Accès au contenu

Un nouveau parc national en Bourgogne ?

Par AMK
La consultation est lancée sur le projet de création d'€™un nouveau parc national dans les massifs forestiers de Châtillon et Arc-en-Barrois, au nord de la Côte d'€™Or et au sud de la Haute-Marne. La démarche de concertation va démarrer en avril en Côte d'€™Or, où 43 000 ha sont concernés, essentiellement dans la montagne châtillonnaise, l'€™une des plus belles forêts de Bourgogne.

L'€™idée peut séduire, comme elle peut inquiéter, mais la concertation s'€™organise autour du projet de parc national lancé par le ministère de l'€™Environnement, au nom du gouvernement. Cible visée : les massifs forestiers de Châtillon/Arc-en-Barrois, typiques et exemplaires d'€™une forêt feuillue de plaine. Les préfets de Côte d'€™Or et de l'€™Aube ont été mandatés pour conduire l'€™enquête terrain et recueillir les avis des populations concernées.

Le préfet de Côte d'€™Or, Christian de Lavernée, vient d'€™annoncer une série de réunions thématiques, avec les élus locaux, les acteurs économiques, les acteurs de la forêt et de la chasse et les professionnels du tourisme. Au programme, l'€™évaluation des avantages et des inconvénients de la création d'€™un parc national, mais aussi une réflexion sur l'€™avenir (à trente ans) de ces territoires, en fonction de l'€™issue de la consultation
(création ou non d'€™un parc national).
Le projet Châtillon/Arc-en-Barrois, qui concerne les régions Bourgogne et Champagne-Ardenne, semble le mieux répondre aux exigences d'€™un parc national de forêt de feuillus de plaine. Dans cet ensemble forestier les feuillus occupent l'€™essentiel de la surface forestière, avec une dominance du hêtre et des chênes.Le parc national s'€™étendrait sur 80 000 ha et engloberait notamment la forêt de Châtillon-sur-Seine, qui est l'€™une des plus belles et la plus grande de Bourgogne. Au premier abord, selon l'€™expression du préfet de Côte d'€™Or, «ce projet apparaît comme une bonne nouvelle pour des zones très peu peuplées qui pourraient tirer parti de ces espaces naturels remarquables». Maintenant, reste à examiner les contraintes, ce qui sera aussi à l'€™ordre du jour des cinq réunions programmées. La décision de création devra résulter d'€™un consensus bien établi et d'€™un fort niveau d'€™adhésion de tous les acteurs concernés.
Le coeur du parc se délimiterait sur 22 000 ha (essentiellement des forêts domaniales actuellement gérées par l'€™ONF). Au-delà, les communes situées dans l'€™aire d'€™adhésion pourraient tirer quelques «bonus» financiers de cette situation. Autres avantages pour les territoires visés : le label «parc national», gage d'€™attractivité, une dotation assez importante pour les communes situées sur tout ou partie du coeur, une assistance technique et financière, des exonérations fiscales... autant de cadeaux qui peuvent faire pencher la balance.