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Session du Conseil régional Bourgogne-Franche Comté

Ca roule et ça houle...

Première session d’installation du Conseil régional Bourgogne Franche-Comté le 21 janvier, dans la droite ligne de la précédente session d’installation. Plus technique que politique cette session a quand même permis à chacun de marquer son territoire.
Par Anne-Marie Klein
Ca roule et ça houle...
2280€ bruts pour un conseiller de base, l’indemnité des conseillers généraux augmente mécaniquement sous l’effet de la fusion des deux régions qui additionnent les nombres d’habitants.
Dans la ligne de la session d’installation, cette première session du Conseil régional, se voulait essentiellement technique, c’est à dire sans prise de parole officielle des groupes. Mais il fallait bien marquer son territoire et poser les limites de l’exercice.

C’est ce qu’a fait d’entrée de jeu François Sauvadet, au nom de l’Union de la droite, en demandant à Marie Guite Dufay d’en dire un peu plus sur sa rencontre avec le Premier ministre et en insistant sur la nécessité d’engager très vite des actions de relance pour le BTP et de soutien pour les filières bovines, secteurs particulièrement mis à mal et menacés d’asphyxie dans la région.

Ne pas confondre vitesse et précipitation
Dans sa réponse, Marie Guite Dufay a souligné que ces sujets avaient justement été abordés lors de son entretien avec le Premier ministre, auquel elle avait demandé d’accélérer les investissements prévus dans le cadre du contrat de plan Etat-Région, afin de contribuer à la relance de l’activité économique, notamment dans les secteurs des travaux publics. Certains chantiers routiers (RN 7 dans la Nièvre, RN 57 dans le Doubs), ferroviaires (Lyon/Paray le Monial) et fluviaux (Port de Bourgogne) sont directement visés par cette demande.
Cependant, la présidente de Région a aussi relevé «qu’il ne fallait pas confondre vitesse et précipitation», dans la définition d’actions qui demandent pour être efficaces «un tour d’horizon des huit départements» et «la construction d’éléments de méthode pour agir vite mais bien». Tout en précisant «nous reviendrons sur ces sujets lors des débats d’orientation budgétaire en mars». Les élus ont en effet deux mois maintenant pour préparer ce débat et entrer dans le vif des sujets à traiter et des actions à engager.
Le Front national a marqué sa présence en s’abstenant sur l’essentiel des votes engagés, sauf lors du vote de la nouvelle indemnités (en hausse) des conseillers régionaux. Cette indemnité augmente mécaniquement de 380 euros brut par mois, du fait de la fusion des deux régions qui porte le nombre d’habitants de BFC à près de 3 millions. L’Union de la droite a voté contre.
Le Front national a voté pour, tout en se prononçant pour une «baisse symbolique de 10%». La majorité du Conseil régional a voté pour la proposition de la présidente du Conseil régonal et l’augmentation a été actée. Un élu de base touchera donc 2280 € bruts mensuel, un membre de la commission permanente 2508€ bruts, un vice-président 3193€ bruts et la présidente 5512€ bruts. Le niveau de cette indemnité sera toutefois modulé en fonction du taux de présence des élus et un abattement sera appliqué en cas d’absence répétées.

Une nouvelle directrice générale des services
Les débats se sont à nouveau animés quand il s’est agit de nommer les représentants du Conseil régional au sein des organismes extérieurs (lycées, CFA, syndicats mixtes, CHU...). Marie-Guite Dufay a ouvert ces délégations aux élus du Front national, arguant que «les urnes ont voulu ce débat». L’initiative, comme les nominations au sein de ces délégations, ont été diversement appréciés par certains élus de l’Union de la droite.

Cette première session de l’assemblée régionale a procédé également à la nomination d’une directrice générale des services (DGS), Valérie Chatel, qui vient de Rhônes-Alpes où elle était directrice adjointe du pôle ressources humaines. Elle prendra ses fonctions mi-février.