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Le ministre de l'€™Agriculture de passage à Nevers

Stéphane Le Foll reporte à la fin 2014 l'€™identification électronique des ovins

De passage dans la Nièvre, le 24 avril, Stéphane Le Foll a fait quelques annonces.
Par Emmanuel Coulombeix
Stéphane Le Foll reporte à la fin 2014 l'€™identification électronique des ovins
Quelques éleveurs ovins remettaient en cause l'€™obligation faite, à partir du 1er juillet prochain, de pucer électroniquement les oreilles des moutons.
La semaine dernière, le ministre de l'€™Agriculture a annoncé, à Nevers, le report de cette mesure à la fin de 2014. «Cela permet d'€™assurer une certaine souplesse tout en gardant un objectif de traçabilité» a-t-il dit devant les membres de la Confédération paysanne venus de toute la France les 23 et 24 avril.
Concernant un autre dossier attendu et remis en cause par le syndicalisme majoritaire en Bourgogne, le ministre a de nouveau appuyé sur «la mise en application rapide du sur-primage des 50 premiers hectares», idée qu'€™il a déjà longuement développée dans son projet pour une «agroécologie qui combine à la fois une ambition économique et une ambition écologique. Les deux ne sont pas incompatibles», a-t-il dit.

[INTER]Nouvelle Pac en 2015[inter]
Dans une intervention d'€™à peine cinquante minutes, en réponse groupée aux cinq questions posées un peu plus tôt par quelques délégués du syndicat, le ministre a évoqué la future réforme de la Pac, du ressort européen, et la loi de modernisation de l'€™agriculture, de sa propre responsabilité.
Il a ainsi confirmé que la future politique agricole commune ne rentrerait pas en vigueur avant 2015 «après une phase de transition en 2014». Les négociations qui viennent de commencer devraient se clore d'€™ici la fin juin, soit «avant la fin de la présidence irlandaise de l'€™Europe».
S'€™agissant de la loi nationale, Stéphane Le Foll a insisté sur l'€™objectif de «se montrer capable d'€™investir intelligent», par exemple «comme la scierie qui prévoit 120 emplois dans la Nièvre», de même que pour le porc ou le miel «en ne laissant pas à d'€™autres le soin de produire ce dont nous avons besoin». Un credo, annoncé devant un parterre d'€™élus locaux favorables unanimement au projet ERSCIA à Sardy-les-Epiry, juste avant son départ pour Paris puis pour la Chine où il accompagnait le Président de la République en voyage d'€™à‰tat.