Une inauguration sur fond de crise agricole
Emmanuel Macron, le chef de l’État, n’a pas dérogé à la tradition. Il s’est rendu, aux premières heures de la journée, au Hall 1 de la Porte de Versailles pour couper le ruban tricolore et ouvrir symboliquement ce Salon de l'Agriculture, en compagnie de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard et du président du salon, Jérôme Despey.
C’est sur fond de crise agricole que ce salon de l'Agriculture, événement qui rassemble chaque année plus de 600 000 visiteurs, s’est ouvert. En témoigne l’absence des bovins pour cause de Dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une absence qui est révélatrice des maux qui frappent le secteur agricole « depuis maintenant trois ans », a souligné Arnaud Rousseau, président de la FNSEA. Entre les mauvaises récoltes qui ont fait plonger les revenus des céréaliers dans le rouge, la crise viticole, la baisse du prix du lait, les accords de libre-échange passés (Mercosur) et futur (Australie), les retards dans la publication des décrets d’application pour la loi d’orientation et la loi Duplomb, les distorsions de concurrence sur les produits phytosanitaires avec les autres pays européens, les inondations (Garonne, Loire…) qui touchent de nombreuses exploitations, « la coupe est pleine ». Au point que les agriculteurs nourrissent un sentiment de déclassement (lire enca...
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