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Reproducteurs charolais

Direct au national

Édouard Froidurot n'avait jamais participé au moindre concours de reproducteurs charolais. C'est chose faite depuis le 2 septembre avec le rendez-vous national des veaux au Marault.

Par AG
Direct au national
L'éleveur de Fontaines-en-Duesmois (21), de retour chez lui avec Abricot, deuxième de section à Nevers.

Il aurait pu se faire la main dans des concours moins relevés mais non : il est directement allé au national pour sa toute première participation ! « J'avais un veau pour l'occasion, je me suis dit pourquoi pas et je me suis lancé », indique Édouard Froidurot, nouveau venu dans le monde des reproducteurs charolais. Cet éleveur de 34 ans habite Fontaines-en-Duesmois et s'est intéressé à la reproduction à son arrivée sur la ferme familiale, il y a dix ans : « l'exploitation est surtout axée en grandes cultures mais historiquement, il y a toujours eu un atelier bovin. Quand je me suis installé, j'ai ressenti l'envie de m'investir dans la génétique afin de mieux valoriser le cheptel. Le troupeau de 65 vaches est inscrit au HBC depuis l'an passé, c'est une belle étape franchie ». Édouard Froidurot est passé à la vitesse supérieure ces dernières années en achetant plusieurs vaches pleines dans différents élevages en cessation d'activité, suite à des départs en retraite. Dont le Gaec Benas, à Dompierre-les-Ormes en Saône-et-Loire : « je remercie l'éleveur concerné de m'avoir confié, quelque part, une partie du travail de toute une vie ».

À renouveler

C'est d'ailleurs avec un veau d'automne dont la mère est issue de cet élevage du 71 que le Côte-d'orien a concouru à Nevers. Abricot, né en novembre 2025, s'est particulièrement illustré en se hissant à la deuxième place de sa section. Une belle ligne de dos et un carré de bassin très intéressant : l'animal a séduit le jury, au plus grand plaisir de son propriétaire : « ce fut une belle expérience pour moi, avec un très bel accueil des organisateurs et de l'Ajec 58. Même si le classement avait été moins bon, je n'aurais gardé que du positif de cette sortie ». Le gérant de la SCEA des prairies se réjouit de l'ambiance sur place le jour J : « le côté relationnel était sympa entre éleveurs. On se retrouve aux côtés de grands fidèles de ce type d'évènements. En revanche, une fois sur le ring, on se sent bien seul, mais c'est le jeu. Je suis là pour apprendre, un concours c'est tout un art ! ». L'éleveur compte bien poursuivre sur sa lancée et prend déjà rendez-vous pour les concours locaux de cet automne, tel que celui de Semur-en-Auxois, prévu courant novembre : « il est important, quand on se lance dans une telle activité, de se comparer aux autres pour se situer et progresser, tout en se faisant connaître. Je présenterai ce même veau, il sera peut-être accompagné d'autres bovins. Au total, 4 mâles ont été détournés : Abricot donc, Apollon qui est un gène sans cornes, Balkan, un veau de printemps et Anibal, qui vient d’être retenu par la station charolaise de Créancey. Cette sélection est également une première pour mon élevage ».