Des évolutions dans la lutte contre le loup
Le 26 mars, à Nevers, le dernier Comité loup a fait le point sur des évolutions effectives depuis le 1er avril.
En lien avec les évolutions de la réglementation relative à la gestion de la prédation du loup entrées en vigueur le 1er avril, Fabienne Decottignies, Préfète de la Nièvre, a réuni les membres du Comité loup départemental afin de présenter les nouvelles règles qui visent à faciliter la défense des élevages tout en assurant le maintien de l’espèce en bon état de conversation. Ce comité a permis de rappeler le contexte de la prédation dans la Nièvre, département le plus durement touché de la région Bourgogne-Franche-Comté (BC) en 2025, et de présenter les nouvelles règles qui découlent de la mise en œuvre des arrêtés du 23 février et du décret du 24 février.
Les nouveautés :
- l’augmentation du taux de prélèvement annuel autorisé en France, passant de 19 % (192 loups) à 21 % (227 loups) avec une possibilité d’être porté à 23 % (248 loups) sur décision de la préfète coordinatrice du plan national Loup, préfète de la région Auvergne-Rhônes-Alpes ;
- la possibilité pour un éleveur (titulaire d’un permis de chasse valide ou qui fait appel à un tiers également titulaire du permis de chasse valide) de défendre son élevage, que ce dernier soit protégé ou non, en effectuant un tir de défense et selon un régime déclaratif ne nécessitant plus une autorisation préfectorale. Ce système déclaratif est valable pour les exploitations situées dans les communes classées en cercle 1 et 2, soit 251 communes du département. Pour les 58 communes restantes situées en cercle 3, un arrêté préfectoral reste nécessaire si la prédation à laquelle sont confrontés les éleveurs se poursuit après la mise en œuvre préalable de tirs d’effarouchement.
Au cours de cette réunion, la préfète a insisté sur la nécessité de poursuivre et d’intensifier la démarche de protection des troupeaux qui a pu être effectuée par plus d’une trentaine d’éleveurs nivernais en 2025, en bénéficiant de l’appel à projets relatif à la protection des élevages qui permet une aide jusqu’à 80 % pour l’acquisition d’un moyen de protection (clôtures électrifiées, chiens de protection). En effet, la protection reste la meilleure solution pour réduire le nombre d’attaques et devient une condition obligatoire pour que les éleveurs bénéficient de l’appui des lieutenants de louveterie ou de la brigade grands prédateurs de l’Office français de la biodiversité. Enfin, le régime d’indemnisation évolue et l’indemnisation des dommages cessera à partir de la troisième attaque si l’éleveur n’a pas protégé son élevage ou commencé à le faire.