Passage de témoin au ministère de l’Agriculture de l’alimentation et de la pêche
Stéphane Travert, nouveau ministre de l’Agriculture, poursuit les chantiers en cours
34 jours, c’est le temps que Jacques Mézard sera resté au ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche. Stéphane Travert, élu de la Manche, le remplace à ce poste. Conseiller régional PS de Normandie, il a pu acquérir une certaine expérience des dossiers de l’agriculture et de la pêche. Les responsables agricoles normands qui l’ont cotoyé à ce titre, mettent en avant ses capacités d’écoute et son ouverture d’esprit.
Stéphane Travert, né à Carentan et âgé de 47 ans, cadre commercial, est un militant PS depuis 1988. Il a gravi tous les échelons locaux jusqu’à devenir député 24 ans plus tard. En mars 2010, il est élu conseiller régional PS de Basse-Normandie. Le président Laurent Beauvais va alors lui confier la responsabilité des Affaires maritimes. En 2012, il est élu député de la 3e circonscription de la Manche, puis en 2015 il est élu conseiller régional de Normandie. Mais avec le temps, il ne se reconnaît plus dans le Parti socialiste qui a des positions, selon lui, «très bobos et parisiennes de la gauche de la gauche comme la sortie du nucléaire ou la décroissance», explique-t-il à France Bleu Cotentin en avril 2017. Il décide alors de suivre Emmanuel Macron, parce qu’il a «le sentiment qu’il fallait mettre un coup de pied dans la fourmilière, pour écrire l’histoire d’un mouvement politique nouveau», poursuit-il.
Une bonne connaissance des dossiers pêche et agriculture
Pourquoi lui en tant que ministre de l’Agriculture ? élu sur un territoire d’agriculture et d’élevage, il connaît bien les sujets agricoles. Selon Sébastien Amand, président de la FDSEA de la Manche, «Stéphane Travert est un député de gauche, mais c’est quelqu’un qui sait écouter et qui cherche à comprendre les sujets», commente-t-il. Il connaît bien les entreprises et a intégré les enjeux de l’agriculture tels que la compétitivité, le numérique ou la recherche, mais aussi la question du renforcement des organisations de producteurs». Même avis positif de la part de Pascal Férey, vice-président de l’APCA. «Je suis très satisfait qu’il soit nommé car il est le député de ma circonscription et c’est quelqu’un que j’apprécie», a-t-il réagi. C’est quelqu’un de bien. Il a toujours su se rendre disponible quand nous avions besoin de le rencontrer. Il comprend les problématiques agricoles, il est très ouvert, profondément européen et il s’intéresse aux technologies».
Au conseil régional de Normandie, Stéphane Travert fait partie de la commission «Agriculture et pêche». On y traite les dossiers sur l’agriculture, l’agroalimentaire, la filière équine, la forêt, la pêche et l’aquaculture marine. Et là, il est impliqué sur tous ces dossiers. Ses connaissances sur les dossiers de la pêche ont sans doute pesé en sa faveur pour prendre la succession de Jacques Mézard dans le gouvernement Philippe II car le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation du gouvernement Philippe récupère la pêche qui avait quitté la rue de Varenne pour aller au ministère de l’Ecologie il y a cinq ans.
Un ministère «de dialogue, de concertation et d’entente»
Comme Jacques Mézard, Stéphane Travert est un élu qui est reconnu pour savoir discuter avec d’autres partis politiques, et voter des textes venus d’autres chapelles. «Il faisait partie des députés avec qui j’aimais travailler pour transmettre des amendements à l’Assemblée nationale sur des dossiers techniques, comme la loi littoral», souligne le sénateur Bizet. Idem au Conseil régional. «Lorsque nous avons présenté les nouvelles politiques agricole et de la pêche de la Région Normandie, qui ont été votées à l’unanimité, j’ai souligné le travail de Monsieur Travert», insiste Xavier Lefrançois. «C’est assez rare dans ce type d’hémicycle, où l’on a plutôt tendance à être dans l’affrontement». Il est aussi décrit comme quelqu’un de très à l’écoute.
«Ce ministère sera un ministère de dialogue, de concertation et d’entente. Je veillerai à ce que l’élaboration des politiques publiques soit partagées, comprises par le plus grand nombre», a insisté Stéphane Travert lors de la passation de pouvoirs le 22 juin. Il a insisté sur «les chantiers majeurs» qu’il a à mettre en oeuvre, en particulier les Etats généraux de l’Alimentation «pour faire en sorte qu’enfin les producteurs puissent vivre du fruit de leur travail, que notre agriculture soit plus compétitive, innovante et que nos différents modèles agricoles ne viennent pas se confronter les uns avec les autres mais en réelle harmonie», ajoutant que l’agriculture française doit être «portée à l’international et au niveau européen».
