Diversification
Du fromage made in Morvan en projet
Après la mise en place de la marque «Porc plein-air du Morvan», le Parc Naturel Régional du Morvan réfléchit au développement d’un nouveau fromage. Il faut pour cela relancer la filière lait au sein du Parc.
C’est un projet né il y a trois ans : relancer une filière laitière pour réaliser de la transformation fromagère. «L’idée est d’imaginer un fromage à pâte pressée. C’est un marché en croissance car c’est un produit qui s’exporte bien en raison notamment de sa bonne conservation» précise Sylvain Mathieu, président du Parc Régional du Morvan (PNRM). Un état des lieux a été dressé sur ce sujet le 21 mars dernier. 27 producteurs ont été interrogés. Une grande majorité des éleveurs laitiers sont concentrés dans le sud du Parc. L’effectif des cheptels est de 17 exploitations caprines, 7 bovines et 2 ovines. L’état des lieux fait ressortir également trois races prédominantes : la chèvre Alpine, la vache Montbéliarde, la brebis Lacaune. Enfin dernier enseignement de ce tour d’horizon de la filière lait c’est l’orientation des exploitations. 10 sur 27 sont certifiés en Agriculture Biologique et 6 sont labellisées Marque Parc. De manière générale, les éleveurs interrogés ont exprimé le souhait «d’être et de rester acteur de leurs produits et ne pas perdre la valeur au profit de groupes industriels». Le principe de la fruitière a donc été retenu.
Une feuille de route ambitieuse
Pour réaliser ce projet, le parc va s’appuyer sur ce qui existe déjà. «Plusieurs axes de travail ont été établis. Premièrement, s’appuyer sur toutes les communes de Côtes d’Or qui sont dans le Parc du Morvan sous l’AOP Époisses. Nous recherchons la manière avec laquelle nous pourrions les intégrer sous une appellation PNRM. Ensuite le deuxième axe se trouve dans la filière bovins-lait où l’idée est de créer une tomme du Morvan et une tomme de chèvre. Pour ces deux produits, nous voulons nous inspirer du modèle du Comté» précise Sylvain Mathieu.
Ce projet tient à cœur au président du Parc très soucieux de l’attractivité du territoire.
«J’ai constaté que les régions qui ont en leur sein des signes de qualité vivent beaucoup mieux. Je pense de toute manière que le système d’élevage actuel est arrivé à son terme. Dans le Morvan, la déprise foncière devient un sujet majeur et certaines exploitations sont à l’abandon et certaines parcelles sont laissées en friche. Mon inquiétude c’est d’avoir des investisseurs qui reprennent des fermes pour y planter du Douglas. Je veux donc par l’intermédiaire de ces projets de diversification, maintenir une agriculture vivante avec des paysages ouverts. Car il ne faut pas oublier qu’il y a derrière un enjeu touristique important» explique Sylvain Mathieu. Pour l’heure, même si ce projet de fromage morvandiau n’est pas encore palpable, il semble susciter l’intérêt des éleveurs bovins.
Pour en savoir plus, contacter Alexis Trimoulinard au 03 86 78 79 24 ou alexis.trimoulinard@parcdumorvan.org
Une feuille de route ambitieuse
Pour réaliser ce projet, le parc va s’appuyer sur ce qui existe déjà. «Plusieurs axes de travail ont été établis. Premièrement, s’appuyer sur toutes les communes de Côtes d’Or qui sont dans le Parc du Morvan sous l’AOP Époisses. Nous recherchons la manière avec laquelle nous pourrions les intégrer sous une appellation PNRM. Ensuite le deuxième axe se trouve dans la filière bovins-lait où l’idée est de créer une tomme du Morvan et une tomme de chèvre. Pour ces deux produits, nous voulons nous inspirer du modèle du Comté» précise Sylvain Mathieu.
Ce projet tient à cœur au président du Parc très soucieux de l’attractivité du territoire.
«J’ai constaté que les régions qui ont en leur sein des signes de qualité vivent beaucoup mieux. Je pense de toute manière que le système d’élevage actuel est arrivé à son terme. Dans le Morvan, la déprise foncière devient un sujet majeur et certaines exploitations sont à l’abandon et certaines parcelles sont laissées en friche. Mon inquiétude c’est d’avoir des investisseurs qui reprennent des fermes pour y planter du Douglas. Je veux donc par l’intermédiaire de ces projets de diversification, maintenir une agriculture vivante avec des paysages ouverts. Car il ne faut pas oublier qu’il y a derrière un enjeu touristique important» explique Sylvain Mathieu. Pour l’heure, même si ce projet de fromage morvandiau n’est pas encore palpable, il semble susciter l’intérêt des éleveurs bovins.
Pour en savoir plus, contacter Alexis Trimoulinard au 03 86 78 79 24 ou alexis.trimoulinard@parcdumorvan.org