Tribune
Réflexions pour une agriculture modernisée et durable
L’agriculture a obéi après 1945 aux injonctions pour produire toujours plus. Dans les années 60, tout a basculé avec l’installation du «productivisme» : pollution des eaux, dégradation de al santé et prix des produits agricoles et alimentaires toujours en baisse. De plus, la globalisation non régulée, assassine les prix agricoles (Accords Gatt, Ceta avec le Canada, importations de viandes aux hormones ou à la javel, fromages, etc…, dont nous n’avons nul besoin en Europe et en France).
Cela engendre des transports toujours plus nombreux, continuant à peser sur les gaz a effets de serres. Ce système entraîne des faillites de nombreuses exploitations et parfois, le suicide d’agriculteurs de plus en plus nombreux.
Ceci est inadmissible. La France perd aussi en surfaces artificialisées, l’équivalent d’un département tous les 5 à 6 ans, à raison de 50 à 60 000 ha perdus annuellement.
Remèdes et propositions
Sous peine de perdre son autonomie alimentaire, la France doit :
- Rémunérer ses paysans sur la base de 2 000 € par mois, 48 h par semaine,
- Prix plancher pour l’ensemble des productions calculées par les centres de gestion,
- Soutien et contrôle par l’Etat
Il est indispensable que les primes soient payées en temps et en heure et d’une façon égalitaire pour tous. Et que le monde agricole puisse avoir confiance en l’Etat français pour la défense de ses intérêts.
L’agriculture ne peut pas nier l’intérêt des consommateurs pour des produits de qualité et bons pour la santé. Aussi, nous devons répondre au marché et se fixer un objectif : 30% des terres en bio d’ici 10 ans.
La France est bien placée en produits de qualité : labels rouges, AOC, bio, etc… Les étiquetages sur les produits lisibles et honnêtes devraient se généraliser.
Modification des relations avec les GMS et les transformateurs : il y a abus de position dominante envers les agriculteurs. Ces derniers se voient fixer des prix par le «marché», inférieurs à leurs coûts de production. Il faut fixer des prix plancher garantis par les pouvoirs publics.
Il serait anormal que l’on approvisionne les collectivités avec au moins 50% de produits importés. L’agriculture française devrait avoir pour objectif de fournir au moins 80% de la nourriture en collectivité et RHF. L’Allemagne parvient à le faire, avec 70% de produits réalisés sur son propre territoire. Pourquoi pas nous…?
Participation à la lutte contre le réchauffement climatique : cela signifie de privilégier l’élevage en général sur des prairies naturelles.
Encourager les cultures moins gourmandes en eau et stocker l’eau. Ceci permettrait de réagir face au dérèglement climatique. Il faudrait aussi favoriser les assolements longs non polluants
Favoriser les élevages paysans déconcentrés avec larges parcours. Ceci existe et évite les maladies et l’emploi de produits antibiotiques, toxines et dangereux pour les hommes et leurs enfants.
Respecter les abeilles utiles à, l’homme et à la pollinisation
Formation des agriculteurs et futurs agriculteurs : dans le cadre de la scolarité des élèves en agriculture, systématiser les témoignages d’agriculteurs biologiques sur leurs pratiques et organiser des débats avec les jeunes élèves. Ces témoignages devraient être obligatoires dans les cursus d’enseignement (par exemple, dès la 3e et dans les écoles d’ingénieurs et techniciens) et réalisés par des praticiens ayant au moins 10 ans de pratique de conduite en agriculture bio.
Prévoir en cas de crise, la sécurité alimentaire pour l‘ensemble des acteurs de la chaine, producteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs. Prévoir des outils d’aide à la poursuite, pour les producteurs impactés, d’aide à la communication et à la promotion des produits par les pouvoirs publics, voire, par les distributeurs.
Cela engendre des transports toujours plus nombreux, continuant à peser sur les gaz a effets de serres. Ce système entraîne des faillites de nombreuses exploitations et parfois, le suicide d’agriculteurs de plus en plus nombreux.
Ceci est inadmissible. La France perd aussi en surfaces artificialisées, l’équivalent d’un département tous les 5 à 6 ans, à raison de 50 à 60 000 ha perdus annuellement.
Remèdes et propositions
Sous peine de perdre son autonomie alimentaire, la France doit :
- Rémunérer ses paysans sur la base de 2 000 € par mois, 48 h par semaine,
- Prix plancher pour l’ensemble des productions calculées par les centres de gestion,
- Soutien et contrôle par l’Etat
Il est indispensable que les primes soient payées en temps et en heure et d’une façon égalitaire pour tous. Et que le monde agricole puisse avoir confiance en l’Etat français pour la défense de ses intérêts.
L’agriculture ne peut pas nier l’intérêt des consommateurs pour des produits de qualité et bons pour la santé. Aussi, nous devons répondre au marché et se fixer un objectif : 30% des terres en bio d’ici 10 ans.
La France est bien placée en produits de qualité : labels rouges, AOC, bio, etc… Les étiquetages sur les produits lisibles et honnêtes devraient se généraliser.
Modification des relations avec les GMS et les transformateurs : il y a abus de position dominante envers les agriculteurs. Ces derniers se voient fixer des prix par le «marché», inférieurs à leurs coûts de production. Il faut fixer des prix plancher garantis par les pouvoirs publics.
Il serait anormal que l’on approvisionne les collectivités avec au moins 50% de produits importés. L’agriculture française devrait avoir pour objectif de fournir au moins 80% de la nourriture en collectivité et RHF. L’Allemagne parvient à le faire, avec 70% de produits réalisés sur son propre territoire. Pourquoi pas nous…?
Participation à la lutte contre le réchauffement climatique : cela signifie de privilégier l’élevage en général sur des prairies naturelles.
Encourager les cultures moins gourmandes en eau et stocker l’eau. Ceci permettrait de réagir face au dérèglement climatique. Il faudrait aussi favoriser les assolements longs non polluants
Favoriser les élevages paysans déconcentrés avec larges parcours. Ceci existe et évite les maladies et l’emploi de produits antibiotiques, toxines et dangereux pour les hommes et leurs enfants.
Respecter les abeilles utiles à, l’homme et à la pollinisation
Formation des agriculteurs et futurs agriculteurs : dans le cadre de la scolarité des élèves en agriculture, systématiser les témoignages d’agriculteurs biologiques sur leurs pratiques et organiser des débats avec les jeunes élèves. Ces témoignages devraient être obligatoires dans les cursus d’enseignement (par exemple, dès la 3e et dans les écoles d’ingénieurs et techniciens) et réalisés par des praticiens ayant au moins 10 ans de pratique de conduite en agriculture bio.
Prévoir en cas de crise, la sécurité alimentaire pour l‘ensemble des acteurs de la chaine, producteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs. Prévoir des outils d’aide à la poursuite, pour les producteurs impactés, d’aide à la communication et à la promotion des produits par les pouvoirs publics, voire, par les distributeurs.