Immobilier à la campagne : Un marché qui progresse dans une région moins attractive
D'après la Safer, le marché des maisons à la campagne en Bourgogne-Franche-Comté présente des chiffres en deçà de la moyenne nationale, en valeur comme en progression. Pour autant, en 2025, il a fait preuve d'un certain dynamisme.
Si la Safer Bourgogne-Franche-Comté (BFC) livre chaque année une analyse détaillée des marchés fonciers agricoles, viticoles ou forestiers, de manière plus marginale, elle prend aussi en compte le marché des maisons à la campagne. En BFC, ce marché plus spécifique a semblé repartir à la hausse en 2025. Pour autant, les moyennes de prix régionales sont plus basses qu'au niveau national. Autre particularité : la Saône-et-Loire Loire représente à elle seule un tiers du marché de ces transactions, sans doute en raison de la superficie du département, le plus étendu de BFC. Les maisons qui entrent dans la catégorie analysée disposent, au minimum, 2 500 m2 de terrain, mais leur foncier peut aller jusqu'à 4 ou 5 ha. Des superficies qui n'ont néanmoins que peu d'impact sur le marché des terres agricoles.
Déficit d'attractivité
En 2025, les transactions régionales sur ce type de bien ont progressé de 10 %, s'établissant à près de 3 700 ventes, pour un total de près de 1 400 ha, chiffre lui aussi en progression de 10 %. La valeur de ces transactions représente 608 millions d'euros (en hausse de 5 %). Au niveau national, la valeur moyenne du lot associant maison et foncier s'établit à 210 000 euros en hausse de 3,6 %. Cette moyenne est supérieure à celle observée en BFC avec un montant de lot moyen 165 000 euros, en hausse de 2,5 %. La différence avec le niveau national est peut-être à mettre sur le compte d'une attractivité moindre de la Région BFC, en comparaison de régions littorales notamment.
Recul de l'artificialisation des terres
Le marché national de l’artificialisation pour les constructions, les infrastructures, les carrières notamment poursuit son recul en 2025. Même si les transactions sont en légère hausse (+ 2,2 %), les surfaces concernées ont nettement reculé aussi bien en volume qu’en valeur. Elles n’ont porté que sur 8 500 hectares, soit deux fois moins qu’il y a quatre ans, et le point le plus bas inédit depuis trente ans. On doit cette évolution aux effets de la loi Climat et Résilience sur la sobriété foncière, un contexte macro-économique défavorable aux grands projets ou encore la préférence des acquéreurs de terrains à bâtir pour des parcelles moins grandes qu’auparavant. Mais à côté de cette apparente maîtrise foncière, se développe une consommation masquée que la FNSafer estime à 28 400 hectares. Il s’agit de biens acquis dans la perspective d’un changement d’usage pour des loisirs, de la spéculation ou d’anticipations diverses et qui peuvent contribuer à la réduction des surfaces pouvant être utiles aux installations.