territoire, le Parc naturel régional du Morvan accompagne le déploiement d’une nouvelle filière «Porc plein-air du Morvan». L’association Jambon du Morvan entend relancer une production de jambons secs haut de gamme élaborés à partir de viande produite localement. Un cahier des charges a été mis au point fixant les modalités d’élevage donnant droit à la marque «Porc plein-air du Morvan», en attendant l’émergence, un jour peut-être, d’une appellation d’origine.
15 porcs abattus à Autun chaque semaine
Huit élevages morvandiaux vont produire du «Porc plein-air du Morvan». Encadrée par le Parc, l’association Jambon du Morvan et le fournisseur d’aliment Philicot, la production a l’avantage d’être très sécurisée pour l’éleveur qui, dans un schéma de type intégré, garantissant la rémunération et le débouché, n’a pas de trésorerie à avancer.
Les tout premiers cochons issus de cette nouvelle filière ont été abattus à Autun en janvier et depuis, quinze porcs plein-air du Morvan arrivent à l’abattoir communautaire chaque semaine.
L’association Jambon du Morvan qui compte dans ses rangs quatre salaisonniers producteurs de Jambons du Morvan, rachète les jambons qu’elle transformera en jambons secs commercialisés en 2020. Quant aux autres morceaux (longes, viande fraîche…), ils sont valorisés auprès de la grande distribution et des bouchers sous la marque “Porc plein-air du Morvan”. C’est le chevillard de l’abattoir d’Autun Jean-Philippe Raze qui se charge de trouver des débouchés pour cette viande de porc haut de gamme. Les premiers morceaux sont d’ores et déjà commercialisés dans une boucherie de Quarré-les-Tombes (89), aux Halles bourguignonnes au Creusot, au magasin Leclerc d’Autun… Pour parfaire l’équilibre matière, la viande restante est transformée par l’entreprise «Les Terrines du Morvan» (58).
Soucieux d’encourager la diversification des exploitations allaitantes de son territoire, le Parc naturel régional du Morvan accompagne le déploiement d’une nouvelle filière «Porc plein-air du Morvan». L’association Jambon du Morvan entend relancer une production de jambons secs haut de gamme élaborés à partir de viande produite localement. Un cahier des charges a été mis au point fixant les modalités d’élevage donnant droit à la marque «Porc plein-air du Morvan», en attendant l’émergence, un jour peut-être, d’une appellation d’origine.
15 porcs abattus à Autun chaque semaine
Huit élevages morvandiaux vont produire du «Porc plein-air du Morvan». Encadrée par le Parc, l’association Jambon du Morvan et le fournisseur d’aliment Philicot, la production a l’avantage d’être très sécurisée pour l’éleveur qui, dans un schéma de type intégré, garantissant la rémunération et le débouché, n’a pas de trésorerie à avancer.
Les tout premiers cochons issus de cette nouvelle filière ont été abattus à Autun en janvier et depuis, quinze porcs plein-air du Morvan arrivent à l’abattoir communautaire chaque semaine.
L’association Jambon du Morvan qui compte dans ses rangs quatre salaisonniers producteurs de Jambons du Morvan, rachète les jambons qu’elle transformera en jambons secs commercialisés en 2020. Quant aux autres morceaux (longes, viande fraîche…), ils sont valorisés auprès de la grande distribution et des bouchers sous la marque “Porc plein-air du Morvan”. C’est le chevillard de l’abattoir d’Autun Jean-Philippe Raze qui se charge de trouver des débouchés pour cette viande de porc haut de gamme. Les premiers morceaux sont d’ores et déjà commercialisés dans une boucherie de Quarré-les-Tombes (89), aux Halles bourguignonnes au Creusot, au magasin Leclerc d’Autun… Pour parfaire l’équilibre matière, la viande restante est transformée par l’entreprise «Les Terrines du Morvan» (58).
Et pourquoi pas un fromage du Morvan ?
Dans la continuité de la démarche “Porc plein-air du Morvan”, le parc réfléchit d’ores et déjà à une production et une transformation laitière morvandelle, s’inscrivant «dans un souci de valorisation de l’herbe pour ce territoire de moyenne montagne» et s’inspirant des autres massifs (Jura, Vosges, Auvergne) «qui ont su jouer cette carte».
«Aujourd’hui, sur les 1 800 exploitations agricoles que compte le Morvan, on dénombre tout juste une trentaine d’élevages laitiers, toutes productions confondues (vache, brebis et chèvre)», indique-t-on. «Il existe déjà plusieurs AOC à cheval sur le territoire du Parc (Époisses pour les communes de Côte-d’Or et Charolais pour une dizaine de communes du sud Morvan) mais aucune appellation n’est spécifique au Morvan» pour l’heure.
Pour le Parc, un développement de cette filière représenterait un vrai défi. Pour ce faire, il compte sur la mobilisation d’éleveurs laitiers ou de porteurs de projet intéressés par une telle démarche. Une stagiaire ingénieure agronome a été recrutée.
Elle réalisera un état des lieux de la filière et de ses opportunités.
«Aujourd’hui, sur les 1 800 exploitations agricoles que compte le Morvan, on dénombre tout juste une trentaine d’élevages laitiers, toutes productions confondues (vache, brebis et chèvre)», indique-t-on. «Il existe déjà plusieurs AOC à cheval sur le territoire du Parc (Époisses pour les communes de Côte-d’Or et Charolais pour une dizaine de communes du sud Morvan) mais aucune appellation n’est spécifique au Morvan» pour l’heure.
Pour le Parc, un développement de cette filière représenterait un vrai défi. Pour ce faire, il compte sur la mobilisation d’éleveurs laitiers ou de porteurs de projet intéressés par une telle démarche. Une stagiaire ingénieure agronome a été recrutée.
Elle réalisera un état des lieux de la filière et de ses opportunités.