En transmettant les clés du ministère, Jacques Mézard a expliqué qu’il n’avait pas perdu de temps en 34 jours et qu’il lui avait préparé le terrain. «Nous avons travaillé sur la question du paiement de la Pac. Nous avons communiqué un calendrier, ce qui était indispensable. Et je sais que tu feras en sorte qu’il soit tenu. Nous avons aussi préparé les états généraux de l’alimentation», a souligné Jacques Mézard à son successeur. Ce chantier étant directement issu du programme agricole du président de la République, Stéphane Travert va, bien sûr, le poursuivre.
Une bonne connaissance des dossiers pêche et agriculture
Pourquoi lui en tant que ministre de l’Agriculture ? élu sur un territoire d’agriculture et d’élevage, il connaît bien les sujets agricoles. Selon Sébastien Amand, président de la FDSEA de la Manche, «Stéphane Travert est un député de gauche, mais c’est quelqu’un qui sait écouter et qui cherche à comprendre les sujets», commente-t-il. Il connaît bien les entreprises et a intégré les enjeux de l’agriculture tels que la compétitivité, le numérique ou la recherche, mais aussi la question du renforcement des organisations de producteurs». Même avis positif de la part de Pascal Férey, vice-président de l’APCA. «Je suis très satisfait qu’il soit nommé car il est le député de ma circonscription et c’est quelqu’un que j’apprécie», a-t-il réagi. C’est quelqu’un de bien. Il a toujours su se rendre disponible quand nous avions besoin de le rencontrer. Il comprend les problématiques agricoles, il est très ouvert, profondément européen et il s’intéresse aux technologies».
Au conseil régional de Normandie, Stéphane Travert fait partie de la commission «Agriculture et pêche». On y traite les dossiers sur l’agriculture, l’agroalimentaire, la filière équine, la forêt, la pêche et l’aquaculture marine. Et là, il est impliqué sur tous ces dossiers. Ses connaissances sur les dossiers de la pêche ont sans doute pesé en sa faveur pour prendre la succession de Jacques Mézard dans le gouvernement Philippe II car le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation du gouvernement Philippe récupère la pêche qui avait quitté la rue de Varenne pour aller au ministère de l’Ecologie il y a cinq ans.
Un ministère «de dialogue, de concertation et d’entente»
Comme Jacques Mézard, Stéphane Travert est un élu qui est reconnu pour savoir discuter avec d’autres partis politiques, et voter des textes venus d’autres chapelles. «Il faisait partie des députés avec qui j’aimais travailler pour transmettre des amendements à l’Assemblée nationale sur des dossiers techniques, comme la loi littoral», souligne le sénateur Bizet. Idem au Conseil régional. «Lorsque nous avons présenté les nouvelles politiques agricole et de la pêche de la Région Normandie, qui ont été votées à l’unanimité, j’ai souligné le travail de Monsieur Travert», insiste Xavier Lefrançois. «C’est assez rare dans ce type d’hémicycle, où l’on a plutôt tendance à être dans l’affrontement». Il est aussi décrit comme quelqu’un de très à l’écoute.
«Ce ministère sera un ministère de dialogue, de concertation et d’entente. Je veillerai à ce que l’élaboration des politiques publiques soit partagées, comprises par le plus grand nombre», a insisté Stéphane Travert lors de la passation de pouvoirs le 22 juin. Il a insisté sur «les chantiers majeurs» qu’il a à mettre en oeuvre, en particulier les Etats généraux de l’Alimentation «pour faire en sorte qu’enfin les producteurs puissent vivre du fruit de leur travail, que notre agriculture soit plus compétitive, innovante et que nos différents modèles agricoles ne viennent pas se confronter les uns avec les autres mais en réelle harmonie», ajoutant que l’agriculture française doit être «portée à l’international et au niveau européen».
En transmettant les clés du ministère, Jacques Mézard a expliqué qu’il n’avait pas perdu de temps en 34 jours et qu’il lui avait préparé le terrain. «Nous avons travaillé sur la question du paiement de la Pac. Nous avons communiqué un calendrier, ce qui était indispensable. Et je sais que tu feras en sorte qu’il soit tenu. Nous avons aussi préparé les états généraux de l’alimentation», a souligné Jacques Mézard à son successeur. Ce chantier étant directement issu du programme agricole du président de la République, Stéphane Travert va, bien sûr, le poursuivre.