Anciens exploitants
Attachés au papier !
La MSA cherche à supprimer tous ses envois papier à ses ressortissants. Les anciens exploitants sont allés porter leur désaccord sur cette politique auprès des responsables de la caisse régionale.
Les présidents des quatre sections départementales des Anciens exploitants de Bourgogne ont rencontré les dirigeants de la caisse régionale de MSA. Cette rencontre faisait suite aux directives de la caisse centrale de MSA, adressées aux caisses régionales les enjoignant - dans un souci d’économie - de supprimer les courriers papier adressés à leurs ressortissants. Conduite par les quatre présidents des SDAE de Bourgogne, la délégation a été reçue par Dominique Bossong, président, Jean-Paul Baudin, 1er vice-président, et Jean Boissière, directeur, le 2 décembre à Dijon. Ces derniers ont expliqué, avec moult arguments, que cette suppression des courriers papier était inéluctable. Tous les organismes publics y sont soumis dans un souci d’économie, et les pouvoirs publics eux-mêmes pousseraient pour que cette suppression se mette en place au plus vite dans tous les secteurs.
Réticences…
Il nous a été expliqué qu’un envoi de courrier à tous les ressortissants de la caisse régionale représentait une dépense de 68 000 € et que les restrictions budgétaires exigées par la caisse centrale dans la gestion de chaque caisse régionale devenaient de plus en plus contraignantes.
«Chacun peut par contre consulter facilement son dossier personnel par internet, à tous moments, ou obtenir, au cas par cas, un document papier en s’adressant aux points d’accueil, en téléphonant ou en envoyant un courrier à la caisse», ont rappelé les élus de la MSA, ce à quoi nous n’avons pas manqué de rétorquer que, dans le public des retraités agricoles, plus de 80 % - pour diverses raisons - ne pratiquaient pas internet et qu’ils seraient réticents à aller demander à leurs enfants ou à leurs collègues de se charger pour eux de cette démarche.
Rassurants, mais…
Là encore, les responsables de la MSA se sont voulus rassurants en précisant qu’il n’y avait pas de calendrier précis pour la mise en place de cette directive, que les choses n’étaient pas figées, mais évoluaient en permanence, et qu’il ne serait pas possible d’instituer une dérogation pour les retraités, chaque tranche d’âge devant impérativement être traitée de la même façon…
En revanche, ils se sont dits favorables à des interventions ponctuelles auprès des adhérents des sections pour expliquer aux personnes intéressées, le cheminement à suivre sur leurs ordinateurs pour accéder à leur dossier. La caisse régionale pourrait également apporter son concours aux sections des Anciens pour l’organisation de sessions d’initiation à l’informatique, sous réserve pour celles-ci de réunir un - ou plusieurs - groupes d’une douzaine de personnes.
Un spécialiste informatique - dont le numéro de téléphone serait communiqué aux intéressés - serait désigné au sein du personnel et pourrait en permanence répondre aux demandes des opérateurs et les dépanner par téléphone. Une autre personne, formée spécialement aux problèmes des retraites, serait à la disposition des responsables des SDAE, permettant ainsi à ces responsables de centraliser les questions des adhérents avant de les faire remonter jusqu’à ce spécialiste.
Il nous serait également possible d’obtenir l’intervention d’un technicien de la caisse régionale pour venir lors des réunions d’anciens pour expliquer le fonctionnement de la caisse régionale et répondre aux questions des participants. S’il est vrai que cette rencontre ne nous a pas permis d’obtenir satisfaction sur la pérennisation des documents papier, elle nous a cependant confortés avec ces quelques propositions positives de nos interlocuteurs.
Réticences…
Il nous a été expliqué qu’un envoi de courrier à tous les ressortissants de la caisse régionale représentait une dépense de 68 000 € et que les restrictions budgétaires exigées par la caisse centrale dans la gestion de chaque caisse régionale devenaient de plus en plus contraignantes.
«Chacun peut par contre consulter facilement son dossier personnel par internet, à tous moments, ou obtenir, au cas par cas, un document papier en s’adressant aux points d’accueil, en téléphonant ou en envoyant un courrier à la caisse», ont rappelé les élus de la MSA, ce à quoi nous n’avons pas manqué de rétorquer que, dans le public des retraités agricoles, plus de 80 % - pour diverses raisons - ne pratiquaient pas internet et qu’ils seraient réticents à aller demander à leurs enfants ou à leurs collègues de se charger pour eux de cette démarche.
Rassurants, mais…
Là encore, les responsables de la MSA se sont voulus rassurants en précisant qu’il n’y avait pas de calendrier précis pour la mise en place de cette directive, que les choses n’étaient pas figées, mais évoluaient en permanence, et qu’il ne serait pas possible d’instituer une dérogation pour les retraités, chaque tranche d’âge devant impérativement être traitée de la même façon…
En revanche, ils se sont dits favorables à des interventions ponctuelles auprès des adhérents des sections pour expliquer aux personnes intéressées, le cheminement à suivre sur leurs ordinateurs pour accéder à leur dossier. La caisse régionale pourrait également apporter son concours aux sections des Anciens pour l’organisation de sessions d’initiation à l’informatique, sous réserve pour celles-ci de réunir un - ou plusieurs - groupes d’une douzaine de personnes.
Un spécialiste informatique - dont le numéro de téléphone serait communiqué aux intéressés - serait désigné au sein du personnel et pourrait en permanence répondre aux demandes des opérateurs et les dépanner par téléphone. Une autre personne, formée spécialement aux problèmes des retraites, serait à la disposition des responsables des SDAE, permettant ainsi à ces responsables de centraliser les questions des adhérents avant de les faire remonter jusqu’à ce spécialiste.
Il nous serait également possible d’obtenir l’intervention d’un technicien de la caisse régionale pour venir lors des réunions d’anciens pour expliquer le fonctionnement de la caisse régionale et répondre aux questions des participants. S’il est vrai que cette rencontre ne nous a pas permis d’obtenir satisfaction sur la pérennisation des documents papier, elle nous a cependant confortés avec ces quelques propositions positives de nos interlocuteurs.