Thibault Laurent, nouveau conseiller en grandes cultures dans l'Yonne
Arrivé depuis sept mois à la Chambre d'agriculture de l'Yonne, Thibault Laurent vient tout juste d'achever ses études, avec un bac + 5 en poche. Aujourd'hui, il est conseiller en grandes cultures et s'occupe de groupes techniques dans le Sénonais.
Originaire de l'Essonne en région parisienne, Thibault Laurent grandit à proximité d'une exploitation agricole, celle de son grand-père. « Pendant mes vacances scolaires, j'étais tout le temps à la ferme, à traîner dans les bâtiments d'élevages », se remémore-t-il. Au début, c'est un simple passe-temps, jusqu'à ce qu'il devienne plus grand et qu'il commence à « aider mon oncle et mon grand-père. Je les ai aidés lors des moissons et également sur la partie élevage. Ils ont un bâtiment de volailles en label. Au fur et à mesure du temps, je me suis rendu compte que je pouvais faire de ma passion, un métier ». Entre-temps, son grand-père a cédé son exploitation à son oncle. Pour lui, l'installation n'a pas été envisageable, car sur cette ferme, « il n'y a pas assez de travail pour plus d'une personne ». En parallèle de son attrait pour la ferme, Thibault Laurent se lance dans un bac STAV (sciences et technologies de l'agronomie et du vivant), avec l'option agronomie. Le jeune Francilien se retrouve donc à Auxerre pour suivre cet enseignement au sein du lycée la Brosse, où il se prend de plaisir pour « l'aspect technique et agronomique des études. Ça me plaisait vachement ». Il réalise également un stage dans l'exploitation de l'EPL des Terres de l'Yonne. Après avoir obtenu son bac en 2020, Thibault Laurent part en classes préparatoires technologiques et biologiques au lycée agricole Le Chesnoy avec pour objectif d’intégrer l'Institut Agro Rennes-Angers. En 2022, après deux ans de dur labeur, Thibault Laurent atteint son but et se spécialise en productions végétales, « et plus précisément en études des systèmes agricoles. Donc on travaille plus particulièrement sur la gestion et le fonctionnement des agrosystèmes ». Thibault Laurent revient ensuite sur les terres icaunaises, pour suivre un stage de six semaines au sein d'une exploitation en polyculture élevage de volailles, qui lui a permis de renouer avec son attrait pour « les céréales et l'élevage avicole ».
Un ancrage dans l'Yonne
Cette même année, il change d'horizon et s'envole pour la Roumanie. « Nous devions faire un stage “mobilité “et j'ai donc choisi d'intégrer une structure spécialisée dans le développement de nouvelles variétés de cultures agricoles », convient-il. Une expérience qui lui permet de travailler sur des parcelles expérimentales de maïs. Ses missions principales consistaient à récolter et enregistrer des données expérimentales sur cette culture. En dernière année, Thibault Laurent choisit de s'orienter vers l'agrosystème, c'est-à-dire « l'étude du système global à l'échelle d'une exploitation », et met de côté la « génétique. Cette spécialité est dédiée à des personnes qui aimeraient faire de la recherche. J'ai toujours préféré aller sur le terrain et agir au plus près des exploitants ». Pour clôturer ses études, Thibault Laurent réalise un stage de six mois au sein de la Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences (Fnams) à Angers. « Je travaillais sur les productions de haricot et de fenouil, ainsi que sur tout le système d'irrigation qui tourne autour de ces deux cultures ».
À la fin de ses études, en 2025, Thibault Laurent cherche donc à « accompagner les céréaliers vers une meilleure gestion agronomique ». Depuis le mois de janvier, ce jeune diplômé a donc rejoint les rangs de la Chambre d'agriculture en tant que conseiller en grandes cultures. Ses missions principales consistent à suivre des groupes techniques, dénombrant une trentaine d'agriculteurs sur un suivi global de leurs pratiques agronomiques. Pour lui, c'est une première, mais c'est ce à quoi « j'avais envie de me destiner ». À côté de cela, Thibault Laurent réalise des tests Certiphyto, quelques formations, des bilans IFT et sera potentiellement amené à réaliser des accompagnements PAC, dès l'année prochaine.