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Productions végétales

De retour à Fromenteau

Quatre jours seulement après la fête départementale, le monde agricole avait une nouvelle fois rendez-vous à Fromenteau, cette fois-ci pour une rencontre « grandes cultures » proposée par Dijon Céréales.

Par AG
De retour à Fromenteau
Benoît Collardot, président de la coopérative, évoque les différents essais mais aussi l'état des cultures, à un mois du début des moissons.

« Vert l'Innovation », c'était le 21 mai. Cet événement organisé par Dijon Céréales a attiré de nombreux agriculteurs autour de thématiques diverses et variées comme les couverts végétaux, la fertilisation, la gestion des adventices ou encore les nouvelles variétés. « Nous avons présenté nos essais à nos adhérents. Ces travaux consistent à trouver des solutions pour produire autant voire plus, tout en préservant la qualité de nos cultures », indique Benoît Collardot, rencontré dans une des allées de la visite proposée. La recherche de variétés plus résistantes aux bioagresseurs est notamment au programme : « ce travail est continu et se fait sur la durée. De bons résultats nous permettront d'avoir des cultures tolérantes aux maladies et viroses apportées par les insectes. La génétique limitera ainsi l'utilisation de produits phytosanitaires ». De nouvelles techniques de travail étaient présentées à l'image d'un drone ayant réalisé du semis sous couvert : un procédé prometteur qui séduit de plus en plus d’agriculteurs et qui permet d’obtenir davantage de biomasse, pour un coût maîtrisé.

De l'inquiétude

Les moissons arrivent vite. Nous avons demandé un état des lieux départemental des cultures à Benoît Collardot, à certainement un mois des premières parcelles fauchées : « il y a tout d'abord de l'inquiétude par rapport aux journées très chaudes qui s'annoncent. Nous sommes aujourd'hui le 21 mai et nous partons vraisemblablement pour une dizaine de jours avec de fortes températures. Du stress hydrique et de l'échaudage sont à craindre, ce ne sont bien évidemment pas des conditions idéales ! Cela intervient après un mois d'avril très sec et très venteux qui a laissé des traces, notamment dans les cultures qui étaient en pleine montaison et qui avaient besoin d'eau, en particulier dans les terres superficielles. Là, je pense principalement aux céréales. Concernant le colza, cette culture a connu un certain nombre d'attaques d'insectes, notamment dans le Châtillonnais, alors que les trois dernières campagnes avaient été relativement calmes dans ce domaine. J'ai eu écho de certaines parcelles retournées. Ce même colza a souffert d'autre chose : de l'excès d'eau de novembre à février, surtout dans la plaine ».

Des cours insuffisants

Benoît Collardot ajoute un mot sur les prix : « bien qu'ils aient très légèrement augmenté, les cours restent malheureusement inférieurs à nos coûts de production… Nettement en deçà de ce dont nous aurions besoin pour couvrir nos charges et dégager des marges… Dans le même temps, les engrais et le carburant ne cessent d'augmenter, ce n'est vraiment pas évident. Nous sommes également inquiets pour la campagne 2026-2027. L'incertitude règne concernant le devenir de la guerre en Iran. Travailler dans l'incertitude, je pense qu'il va falloir s'y habituer ».

 

 

 

 

Un produit, Daniel !

Un produit, Daniel !
Daniel Bouiller nous a présenté une nouvelle gamme de locaux phytos.

Un village fournisseurs avec de nombreux exposants avait pris place au silo de Fromenteau. Nous avons fait un arrêt au stand agroéquipements de Dijon Céréales pour y rencontrer Daniel Bouiller, à qui nous avons demandé de nous présenter le produit de son choix. Le responsable a hésité entre la protection des cultures, des éléments de signalétique, des équipements de manutention ou encore d'abreuvement. Son choix s'est finalement porté sur le stockage de produits phytosanitaires, avec la présentation d'une nouvelle gamme de locaux : « C'est la première fois que nous les présentons ici. En même temps, c'est la première fois que nous en avons en stocks… Jusqu'à présent, nous passions commande quand un client en désirait un. Désormais, il est possible de les visiter et découvrir de près leurs différentes caractéristiques avant d'acheter », confie le chef produits. Ce dernier poursuit son descriptif : « ces éléments sont livrés avec des étagères, ils se destinent aussi bien aux agriculteurs qui ne sont pas encore équipés, qu'à ceux qui veulent se mettre aux normes. Nous avons trois locaux phytos aujourd'hui, le plus imposant fait 9 m2 mais il existe encore plus grand. Cela va sans dire, tout est aux normes pour tout ce qui concerne l'isolation, la rétention, la ventilation… Il est possible de les mettre où l'on veut, ils sont déplaçables. Nous pouvons les raccorder électriquement pour installer un radiateur et maintenir les produits à une température souhaitée en hiver ». Daniel Bouiller et son équipe présentaient une soixantaine de produits ce 21 mai. Le Côte-d'Orien rappelle que le catalogue de la maison dénombre près de 4 700 références, afin de répondre à toutes les demandes et tous les besoins du monde agricole.