Diversification
Produire de la spiruline paysanne
La spiruline est une algue microscopique reconnue depuis des siècles pour ses bienfaits. Un peu partout en France des spiruliniers ouvrent des fermes pour produire de la spiruline paysanne. Exemple : la démarche de Benjamin Gauchon à Andancette dans la Drôme.
Benjamin Gauchon, 29 ans, n’est pas le seul producteur de spiruline dans la Drôme et en région Auvergne-Rhône-Alpes. D’autres projets d’installation devraient se concrétiser en vallée du Rhône. Benjamin Gauchon est adhérent à la fédération des spiruliniers de France qui encourage la production de «spiruline paysanne» et propose aux nouveaux adhérents une charte de bonnes pratiques.
Comme la majorité des spiruliniers, il s’est lancé dans cette production dans le cadre d’une reconversion professionnelle. En 2016, il s’installe comme spirulinier et crée son exploitation «la ferme de Bancel» label spiruline à Andancette, dans la Drôme. Auparavant, il travaillait à la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio, en Corse, pendant des périodes de 4 à 7 mois où il faisait du suivi scientifique : «J’ai décroché un master en environnement marin au centre d’océanographie de Marseille. Je voulais travailler dans la gestion des aires marines protégées. Je ne trouvais pas d’emploi pérenne. Je cherchais du travail. J’ai décidé de créer mon entreprise. Ce sont les aspects environnementaux de la culture de la spiruline qui m’ont tout de suite conduit vers ce métier. Le côté naturel et l’aspect artisanal m’ont beaucoup plu».
Utiliser de l’eau potable
Après plusieurs recherches, il récupère un terrain de 9 000 m2 appartenant à sa famille en bordure de la RN7 : «Je voulais d’abord m’installer à l’écart de la vallée du Rhône, dans les collines, mais cela aurait été trop coûteux en investissement». Il fait des essais de spiruline dans un petit bassin de 20 m3. Il met l’équivalent de 3 kg de spiruline sèche par bassin de 20 m3. Il crée son premier milieu de culture. Il utilise du sel, du bicarbonate de sodium, de l’urée et des oligoéléments. «Je suis allé récupérer de la spiruline chez un producteur. Je l’ai ensemencée dans un bassin. J’ai ensemencé une seule fois. Mon idée était d’avoir de la spiruline à la ferme». Il installe, en 2017, sa serre et ses trois bassins, soit l’équivalent de 300 m3 d’eau.
Il investit au total 65 000 euros en bassins, montage de serres, construction de tables à récolter, séchoir, laboratoire. «Mes serres ne sont pas chauffées. Je consomme peu d’eau. J’utilise uniquement de l’eau potable, eau contrôlée avec peu de métaux lourds. La spiruline est cultivée sans produit phytosanitaire, sans fongicide, herbicide, pesticide».
Benjamin Gauchon pompe la micro-algue en surface chaque semaine. L’été, il réalise 5 à 6 récoltes de spiruline par semaine. L’automne, la récolte diminue : 3 à 4 fois par semaine. La spiruline est filtrée et récoltée sur un bac de récolte filtrant. Elle forme une biomasse humide qui a l’aspect d’une gélatine de couleur verte. Le pressage est artisanal. Benjamin Gauchon a bricolé un système avec des paniers et du tissu à fromage. Il presse la pâte verte pendant 20 à 25 minutes. À l’aide d’un poussoir à saucisses, la spiruline sort sous forme de spaghettis sur des clayettes. «C’est de la spiruline fraîche qui est consommable, mais se dégrade facilement. Je procède alors au séchage à basse température dans un atelier fermé pendant 3 à 4 heures Je stocke ma spiruline dans des seaux à miel dans ma maison, à l’abri de la lumière et de l’humidité» ajoute le jeune producteur. Avant la mise en sachets de la spiruline, Benjamin Gauchon fait analyser systématiquement ses produits pour respecter son engagement vis-à-vis de la charte.
Le jeune producteur com-mercialise sa spiruline en vente directe, privilégie les circuits courts avec 80 % des ventes sur le site de la ferme, les marchés locaux à Lyon, Annonay… et le site internet. 20 % des ventes sont réalisées dans des magasins bios. Il prévoit d’aménager un nouveau bassin.
