Centres équestres
Une situation intenable
L’arrêt des activités des centres équestres engendre d’énormes difficultés dans les différentes structures du département.
Aucune rentrée d’argent ni même porte de sortie : les centres équestres souffrent comme jamais. Toutes les structures, petites ou grandes, sont concernées. «C’est vraiment difficile pour tout le monde», souligne David Bourgeot, agriculteur et éleveur de chevaux de sport à Villebichot.
Le Côte-d’orien de 50 ans liste les difficultés rencontrées au Poney-club de la Folie, gérée par son épouse Catherine, sur cette même commune proche de Nuits-Saint-Georges : «nous avons une petite centaine de licenciés, mais plus aucun cavalier ne vient aujourd’hui. Nos activités ont même fermé une semaine avant le début du confinement, tout cela commence à faire long, très long. Nous ne savons pas quand nous pourrons sortir de cette ornière, personne ne peut nous le dire. Dans le même temps, chaque jour, il faut continuer à s’occuper des chevaux et les nourrir comme il se doit, les charges restent intactes alors qu’il n’y a plus aucune recette. Une partie des bêtes a été mise au pré, mais il n’y a pratiquement pas d’herbe, la pousse est plus que minime, cette situation ne pourra pas durer bien longtemps. Nous sommes un peu comme un restaurant qui continue de payer son loyer mais qui n’a plus aucune rentrée d’argent. Le centre a bien perçu l’aide gouvernementale de 1 500 euros, à laquelle toute entreprise ayant une baisse d’au moins 50 % de son chiffre d’affaires peut prétendre, mais cela représente tout juste un salaire et ce n’est pas avec ce montant que nous allons pouvoir nourrir les équins».
Des mesures proposées
David Bourgeot craint une réouverture tardive des centres équestres : «ce serait aberrant mais c’est malheureusement le chemin que nous prenons. Pas avant l’été ? Ce serait une catastrophe. Recevoir six ou sept enfants dans un espace non confiné est certainement moins risqué que d’aller à l’école ou de prendre les transports en commun. J’espère que les futures décisions du gouvernement auront du bon sens, c’est ce qui leur manque cruellement. L’idée du confinement, nous la comprenons très facilement, il n’existait pas 50 solutions. Mais au bout d’un moment, il faut de la logique et rouvrir les établissements qui peuvent l’être. Si ce n’est pas le cas, de nombreux centres seront obligés de mettre la clé sous la porte. Aujourd’hui, seuls ceux qui ont des chevaux en pension continuent d’avoir des rentrées d’argent, mais ce n’est pas notre cas. Et toujours est-il que cela ne suffire pour tourner». L’agriculteur rappelle une situation déjà très compliquée dans le monde du cheval : «le gouvernement nous a imposé la TVA à 20 % il y a quelques années, cela a déjà représenté un énorme frein dans nos métiers. Un cheval qui coûtait 10 000 euros en vaut désormais 12 000… Les changements des rythmes scolaires ont été décidés dans la foulée et ont également impacté les centres équestres, avec beaucoup moins de fréquentation. Tout se cumule en ce moment, c’est vraiment compliqué».
Retrouver une activité est nécessaire pour assurer financièrement le bien-être physique et moral des équidés, et ainsi renouer avec un équilibre financier. «Nous sommes des structures de plein air avec de grands espaces sans surface close, qui permettent de pratiquer une activité individuelle sans contact. Nous pouvons sans problème organiser plusieurs séances sans que personne ne se croise», ajoute David Bourgeot.
Le Côte-d’orien de 50 ans liste les difficultés rencontrées au Poney-club de la Folie, gérée par son épouse Catherine, sur cette même commune proche de Nuits-Saint-Georges : «nous avons une petite centaine de licenciés, mais plus aucun cavalier ne vient aujourd’hui. Nos activités ont même fermé une semaine avant le début du confinement, tout cela commence à faire long, très long. Nous ne savons pas quand nous pourrons sortir de cette ornière, personne ne peut nous le dire. Dans le même temps, chaque jour, il faut continuer à s’occuper des chevaux et les nourrir comme il se doit, les charges restent intactes alors qu’il n’y a plus aucune recette. Une partie des bêtes a été mise au pré, mais il n’y a pratiquement pas d’herbe, la pousse est plus que minime, cette situation ne pourra pas durer bien longtemps. Nous sommes un peu comme un restaurant qui continue de payer son loyer mais qui n’a plus aucune rentrée d’argent. Le centre a bien perçu l’aide gouvernementale de 1 500 euros, à laquelle toute entreprise ayant une baisse d’au moins 50 % de son chiffre d’affaires peut prétendre, mais cela représente tout juste un salaire et ce n’est pas avec ce montant que nous allons pouvoir nourrir les équins».
Des mesures proposées
David Bourgeot craint une réouverture tardive des centres équestres : «ce serait aberrant mais c’est malheureusement le chemin que nous prenons. Pas avant l’été ? Ce serait une catastrophe. Recevoir six ou sept enfants dans un espace non confiné est certainement moins risqué que d’aller à l’école ou de prendre les transports en commun. J’espère que les futures décisions du gouvernement auront du bon sens, c’est ce qui leur manque cruellement. L’idée du confinement, nous la comprenons très facilement, il n’existait pas 50 solutions. Mais au bout d’un moment, il faut de la logique et rouvrir les établissements qui peuvent l’être. Si ce n’est pas le cas, de nombreux centres seront obligés de mettre la clé sous la porte. Aujourd’hui, seuls ceux qui ont des chevaux en pension continuent d’avoir des rentrées d’argent, mais ce n’est pas notre cas. Et toujours est-il que cela ne suffire pour tourner». L’agriculteur rappelle une situation déjà très compliquée dans le monde du cheval : «le gouvernement nous a imposé la TVA à 20 % il y a quelques années, cela a déjà représenté un énorme frein dans nos métiers. Un cheval qui coûtait 10 000 euros en vaut désormais 12 000… Les changements des rythmes scolaires ont été décidés dans la foulée et ont également impacté les centres équestres, avec beaucoup moins de fréquentation. Tout se cumule en ce moment, c’est vraiment compliqué».
Retrouver une activité est nécessaire pour assurer financièrement le bien-être physique et moral des équidés, et ainsi renouer avec un équilibre financier. «Nous sommes des structures de plein air avec de grands espaces sans surface close, qui permettent de pratiquer une activité individuelle sans contact. Nous pouvons sans problème organiser plusieurs séances sans que personne ne se croise», ajoute David Bourgeot.
Une première avancée
À la demande de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, le gouvernement a autorisé, depuis l’interview de David Bourgeot, les propriétaires de chevaux à se rendre aux prés et dans les centres équestres pour aller les nourrir, les soigner, à condition que les centres organisent le respect de la sécurité sanitaire. Une première avancée, donc, qui en appelle bien d’autres pour satisfaire pleinement le monde du cheval…