Dur, dur d'être un laitier
Quatre éleveurs de vaches laitières partagent leurs problématiques de cet été inédit.
Une canicule ne suffit pas ? En voici une deuxième. Vous en voulez encore ? Allez, une nouvelle cartouche. Mais combien de temps vont durer ces aléas climatiques ? Les éleveurs laitiers font partie des plus impactés et se le demandent chaque jour. Un petit coup de fil à cinq Côte-d'Oriens permet de l'illustrer. À Villy-en-Auxois chez le président des JA, Thomas Cotiby, toutes les vaches ont perdu 6 kg de lait/jour, en moyenne : « J'ai des Simmental, des Brunes et des Montbéliardes. Il n'y a aucune différence entre les races : leurs productions ont toutes chuté dans les mêmes proportions », décrit l'éleveur. L'alimentation n'est pas la moindre des problématiques : « aujourd'hui, il me manque 500 tonnes de fourrages pour pouvoir passer l'hiver. Mes maïs ne font qu'un mètre de haut et je me dirige vers une baisse de 75 % de récolte. Pour m'adapter, j'en ai acheté dans la plaine dijonnaise via le dispositif initié par la FDSEA. L'autre partie, je l'ai trouv&eacu...
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