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Prévention

Séchoirs à grain : un risque sous surveillance

L’automne 2024 a rappelé à quel point la vigilance reste essentielle autour des séchoirs à grains. Entre octobre et novembre, 32 incendies de séchoirs ont été recensés en France. Un niveau inédit. Plus alarmant encore : près d’un incendie sur deux concernait le tournesol, particulièrement sensible lorsque les récoltes sont humides. Face à ce constat, il est important de tout mettre en œuvre pour éviter de mettre en péril une récolte, un bâtiment, voire l’équilibre économique d’une exploitation.

Par Groupama
Séchoirs à grain : un risque sous surveillance
Groupama
Même si, en 2026, la problématique du séchage de grains est moins importante, la prévention sur les installations de séchage reste utile.

Un incendie survient rarement par hasard. Dans la majorité des cas, plusieurs facteurs de risque se cumulent : des grains sales, immatures ou mal pré-nettoyés, un séchoir insuffisamment nettoyé avant démarrage, des températures de séchage inadaptées aux grains et à leur humidité, des intervalles ou durées d’extraction mal réglés, des arrêts prolongés du séchoir sans vidange, des follicules aspirés vers le brûleur, générant des escarbilles, l'absence de contrôle et nettoyage hebdomadaire du séchoir, un manque de surveillance par un opérateur formé (principaux facteurs aggravants). Les années pluvieuses augmentent particulièrement le risque : les récoltes arrivent plus humides au séchoir, nécessitent davantage de temps de séchage et favorisent l'apparition de points chauds. Bien que les conditions météorologiques observées depuis le début du printemps soient particulièrement sèches, réduisant ainsi ce risque, celui-ci ne peut toutefois être totalement écarté. 

Simplifier les accès pour le nettoyage

La conception même du séchoir à grains joue un rôle essentiel. Un équipement bien pensé constitue une véritable première ligne de défense grâce à des dispositifs facilitant son exploitation et sa sécurisation : accès simplifié pour le nettoyage régulier des installations, sondes de température fiables pour surveiller le bon fonctionnement du séchage, détection automatique des départs de feu, arrêt immédiat des brûleurs en cas d'alerte, système de vidange rapide permettant de limiter la propagation d'un sinistre et aspiration de l'air implantée à distance des zones les plus poussiéreuses. Couplé à un matériel entretenu régulièrement, les risques de surchauffe ou de combustion accidentelle sont très fortement limités. Le développement des équipements bas carbone et des chaudières biomasse ouvre de nouvelles perspectives pour le monde agricole. Cependant, ces installations nécessitent une conception adaptée afin de garantir une alimentation en air chaud homogène et exempte de poussières ou d'escarbilles. Une étude préalable des risques reste indispensable avant tout projet.