Villes et campagne : je t'aime... moi non plus
Dans le cinéma français la ruralité et la ville paraissent constamment plongées dans un jeu d'attirance-répulsion. Tour à tour, la vie à la campagne y est décrite comme ennuyeuse et rétrograde ou, au contraire, comme une garantie d'authenticité. Une chose est sûre : le thème n'en finit pas d'inspirer…
Depuis les années 50, le cinéma français a souvent exploré la tension entre ville et campagne, miroir des transformations sociétales : exode rural, modernisation agricole, crises urbaines et aspirations au « retour à la terre ». Le monde rural y est fréquemment dépeint à travers le regard des citadins – tantôt idéalisé comme refuge authentique, tantôt perçu comme arriéré ou menaçant – tandis que la ville apparaît aux yeux des ruraux comme un espace d’opportunités, de perdition ou d’aliénation. À travers des comédies populaires, des drames intimistes ou des films plus réalistes, ces représentations évoluent dans les années d’après-guerre, marquées par la reconstruction, jusqu’à aujourd’hui, où la ruralité est redevenue un sujet sensible face aux crises agricoles, écologiques et sociales. Dans l’immédiat après-guerre, le cinéma capture l’exode rural et la nosta...
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