Comme la majorité des spiruliniers, il s’est lancé dans cette production dans le cadre d’une reconversion professionnelle. En 2016, il s’installe comme spirulinier et crée son exploitation «la ferme de Bancel» label spiruline à Andancette, dans la Drôme. Auparavant, il travaillait à la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio, en Corse, pendant des périodes de 4 à 7 mois où il faisait du suivi scientifique : «J’ai décroché un master en environnement marin au centre d’océanographie de Marseille. Je voulais travailler dans la gestion des aires marines protégées. Je ne trouvais pas d’emploi pérenne. Je cherchais du travail. J’ai décidé de créer mon entreprise. Ce sont les aspects environnementaux de la culture de la spiruline qui m’ont tout de suite conduit vers ce métier. Le côté naturel et l’aspect artisanal m’ont beaucoup plu».
Utiliser de l’eau potable
Après plusieurs recherches, il récupère un terrain de 9 000 m2 appartenant à sa famille en bordure de la RN7 : «Je voulais d’abord m’installer à l’écart de la vallée du Rhône, dans les collines, mais cela aurait été trop coûteux en investissement». Il fait des essais de spiruline dans un petit bassin de 20 m3. Il met l’équivalent de 3 kg de spiruline sèche par bassin de 20 m3. Il crée son premier milieu de culture. Il utilise du sel, du bicarbonate de sodium, de l’urée et des oligoéléments. «Je suis allé récupérer de la spiruline chez un producteur. Je l’ai ensemencée dans un bassin. J’ai ensemencé une seule fois. Mon idée était d’avoir de la spiruline à la ferme». Il installe, en 2017, sa serre et ses trois bassins, soit l’équivalent de 300 m3 d’eau.
Il investit au total 65 000 euros en bassins, montage de serres, construction de tables à récolter, séchoir, laboratoire. «Mes serres ne sont pas chauffées. Je consomme peu d’eau. J’utilise uniquement de l’eau potable, eau contrôlée avec peu de métaux lourds. La spiruline est cultivée sans produit phytosanitaire, sans fongicide, herbicide, pesticide».
Benjamin Gauchon pompe la micro-algue en surface chaque semaine. L’été, il réalise 5 à 6 récoltes de spiruline par semaine. L’automne, la récolte diminue : 3 à 4 fois par semaine. La spiruline est filtrée et récoltée sur un bac de récolte filtrant. Elle forme une biomasse humide qui a l’aspect d’une gélatine de couleur verte. Le pressage est artisanal. Benjamin Gauchon a bricolé un système avec des paniers et du tissu à fromage. Il presse la pâte verte pendant 20 à 25 minutes. À l’aide d’un poussoir à saucisses, la spiruline sort sous forme de spaghettis sur des clayettes. «C’est de la spiruline fraîche qui est consommable, mais se dégrade facilement. Je procède alors au séchage à basse température dans un atelier fermé pendant 3 à 4 heures Je stocke ma spiruline dans des seaux à miel dans ma maison, à l’abri de la lumière et de l’humidité» ajoute le jeune producteur. Avant la mise en sachets de la spiruline, Benjamin Gauchon fait analyser systématiquement ses produits pour respecter son engagement vis-à-vis de la charte.
Le jeune producteur com-mercialise sa spiruline en vente directe, privilégie les circuits courts avec 80 % des ventes sur le site de la ferme, les marchés locaux à Lyon, Annonay… et le site internet. 20 % des ventes sont réalisées dans des magasins bios. Il prévoit d’aménager un nouveau bassin.
Les engagements de la fédération des spiruliniers de France
Créée en 2007, la fédération des spiruliniers de France compte 180 adhérents dont 110 producteurs de spiruline paysanne. Elle travaille sur un projet de label biologique, fait de la recherche et du développement et s’appuie sur une charte de bonnes pratiques. Cette charte privilégie l’utilisation de l’eau potable pour éviter les risques de contamination, le respect des bonnes pratiques d’hygiène, le refus de l’industrialisation. La fédération recommande l’entraide entre les adhérents producteurs qui se rencontrent une fois par an pour faire le bilan de leurs analyses. Des formations sur la chimie, la biologie, la construction d’outils sont organisées. Les inventions sont mises en commun. La fédération s’engage à ouvrir ses portes au public adulte et aux scolaires. Une ONG finance des projets de spiruliniers en Afrique.