Filière laitière Grand Est
Ajustements à la marge
La 4ème conférence de Bassin laitier du Grand Est, présidée par le nouveau Préfet coordonnateur, Nacer Meddah, a entériné les modalités d'attributions laitières pour la campagne 2012/2013. Les acteurs de la filière se sont également penchés sur les perspectives de production ouvertes par la fin des quotas laitiers, sans négliger le contexte du marché des produits laitiers.
[I]«L'Etat veille aux principes, mais c'est à l'interprofession que revient l'initiative de proposer les règles»[i] rappelle le Préfet coordonnateur Nacer Meddah, avant d'exprimer son satisfecit quant au fonctionnement de ce vaste et divers Bassin laitier du Grand Est. [I]«Restons humbles et modestes»[i] précise-t-il avant de confier l'animation de la conférence au directeur de la DRAAF de Lorraine, Michel Sinoir, également nouvellement en poste. Le fonctionnaire expérimenté exprime son souhait en matière de rythme et de méthode de fonctionnement de la conférence. Au moins deux conférences seront organisées par an. L'une pour la mise en place des règles et une autre, de bilan et d'observation de leurs effets. Chaque conférence sera précédée par un groupe de travail. Il s'agit finalement de formaliser le fonctionnement qui a permis de définir et mettre en œuvre les règles d'attributions laitières pour la campagne passée. Plus de 22 500 demandes ont conduit à attribuer, à titre gratuit, 92 millions de litres de lait.
[INTER]Les nouvelles règles[inter]
C'est toujours par la méthode que le directeur, Michel Sinoir, a proposé d'examiner les catégories d'attributions de nouvelles références laitières. Le contexte est plus tendu. La réserve est estimée entre 75 et 85 millions de litres. Daniel Perrin, représentant des producteurs du CIL Grand Est, exprime sa volonté de [I]«maintenir les règles et fonctionnements qui ont permis de travailler dans la sérénité»[i]. La stabilité offre de la lisibilité semble-t-il souligner. Ainsi, seuls quelques ajustements sont apportés aux règles existantes. Le département du Bas-Rhin ne sera plus dans le périmètre des zones à faible densité laitière. Toutefois, les jeunes en cours d'installations, pour cette campagne laitière, bénéficieront encore des compléments réservés à ces zones. Les modalités d'attribution aux aînés ne changent que très peu. Les volumes seront ajustés à la réserve, le versement minimum de 5 000 litres est supprimé et les salariés seront intégrés au calcul du nombre de part à partir de 0,5 équivalent temps plein. Enfin, la conférence élargit à l'ensemble des formes sociétaires les règles d'attribution suite au retrait d'un associé ; adopte le principe d'une attribution pour les agriculteurs en difficulté qui ont fait l'objet d'un prélèvement suite à une sous réalisation laitière ; retient, dans le cadre des TSST, une attribution de 75 000 litres, pour les zone à faible densité laitière.
[INTER]Sans angélisme[inter]
Deux invités ont enrichi les travaux de la conférence. Dominique Caillaud, chef de Projet du Réseaux bovins lait Est de l'Institut de l'Elevage, a présenté à l'assemblée les évolutions et perspectives de sortie des quotas dans les différents contextes laitiers du Bassin Grand Est. Il rappelle que le régime des quotas est une parenthèse de trente ans qui a interrompu l'élan de certaines régions. La diversité des zones et des systèmes de production du grand est ne facilite pas l'exercice. La concurrence des productions, dans les zones de polycultures, la dynamique laitière locale, la disponibilité en main d'œuvre, la problématique du prix et du volume sont autant d'éléments qui conditionneront le comportement des producteurs. Toutefois, la spécialisation des ateliers, l'intensification fourragère et les difficultés d'investissement bâtiment sont des évolutions pressenties. Rien ne pourra se faire sans la transformation semble-t-il conclure. Ce point a été développé par Benoît Rouyer, économiste au CNIEL. Il commence son propos en soulignant que [I]«l'Europe et la France laitières ont aujourd'hui une vision plus favorable de leur avenir»[i]. Et il précise que [I]«la cohérence des options stratégiques et la qualité du dialogue entre producteurs et transformateurs seront également déterminantes»[i]. Il brosse les éléments contextuels mondiaux, l'évolution de la richesse état par état, les équilibres production consommation, les coûts de production comparés entre les pays producteurs, la contraction des écarts de prix du lait, l'évolution de la population mondiale, l'intérêt naissant des investisseurs pour l'Europe et conclut, sans angélisme : [I]«La situation est donc a priori favorable pour l'Europe laitière»[i].
[INTER]Réflexions stratégiques[inter]
Les conférences de Bassin laitier sont également une occasion d'échanges et de réflexions, afin de proposer [I]«les meilleurs conditions d'adaptation de la filière au contexte économique»[i] rappelle le Préfet coordonnateur, Nacer Meddah. Ainsi, un ensemble de données statistiques, issu du dernier recensement agricole, est rapidement présenté aux membres de la conférence. Niveau de formation des producteurs, évolution des exploitations, du quota, âge et sexe des producteurs, ou encore le recours aux services de remplacement. Un focus peut aussi être fait sur une zone géographique ou de production sous signe d'appellation d'origine. Toutes les analyses sont envisageables afin d'affiner la connaissance des producteurs et conduire les réflexions stratégiques sur le périmètre du Bassin laitier du Grand Est.
