Besoin d'un bon bélier ?
La vente annuelle de moutons charollais d'Arnay-le-Duc se déroule jeudi 12 février.
Vous sortez, le 12 ? L'Association des éleveurs de moutons Charollais de Côte-d'Or (AEMCCO) organise la 35e édition de sa vente de béliers au foirail d'Arnay-le-Duc. Environ 80 reproducteurs défileront sur le ring à partir de 14 heures. Les habitués connaissent le programme par cœur : le site ouvrira ses portes dès 11 heures pour du repérage ou une simple visite. Un repas sera proposé sur place sans inscription préalable avant d'attaquer les choses sérieuses ! Les béliers de ce millésime sont issus de sept exploitations : les Gaec Ferroux (Savilly), Gaudry (Marcheseuil), et Moulin de Jonchery (Diancey), les EARL (Coulmier-le-Sec) et du Champ de la Croix (Jouey) ainsi que Thierry et Adrien Maréchal (Viévy) et Quentin Caverot (Senailly). Une tonte commune a été réalisée début novembre et a permis d'apprécier un lot d'animaux très prometteur et homogène. Le catalogue de la vente est disponible via un lien posté sur la page Facebook « Association Éleveurs Moutons Charollais de Côte d’Or ». Un coup de fil ou un simple SMS envoyé aux organisateurs et ce lien vous sera également transmis (06 17 96 39 61 ou 06 89 40 12 66). Ce catalogue sera bien entendu distribué le jour J. L'AEMCCO accueillera de la meilleure des façons sa fidèle clientèle de particuliers et de groupements. Les « petits nouveaux » sont également les bienvenus. Le moral est plutôt au beau fixe avec des cours bien remontés depuis cet été, autour de 10 euros/kg : le marché des reproducteurs devrait suivre, avec une demande d'ores et déjà palpable.
Absents du salon
La race Mouton Charollais ne sera pas présente au Salon de l'agriculture. Comme l'organisme de sélection l'a indiqué dans un communiqué, cette absence à Paris est « un signal adressé au monde politique et aux instances décisionnelles, face à un sentiment de déconnexion croissante entre les politiques publiques et la réalité du terrain agricole ». Le communiqué rappelle que la race Mouton Charollais s’appuie majoritairement sur des exploitations de sélection mixtes ovins/bovins, directement concernées par l’ensemble des difficultés qui touchent aujourd’hui l’élevage français, qu’elles soient sanitaires, économiques ou réglementaires. « À ce titre, nos éleveurs sont pleinement impactés par les crises actuelles et solidaires des problématiques rencontrées par la filière bovine », souligne le Saône-et-loirien Denis Berland, président de la race, qui poursuit : « depuis plusieurs années, nous avons le sentiment que les responsables politiques viennent au Salon pour se montrer, communiquer, mais que les revendications du monde agricole ne sont ni entendues ni traduites en actes concrets ». Sont notamment cités dans le communiqué : les pertes liées à la FCO, la disponibilité des vaccins, la gestion de la MHE, la DNC, la prédation ou encore les accords de libre-échange. « Nous sommes pleinement conscients que l’absence d’une race ovine, à elle seule, ne suffira pas à faire évoluer les politiques publiques, mais il nous a semblé indispensable, cette année, d’exprimer clairement nos inquiétudes et nos revendications, fidèles à la réalité de nos exploitations et à notre responsabilité d’éleveurs », ajoute Denis Berland.