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Plantes compagnes du colza

Une association de bienfaiteurs

Dans les secteurs confrontés à une forte pression d’altises d’hiver et de charançons du bourgeon terminal, la réussite du colza repose avant tout sur sa capacité à s’implanter rapidement et à développer une biomasse suffisante avant l’hiver. Parmi les leviers agronomiques disponibles, l’association avec des plantes compagnes, notamment des légumineuses, suscite un intérêt croissant.

Par Michael Geloen
Une association de bienfaiteurs
Clarisse Guiziou-Jaouen/Terres Inovia
La féverole, associée au colza, est intéressante pour son effet biomasse et structure, notamment dans les sols hydromorphes.

La réussite du colza dans les secteurs concernés par les problèmes d’insectes d’automne (altise d’hiver et charançon du bourgeon terminal) passe par l’obtention d’un colza robuste. Intérêts des plantes compagnes Les plantes compagnes permettent d’obtenir un colza robuste en intervenant à deux niveaux : • La croissance continue du colza durant l’automne en améliorant le système racinaire (meilleure valorisation des ressources) et en concentrant l’azote dans les feuilles (ce qui retarde la faim d’azote),• La diminution de larves par plante. Les mécanismes explicatifs ne sont pas encore tous identifiés mais nous observons une diminution du nombre de larves par plante dans les colzas associés. La biomasse du couvert jouerait un rôle non négligeable avec un minimum de 300-500 g/m² à l’entrée de l’hiver. Il s’agit d’un levier à effet partiel qui ne permet pas à lui seul de supprimer les interventions insecticides surtout en cas de fortes...

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