Semaine du développement durable
Une ferme du réseau DEPHY ouvre ses portes au public
La semaine dernière était celle qui avait été choisie pour la désormais traditionnelle semaine du développement durable dans toute la France. Dans la Nièvre, à côté des animations proposées par le Conseil général, la Chambre d'agriculture s'est associée à l'événement en ouvrant au public l'une des dix fermes de son réseau DEPHY. Démonstration-Expérimentation sur système économe en phytosanitaires (DEPHY) est l'un des axes de travail engagé dans le cadre du plan àcophyto 2018.
A Bazolles, Benoît Mathé, agriculteur en grandes cultures, a ouvert toutes grandes les portes de son exploitation, vendredi dernier. Venus présenter la démarche àcophyto, Mickaël Geloen, Cédric Zambotto et Marie-Luce Soudière, conseillers de la Chambre d'agriculture, ont reçu la visite d'une cinquantaine de personnes. Parmi elles avaient pris place une classe de 1ère BAC Pro CGEA du lycée du Morvan ainsi qu'une classe de 2nde BTS ACSE du lycée de Challuy, et leurs professeurs. Dans un premier temps, les animateurs et le propriétaire ont expliqué quel était l'objectif d'Ecophyto. «Réduire l'utilisation de produits phytosanitaires de 50% d'ici 2018 et ce, à l'échelon national et si possible» a résumé Cédric Zambotto.
[INTER]A l'échelle de l'exploitation et de la parcelle[inter]
Alors que Benoît Mathé en est à sa deuxième année de participation, il s'est dit rassuré par rapport au but programmé: [I]«au début, on avait entendu cette démarche comme un objectif de zéro phyto et cela nous inquiétait au moment où il faut que nous produisions. On nous dit qu'il faudra nourrir 3 milliards d'habitants de plus sur la planète d'ici 50 ans et que cela nécessite une augmentation de la production de masse de 70%. En y regardant de près, àcophyto nous permet de faire au moins autant, si ce n'est mieux, grâce à des pratiques plus économes»[i] a-t-il souligné. Un pas en avant que l'exploitant avait déjà amorcé dans son GDA.
Ce qui s'entend, en terme d'efforts de réduction phytosanitaire, au niveau de l'exploitation, se vérifie aussi à l'échelle de la parcelle. Ainsi, le groupe a-t-il pu aller observer sur le terrain, avec les commentaires avisés des techniciens, les essais de culture de blé à la fois en culture classique et en culture [I]«bas intrants»[i]. Les visiteurs ont pu constater les dégâts causés par le froid du début de l'année mais aussi, en fonction du système choisi, les différents niveaux d'évolution d'une douzaine de variétés de blé. Certaines s'en sortent plus ou moins bien que d'autres. Sensibilité et résistance aux maladies (septoriose) et au piétin verse, étalement des talles, présence de vulpin en plus en moins grande quantité, tout a été passé au crible de l'expertise de Mickaël Geloen. S'il est trop tôt pour calculer les résultats en rendements et donc économiques de ces blés, dont on sait qu'ils seront pénalisés par le froid quel que soit le système, le but est bien de démontrer que [I]«l'on peut réduire l'usage des phytos sans porter atteinte aux performances et donc à la viabilité économique de l'exploitation»[i]. La réflexion peut cependant surprendre, tant elle remet parfois en cause les pratiques, comme les chargements et la durée des rotations, les dates de semis, ou la densité par exemple. [I]«Le tout est d'inclure ces pratiques dans une réflexion pluri-annuelle»[i] ont insisté les techniciens. [I]«Cela se prépare en amont»[i]!
[INTER]A l'échelle de l'exploitation et de la parcelle[inter]
Alors que Benoît Mathé en est à sa deuxième année de participation, il s'est dit rassuré par rapport au but programmé: [I]«au début, on avait entendu cette démarche comme un objectif de zéro phyto et cela nous inquiétait au moment où il faut que nous produisions. On nous dit qu'il faudra nourrir 3 milliards d'habitants de plus sur la planète d'ici 50 ans et que cela nécessite une augmentation de la production de masse de 70%. En y regardant de près, àcophyto nous permet de faire au moins autant, si ce n'est mieux, grâce à des pratiques plus économes»[i] a-t-il souligné. Un pas en avant que l'exploitant avait déjà amorcé dans son GDA.
Ce qui s'entend, en terme d'efforts de réduction phytosanitaire, au niveau de l'exploitation, se vérifie aussi à l'échelle de la parcelle. Ainsi, le groupe a-t-il pu aller observer sur le terrain, avec les commentaires avisés des techniciens, les essais de culture de blé à la fois en culture classique et en culture [I]«bas intrants»[i]. Les visiteurs ont pu constater les dégâts causés par le froid du début de l'année mais aussi, en fonction du système choisi, les différents niveaux d'évolution d'une douzaine de variétés de blé. Certaines s'en sortent plus ou moins bien que d'autres. Sensibilité et résistance aux maladies (septoriose) et au piétin verse, étalement des talles, présence de vulpin en plus en moins grande quantité, tout a été passé au crible de l'expertise de Mickaël Geloen. S'il est trop tôt pour calculer les résultats en rendements et donc économiques de ces blés, dont on sait qu'ils seront pénalisés par le froid quel que soit le système, le but est bien de démontrer que [I]«l'on peut réduire l'usage des phytos sans porter atteinte aux performances et donc à la viabilité économique de l'exploitation»[i]. La réflexion peut cependant surprendre, tant elle remet parfois en cause les pratiques, comme les chargements et la durée des rotations, les dates de semis, ou la densité par exemple. [I]«Le tout est d'inclure ces pratiques dans une réflexion pluri-annuelle»[i] ont insisté les techniciens. [I]«Cela se prépare en amont»[i]!