Accès au contenu
9ème vente HBC de «taureaux conseillés sur génisses» au Marault

Un rendez-vous qui fait rimer technique et économique

La 9ème édition de la vente aux enchères de jeunes reproducteurs, organisée par la station HBC du Marault «taureaux conseillés sur génisses», va se dérouler le jeudi 25 janvier Rendez-vous à l’Agropole du Marault à partir de 9h. Début de la vente à 14h
Par Anne-Marie Klein
Un rendez-vous qui fait rimer technique et économique
L’an passé c’était un veau sans corne homozygote qui avait remporté l’enchère la plus élevée. Cette année il y aura quelques « sans corne » hétérozygotes parmi le lot présenté.
Cette année encore, la qualité de l’ascendance représente le point fort du panel des veaux proposés à la vente en sortie de la station du Marault. Grâce au support de la génomique, les éleveurs peuvent maintenant être mieux renseignés sur le potentiel des futurs reproducteurs. Ces 41 jeunes reproducteurs proposés à la vente le 25 janvier prochain, viennent de toute la France et, si les meilleurs seront comme chaque année les plus disputés, tous répondent aux critères de sélection les plus exigeants sur leur ascendance, leurs performances en station et bien sûr leur aptitude à faciliter les vêlages.
Élu professionnel en charge de la station du Marault, Claude Rey signale que le protocole alimentaire a été modifié, «ce qui a permis d’améliorer les croissances, tout en conservant les mêmes exigences en termes de morphologie et d’aplombs. Les jeunes reproducteurs présentés à la vente répondent aux standards de la race, mais l’ensemble présente une grande variété génétique propre à satisfaire des attentes très diversifiées».
Claude Rey encourage les éleveurs désirant raisonner au mieux leur choix et leur futur achat de «venir juger sur place, avant la date de la vente, en profitant de l’opération portes ouvertes à la station des 19 et 20 janvier».
De son côté, Hugues Pichard, président de l’OS Charolais France, rappelle qu’un reproducteur qualifié «taureau à génisses» «permet de simplifier le travail et la vie de l’éleveur». Le nouveau cadre de travail en stabulation libre répond à des choix d’élevage et d’organisation du travail qui justifient l’évolution des demandes des éleveurs en matière de reproduction. «Les produits présentés lors de cette prochaine vente répondent exactement à une demande claire des éleveurs», mais c’est en restant près de ses animaux que «l’éleveur trouve la justification de son travail et retrouve l’estime de son métier. Un élevage sans éleveur ce n’est tout simplement pas possible» insiste Hugues Pichard. Tout comme il n’est plus possible «de dissocier la technique du versant économique de l’activité. C’est notre raison d’être et de travailler au Marault, la réussite de ce programme au fil des années témoigne d’ailleurs de l’importance de s’engager dans cette voie. Pour un éleveur, chaque point de compétitivité, chaque vêlage réussi, chaque animal prometteur renforce la compétitivité de l’élevage et partant, son revenu. Un investissement raisonné, dans une pratique raisonnée, améliore le taux de prolificité et donc le taux de réussite d’un élevage. Ce n’est pas un pari sur l’avenir, c’est une assurance de réussite aujourd’hui» conclut le président de l’OS Charolais France.