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Salon International de l'Agriculture

À la rencontre des acteurs locaux

À l'occasion de la journée régionale au Salon International de l'Agriculture, Pascal Jan, préfet de l'Yonne et Arnaud Delestre, président de la Chambre d'agriculture de l'Yonne sont allés à la rencontre de ceux qui portent les couleurs du département.

Par Charlotte Sauvignac
Salon International de l'Agriculture
La délégation icaunaise est partie, en premier lieu de Thierry Mothe, vigneron à Fontenay-près-Chablis.

Ce mercredi 25 février au matin, une délégation icaunaise, comprenant Pascal Jan, préfet de l'Yonne, Sébastien Hennon, sous-préfet d'Avallon, Damien Brayotel, président de la FDSEA et 2nd vice président à la Chambre d'agriculture de l'Yonne, Arnaud Delestre, président de la Chambre d'agriculture et Isabelle Pettazzonni, directrice adjointe à la DDT de l'Yonne est allée à la rencontre de plusieurs acteurs du secteur agricole icaunais. Parmi eux, nous retrouvons en premier lieu, Thierry Mothe, viticulteur à Fontenay-près-Chablis et représentant du syndicat des Vignerons Indépendants de France. Accueillis au sein de l'immense stand en bois du syndicat, les élus saluent et remercient le viticulteur pour l'accueil, avant de parler des sujets qui font débat. En commençant l'échange, il revient sur l'accord commercial signé avec l'Inde, qu'il qualifie de « très bon accord », car il respecte les demandes que la « profession viticole demande depuis plusieurs années », à savoir, « que les produits agricoles soient en dehors des accords commerciaux ». Tandis que pour le Mercosur, la situation est différente. « Même si c'est avantageux pour tout ce qui est vin et spiritueux, nous sommes solidaires du monde agricole. Sachant que ce n'est pas avantageux pour les éleveurs, ni pour les céréaliers, nous ne pouvons pas accepter cet accord », manifeste-t-il. Après avoir rencontré le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité de France, Nicolas Forissier, Thierry Mothe peut affirmer « que de nouveaux accords commerciaux sont en cours avec plusieurs pays, dont la Thaïlande et le Vietnam ». Il ajoute que « nous sommes parties prenantes pour qu'on soit intégré aux discussions et pour que l'on puisse créer des accords bilatéraux qui ne mettront pas en péril le secteur agricole de manière générale ».

Sur un ton d'optimisme

Après avoir rencontré un acteur du secteur viticole, il est désormais temps pour la délégation icaunaise de se rendre au sein des stands dédiés à l'élevage. Lilian Rameau, éleveur de moutons à Précy-le-Sec, arrive le sourire aux lèvres après être reparti victorieux du Concours Général Agricole en race Berrichon du Cher. Parmi les treize moutons qu'il a amenés au Salon International Agricole, sept d'entre eux étaient en compétition. « J'ai reçu le 1er prix pour les femelles et également pour leurs aptitudes en laines. Les béliers ont quant à eux reçu le deuxième prix », annonce-t-il fièrement aux élus. Les félicitations sont de rigueur, pour cet éleveur, qui participe pour la 4e édition consécutive au CGA. Au départ, son objectif était clair, « cela me permettait de se faire connaître dans le secteur de l'élevage » et par la suite, « c'est la fierté de remporter les prix ». Au-delà de sa victoire, il confie que : « de nouveaux éleveurs ont intégré la participation dont un éleveur de la Nièvre, le Gaec des Aubus. Cela fait du bien de voir des nouveaux arrivés » et que de manière générale, « c'est une race qui a besoin de nouveaux éleveurs. Même si la race fonctionne bien, nous pouvons manquer de béliers pour fournir les clients, de temps en temps, donc c'est positif de voir de nouvelles têtes ». Les élus l'écoutent attentivement et demandent : « si de futurs projets sont à prévoir sur la ferme ? ». En hochant la tête, il annonce qu'un « projet de parc solaire devrait voir le jour fin 2027 » permettant par la même occasion « l'installation d'une nouvelle bergerie plus grande » favorisant « les conditions de travail, la protection contre la prédation ainsi qu'une facilité à réaliser des agnelages ». Après avoir passé quelques jours au SIA, Lilian Rameau entamait son dernier jour ce mercredi. Avant d'aller à l'inauguration du stand régional, les élus sont passés rencontrer Olivier Touchard, chargé de mission venaison à la Fédération Nationale des Chasseurs. La plupart du temps, le gibier récolté pendant la venaison « provient de l'étranger » et l'objectif de la Fédération est donc « de convaincre les personnes que la viande est accessible à tous ainsi que pour les enfants, et pour les collectivités territoriales ». Pour cela, les élus et la Fédération Nationale de la Chasse souhaiteraient mettre en place « des circuits courts pour favoriser la viande de gibier local et française ». La semaine du goût, prévue du 12 au 18 octobre serait donc l'occasion de « montrer l'intérêt de consommer de la viande de faune sauvage, riche en protéine ».