Un projet de modélisation du coût de collecte est également à l'étude. Celui-ci intégrerait notamment la géolocalisation des sites de production et de collecte, l'altitude, les distances entre les producteurs et permettrait de définir un indicateur de coût de collecte par zone. Le travail reste à faire, mais le Préfet Nacer Meddah assure l'assemblée de la [I]«totale disponibilité»[i] de ses services, afin de réaliser ces analyses et études.
[INTER]Les nouvelles règles[inter]
C'est toujours par la méthode que le directeur, Michel Sinoir, a proposé d'examiner les catégories d'attributions de nouvelles références laitières. Le contexte est plus tendu. La réserve est estimée entre 75 et 85 millions de litres. Daniel Perrin, représentant des producteurs du CIL Grand Est, exprime sa volonté de [I]«maintenir les règles et fonctionnements qui ont permis de travailler dans la sérénité»[i]. La stabilité offre de la lisibilité semble-t-il souligner. Ainsi, seuls quelques ajustements sont apportés aux règles existantes. Le département du Bas-Rhin ne sera plus dans le périmètre des zones à faible densité laitière. Toutefois, les jeunes en cours d'installations, pour cette campagne laitière, bénéficieront encore des compléments réservés à ces zones. Les modalités d'attribution aux aînés ne changent que très peu. Les volumes seront ajustés à la réserve, le versement minimum de 5 000 litres est supprimé et les salariés seront intégrés au calcul du nombre de part à partir de 0,5 équivalent temps plein. Enfin, la conférence élargit à l'ensemble des formes sociétaires les règles d'attribution suite au retrait d'un associé ; adopte le principe d'une attribution pour les agriculteurs en difficulté qui ont fait l'objet d'un prélèvement suite à une sous réalisation laitière ; retient, dans le cadre des TSST, une attribution de 75 000 litres, pour les zone à faible densité laitière.
[INTER]Sans angélisme[inter]
Deux invités ont enrichi les travaux de la conférence. Dominique Caillaud, chef de Projet du Réseaux bovins lait Est de l'Institut de l'Elevage, a présenté à l'assemblée les évolutions et perspectives de sortie des quotas dans les différents contextes laitiers du Bassin Grand Est. Il rappelle que le régime des quotas est une parenthèse de trente ans qui a interrompu l'élan de certaines régions. La diversité des zones et des systèmes de production du grand est ne facilite pas l'exercice. La concurrence des productions, dans les zones de polycultures, la dynamique laitière locale, la disponibilité en main d'œuvre, la problématique du prix et du volume sont autant d'éléments qui conditionneront le comportement des producteurs. Toutefois, la spécialisation des ateliers, l'intensification fourragère et les difficultés d'investissement bâtiment sont des évolutions pressenties. Rien ne pourra se faire sans la transformation semble-t-il conclure. Ce point a été développé par Benoît Rouyer, économiste au CNIEL. Il commence son propos en soulignant que [I]«l'Europe et la France laitières ont aujourd'hui une vision plus favorable de leur avenir»[i]. Et il précise que [I]«la cohérence des options stratégiques et la qualité du dialogue entre producteurs et transformateurs seront également déterminantes»[i]. Il brosse les éléments contextuels mondiaux, l'évolution de la richesse état par état, les équilibres production consommation, les coûts de production comparés entre les pays producteurs, la contraction des écarts de prix du lait, l'évolution de la population mondiale, l'intérêt naissant des investisseurs pour l'Europe et conclut, sans angélisme : [I]«La situation est donc a priori favorable pour l'Europe laitière»[i].
[INTER]Réflexions stratégiques[inter]
Les conférences de Bassin laitier sont également une occasion d'échanges et de réflexions, afin de proposer [I]«les meilleurs conditions d'adaptation de la filière au contexte économique»[i] rappelle le Préfet coordonnateur, Nacer Meddah. Ainsi, un ensemble de données statistiques, issu du dernier recensement agricole, est rapidement présenté aux membres de la conférence. Niveau de formation des producteurs, évolution des exploitations, du quota, âge et sexe des producteurs, ou encore le recours aux services de remplacement. Un focus peut aussi être fait sur une zone géographique ou de production sous signe d'appellation d'origine. Toutes les analyses sont envisageables afin d'affiner la connaissance des producteurs et conduire les réflexions stratégiques sur le périmètre du Bassin laitier du Grand Est.
Un projet de modélisation du coût de collecte est également à l'étude. Celui-ci intégrerait notamment la géolocalisation des sites de production et de collecte, l'altitude, les distances entre les producteurs et permettrait de définir un indicateur de coût de collecte par zone. Le travail reste à faire, mais le Préfet Nacer Meddah assure l'assemblée de la [I]«totale disponibilité»[i] de ses services, afin de réaliser ces analyses et études.