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Chez Michel Rameau, à Bouhy (58)

Une ferme du réseau Dephy ouvre ses portes au public

La semaine du 1er au 7 avril était, pour la 11ème édition, placée sous le thème du développement durable. Dans la Nièvre, la Chambre d'€™Agriculture s'€™est associée à l'€™événement en proposant une ouverture au public d'€™une des dix fermes du réseau DEPHY. L'€™attention a été portée sur un ensemble de parcelles conduites sur un Bassin d'€™Alimentation de Captage (BAC).
Par Ma signature
Une ferme du réseau Dephy ouvre  ses portes au public
Les visiteurs ont pu assister à une démonstration de désherbage à la herse étrille et participer à des comptages d'adventices avant et après passage.
A Bouhy, Michel Rameau, polyculteur-éleveur, a ouvert les portes de son exploitation mercredi 03 avril au public. Au côté de l'€™agriculteur, Cédric Zambotto et Judith Nagopaé, conseillers de la Chambre d'€™Agriculture, sont venus présenter le réseau Dephy, les travaux effectués chez Michel Rameau et les premiers résultats obtenus.

Michel Rameau est concerné par la délimitation du bassin d'€™alimentation du captage de Bouhy, il cultive 34ha sur cette zone. C'€™est pourquoi, dès 2009, il souscrit à une MAET réduction d'€™azote et de produits phytosanitaires. [I]«La MAET était pour moi l'€™occasion de changer progressivement mes pratiques et d'€™introduire d'€™autres cultures que le colza, le blé tendre et l'€™orge d'€™hiver. Dans une certaine mesure elle me permet de sécuriser mon revenu par rapport à un risque de diminution des rendements»[i]. Il investit aussi dans une herse étrille cette année là, afin d'€™introduire le désherbage mécanique dans son système.
Aujourd'€™hui l'€™agriculteur suit une rotation de six ans (pois d'€™hiver/blé/colza/blé/orge d'€™hiver/orge de printemps) et combine différents leviers agronomiques. Faux semis en interculture, décalage de la date de semis des céréales, désherbage mécanique et introduction d'€™une culture de printemps sont des leviers qu'€™il a retenu pour la gestion du désherbage. [I]«L'€™objectif en soi du système n'€™est pas de se passer d'€™herbicide. Il est de combiner différents leviers pour avoir à gérer une pression adventice moindre et optimiser ainsi l'€™efficacité du traitement, même à doses réduites»[i] précisent les conseillers de la Chambre d'€™a­griculture. L'€™agriculteur complète en expliquant que ce système demande de s'€™adapter au climat de l'€™année et aux observations des parcelles. [I]«Le désherbage à la herse étrille est tributaire des fenêtre climatiques. Cette année je n'€™ai pas pu la passer à l'€™automne avec la pluie. J'€™ai donc fait un herbicide et je ne m'€™interdis pas un rattrapage au printemps à dose réduite si besoin»[i].

Sur les trois dernières campagnes, ce système présente en moyenne une réduction de l'€™IFT* herbicide de -38% par rapport à la référence régionale et une réduction de l'€™IFT* total d'€™environ -55%. Techniquement, l'€™agriculteur estime que ce système lui permet de mieux gérer la pression des vulpins et des ray-grass qui devenaient très problématiques. Ses rendements n'€™ont globalement pas changés et avec la diminution des charges, il n'€™a pas diminué ses marges. Pour lui , le changement de système de culture ne s'€™est pas traduit par une forte augmentation de la charge de travail de par l'€™étalement des dates de semis et aussi par la valorisation de la herse pour semer ses couverts.

[I]* L'€™IFT (Indice de Fréquence de Traitement) se calcule selon le rapport (Dose appliquée du produit/Dose homologuée du produit) x (Surface traitée/Surface traitable). Cet indicateur représente le niveau d'€™utilisation des produits phytosanitaires à l'€™échelle des exploitations. Des références régionales ont été calculées et permettent de distinguer les IFT herbicides et les IFT hors herbicides (fongicides, insecticides, régulateurs...).[i]