Phytos
Coup d’envoi d’Écophyto 2
Le gouvernement a réuni cette semaine le premier comité de suivi et d’orientation pour la mise en place du plan Écophyto 2 + version actualisée du plan Écophyto 2. L’occasion de « réaffirmer » ses objectifs de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, après l’échec des derniers plans Écophyto.
Dans un communiqué conjoint du 10 avril, les ministères de la Santé, de la Transition écologique et de l’Agriculture ont annoncé le lancement officiel du « comité d’orientation stratégique et de suivi », composé d’acteurs agricoles et associatifs, destiné à contrôler l’application du plan de réduction de l’utilisation des produits phytos, Écophyto 2 + version actualisée du plan Écophyto 2, en place depuis 2015.
Le gouvernement en a profité pour réaffirmer les objectifs du plan Écophyto 2, à savoir la réduction de moitié de l’utilisation de produits phytos «d’ici 2025». L’exécutif appelle à «la mobilisation pleine et entière de l’ensemble des parties prenantes» pour atteindre ces objectifs.
Un «task force» menée par le préfet Bisch
Au sein de ce dispositif, le préfet Pierre-Étienne Bisch, coordinateur interministériel depuis décembre dernier, devrait prendre la tête d’une «task force*», regroupant des «acteurs publics et privés engagés en faveur de la réduction des usages de produits phytosanitaires». Tous les préfets de région seront d’ailleurs «mobilisés dans les territoires», ajoutent les ministères.
Le gouvernement a en outre rappelé son intention de «renforcer» les moyens alloués à la recherche, sur les questions de «l’agroécologie», le «biocontrôle», la «génétique» et la «prophylaxie». 30 millions d’euros seront débloqués, afin «d’identifier» ces voies alternatives.
Un «comité de suivi des filières», réunissant «l’ensemble des interprofessions végétales», et «entièrement consacré aux voies de progrès et engagement en matière d’usage des produits phytosanitaires» devrait également être mis en place, avec une première réunion dès «fin avril».
Une enquête sur le glyphosate
Concernant le glyphosate, l’exécutif souhaite sa sortie pour «une majorité d’usages» avant la fin 2020. Toutefois, le gouvernement veut mener une enquête d’ici l’été, auprès des agriculteurs, dans le but de «mieux connaître leurs pratiques de désherbage» et leur évolution, rappelant par ailleurs que les usages du désherbant pouvant être remplacés par des «alternatives» moins risquées devraient être «progressivement interdits».
L’utilisation des produits phytosanitaires continue d’augmenter en France, malgré les différents plans Écophyto mis en place ces dernières années. L’indice de référence Nodu, qui calcule le nombre de traitements moyens appliqués à l’échelle national a en effet crû de 12,4 % entre 2009 et 2016…
* Task Force : groupe de travail
Le gouvernement en a profité pour réaffirmer les objectifs du plan Écophyto 2, à savoir la réduction de moitié de l’utilisation de produits phytos «d’ici 2025». L’exécutif appelle à «la mobilisation pleine et entière de l’ensemble des parties prenantes» pour atteindre ces objectifs.
Un «task force» menée par le préfet Bisch
Au sein de ce dispositif, le préfet Pierre-Étienne Bisch, coordinateur interministériel depuis décembre dernier, devrait prendre la tête d’une «task force*», regroupant des «acteurs publics et privés engagés en faveur de la réduction des usages de produits phytosanitaires». Tous les préfets de région seront d’ailleurs «mobilisés dans les territoires», ajoutent les ministères.
Le gouvernement a en outre rappelé son intention de «renforcer» les moyens alloués à la recherche, sur les questions de «l’agroécologie», le «biocontrôle», la «génétique» et la «prophylaxie». 30 millions d’euros seront débloqués, afin «d’identifier» ces voies alternatives.
Un «comité de suivi des filières», réunissant «l’ensemble des interprofessions végétales», et «entièrement consacré aux voies de progrès et engagement en matière d’usage des produits phytosanitaires» devrait également être mis en place, avec une première réunion dès «fin avril».
Une enquête sur le glyphosate
Concernant le glyphosate, l’exécutif souhaite sa sortie pour «une majorité d’usages» avant la fin 2020. Toutefois, le gouvernement veut mener une enquête d’ici l’été, auprès des agriculteurs, dans le but de «mieux connaître leurs pratiques de désherbage» et leur évolution, rappelant par ailleurs que les usages du désherbant pouvant être remplacés par des «alternatives» moins risquées devraient être «progressivement interdits».
L’utilisation des produits phytosanitaires continue d’augmenter en France, malgré les différents plans Écophyto mis en place ces dernières années. L’indice de référence Nodu, qui calcule le nombre de traitements moyens appliqués à l’échelle national a en effet crû de 12,4 % entre 2009 et 2016…
* Task Force : groupe de travail
En 2017, la consommation de phytos a diminué de 2 % en tonnages
La consommation de produits phytosanitaires par les agriculteurs français a baissé, en quantité (tonnages), de 2 % en 2017 par rapport à 2016, a indiqué le ministère de l’Agriculture, le 10 avril, confirmant une information dévoilée par France Nature environnement (FNE). L’indicateur de référence Nodu (nombre de traitements «moyens» appliqués à l’échelle nationale), n’a toutefois pas encore été révélé. L’annonce a été faite en marge de la présentation d’une version actualisée du plan Écophyto 2 + devant des acteurs associatifs et agricoles. «Nous sommes loin du compte. C’est pour cette raison que nous mobilisons beaucoup plus de moyens dans le cadre d’Écophyto 2 +», indique déjà le ministère, dont l’objectif est d’atteindre une diminution de l’usage des phytos de -25 % d’ici 2020 et -50 % d’ici 2025. Réagissant à ces annonces, France Nature environnement (FNE) a qualifié l’objectif du gouvernement «d’intenable», malgré certaines «avancées», comme «l’augmentation de la redevance pour la pollution diffuse » et la « séparation vente/conseil de pesticides».