Participer, découvrir et évoluer
Sarah Dauphin, 20 ans, a participé pour la seconde année consécutive aux Ovinpiades. Une compétition, certes, mais pas seulement…
« J'ai participé aux Ovinpiades 2024 sur les conseils d'une amie. Et, j'ai souhaité y retourner cette année afin d'essayer de faire mieux. Un défi que j'ai relevé puisque j'ai terminé 11e contre 21e l'an dernier ! » se félicite Sarah Dauphin, 20 ans et étudiante en BTS 2e année de productions animales (PA) au Legta de Challuy. Sarah n'était pas la seule de cet établissement scolaire à participer à cette 21e édition puisque quatre autres étudiants de BTS PA et quatre étudiants en BTS des métiers de l'élevage étaient également au rendez-vous.
Pour Sarah, cet événement dédié aux jeunes permet de se « challenger soi-même », avant d'ajouter que malgré tout « c’est bien plus qu’un concours. Pour moi, c’est un moment convivial durant lequel on apprend beaucoup, tout en rencontrant des professionnels de la filière ovine et des étudiants venant d’autres établissements ».
Plus en détail, elle explique : « d’un point de vue professionnel, les Ovinpiades permettent de s’intégrer dans la filière ovine en rencontrant différents professionnels du secteur, ce qui sera utile à l’avenir pour trouver des stages ou des emplois. De plus, elles permettent d’obtenir de réelles compétences techniques et de découvrir le travail qui peut être effectué sur le terrain. D’un point de vue personnel, les Ovinpiades m’ont permis de découvrir une filière que je connaissais peu, et d’élargir mes centres d’intérêt ». En effet, « avant d’entrer en BTS PA, je n’étais pas particulièrement attirée par les ovins », souligne-t-elle, « mais grâce aux travaux pratiques, aux stages et à ma participation aux Ovinpiades l’an dernier, j’ai commencé à apprécier cette espèce. Aujourd'hui, j'apprécie de travailler avec les ovins car c’est une production qui demande beaucoup de manipulations différentes et beaucoup de technique… en somme on ne s’ennuie jamais ! ».
L'avenir en ligne de mire
En outre, la jeune étudiante met en avant l'importance plus générale de l'existence de ce concours. « Cela permet de former et donner envie aux nouvelles générations de s’orienter vers la filière ovine. À mon sens, l’avenir de cette filière dépend des jeunes qui s'y engagent dès aujourd’hui. Il est donc essentiel de leur transmettre la passion de travailler avec les ovins et de leur montrer que cette production a encore beaucoup de potentiel ». Sur cette question de l'avenir, elle développe : « même s'il y a encore trop peu d’élevages dans la région et qu'à l’échelle nationale la filière ovine fait face à des difficultés, je pense qu’elle continuera à avoir toute sa place dans les années à venir, notamment dans la Nièvre car les terres se prêtent à ce type d'élevage ». Toujours concernant le futur, Sarah évoque le sien. « Après mes études, j’aimerais travailler dans le domaine de la recherche et de l’expérimentation, en lien avec différents types d’élevages. De ce fait, je souhaiterais poursuivre mes études en école d’ingénieur agronome, par la voie de l’apprentissage. Je connaîtrai l’école à l’issue du concours ». En attendant d'écrire un peu plus son histoire, elle retiendra un souvenir un peu particulier de cette édition des Ovinpiades : « une brebis m’a échappé et j’ai dû courir derrière elle, dans une situation un peu surprenante. Avec du recul, cela a été à la fois stressant et très drôle ». Un souvenir marquant qui s'ajoutera aux autres pour former, in fine, un atout majeur : la passion du métier.