Séchoirs à grain : un risque sous surveillance
L’automne 2024 a rappelé à quel point la vigilance reste essentielle autour des séchoirs à grains. Entre octobre et novembre, 32 incendies de séchoirs ont été recensés en France. Un niveau inédit. Plus alarmant encore : près d’un incendie sur deux concernait le tournesol, particulièrement sensible lorsque les récoltes sont humides. Face à ce constat, il est important de tout mettre en œuvre pour éviter de mettre en péril une récolte, un bâtiment, voire l’équilibre économique d’une exploitation.
Un incendie survient rarement par hasard. Dans la majorité des cas, plusieurs facteurs de risque se cumulent : des grains sales, immatures ou mal pré-nettoyés, un séchoir insuffisamment nettoyé avant démarrage, des températures de séchage inadaptées aux grains et à leur humidité, des intervalles ou durées d’extraction mal réglés, des arrêts prolongés du séchoir sans vidange, des follicules aspirés vers le brûleur, générant des escarbilles, l'absence de contrôle et nettoyage hebdomadaire du séchoir, un manque de surveillance par un opérateur formé (principaux facteurs aggravants). Les années pluvieuses augmentent particulièrement le risque : les récoltes arrivent plus humides au séchoir, nécessitent davantage de temps de séchage et favorisent l'apparition de points chauds. Bien que les conditions météorologiques observées depuis le début du printemps soient particulièrement sèches, réduisant ainsi ce risque, celu...
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