Sobac cherche à faire le plein des sols
Spécialisée en techniques de fertilisation, la société aveyronnaise Sobac organisait une journée consacrée à la présentation des solutions qu'elle propose. Rendez-vous était donné sur une exploitation de l'Yonne, dans le Sénonais.
Pousser la microbiologie des sols, favoriser la production d'humus : il y a chez Sobac quelque chose du pompiste qui vous propose de vous faire le plein, sauf qu'ici, le réservoir, c'est le sol. Depuis plus de trente ans, cette entreprise aveyronnaise développe un modèle basé sur les Technologies Marcel Mezy (TMM), du nom d'un des fondateurs de l'entreprise. Ce procédé mis au point dans les années quatre-vingt permet de fertiliser les sols mais aussi d'utiliser moins d'eau et d'intrants chimiques (engrais azotés et pesticides), en s'appuyant sur la maîtrise et la compréhension du fonctionnement des micro-organismes, afin de booster la production d'humus dans le sol qui, entre autres, retient plus facilement l'eau. La régulation du PH qui en résulte également permet une pénétration racinaire beaucoup plus profonde. Les solutions Sobac comportent 28 000 souches de micro-organismes. Avec une telle densité, l'entreprise assure que ses solutions ont les moyens de correspondre aux besoins de n'importe quel sol.
Gamme complète
En plus de trente ans d'activité, Sobac a développé une gamme complète de fertilisants adaptés à plusieurs activités agricoles. Régulièrement, elle va à la rencontre des cultivateurs et le 21 mai, c'était le cas dans l'Yonne, à Véron, au sud de Sens, sur l'exploitation d'Olivier Dechambre. Cet exploitant travaille depuis 5 ans avec Sobac mais ses réflexions sur l'amélioration de ses sols sont plus anciennes. « J'exploite 350 ha en grandes cultures, détaille-t-il, dont 150 ha irrigués, à cheval sur la vallée de l'Yonne et le Pays d'Othe. Mes rotations sont cloza-blé-orge sur la partie non irrigable et maïs-blé sur la partie irrigable. Lorsque j'ai repris des parcelles en Pays d'Othe, j'ai vraiment cherché à améliorer ces sols. J'ai fait le choix de moins labourer, d'apporter de la matière organique extérieure. » Ces choix se sont révélés payants dans une certaine mesure mais l'agriculteur icaunais souhaitait pousser plus loin cette logique. C'est là que son chemin a croisé celui de Sobac. « Leurs solutions, poursuit-il, me permettent d'apporter quelque chose en plus aux pratiques que j'ai adoptées. J'ai d'abord commencé avec de petites quantités, mais l'augmentation du prix des engrais, depuis déjà quelques années, m'a incité à augmenter mon recours à leurs solutions. » Les produits en question ont pour nom Bacteriolit ou Bacteriosol : le premier apporte le principe actif TMM sous la forme d'une poudre à épandre sur les effluents d'élevage, ce qui permet de mieux structurer l'azote et de réduire les émissions d'ammoniac. Le deuxième est une évolution du premier, mais présentée sous forme de granulés à épandre sur les sols, et destiné à répondre à des problématiques plutôt céréalières ou maraîchères.
Un objectif de baisse des coûts
À Véron, Sobac présentait aussi son « petit dernier » nommé Quaterna : lancé en avril, il résulte de dix années de recherche. Il utilise les TMM sous forme soluble, ce qui fait qu'il peut être utilisé dans un pulvérisateur, ou un système de goutte-à-goutte, en maraîchage, par exemple. Face à la centaine de participants rassemblée le 21 mai, Olivier Dechambre a dressé un bilan de cinq ans de collaboration avec l'entreprise de fertilisants : « Sur le long terme je pense que ce sont des choix pertinents et les conséquences actuelles sur le prix des engrais de la situation géopolitique me donnent raison. Sobac n'est pas une baguette magique, mais cela me permet incontestablement de mieux exploiter mes sols, d'en récupérer le maximum du potentiel. Mon objectif, c'est que l'amélioration de mes sols grâce à ces technologies me permette, dans un second temps de faire des économies. » C'est déjà en partie le cas : Olivier Dechambre estime que, sur ses 350 ha, l'économie apportée par les solutions Sobac est de l'ordre de 34 500 euros.