Commerce international
Les organisations agricole de l’UE redoutent que la situation ne «dégénère»
Alors que se tenait au Canada un sommet du G7, les organisations agricoles de l’UE ont souligné le risque que les fortes tensions commerciales provoquées en grande partie par Donald Trump finissent par avoir des répercussions sur leur secteur, « dernière chose dont celui-ci a besoin ».
La chancelière allemande s’attendait à des «controverses» lors du sommet du G7 des 8 et 9 juin à Charlevoix (Canada), après, notamment, la décision des États-Unis d’appliquer le 1er juin leurs taxes de 25 % sur l’acier et 10 % sur l’aluminium aux importations en provenance de l’UE, du Canada et du Mexique qui ont immédiatement annoncé des mesures de représailles commerciales (1). Les organisations et coopératives agricoles européennes (Copa-Cogeca) ont fait par de leur «crainte que la situation ne dégénère, avec un impact négatif» sur leur secteur. «Ce conflit pourrait frapper durement les secteurs agricoles européen et américain et c’est bien la dernière chose dont nous ayons besoin», ont-elles ajouté.
Taxes et rétorsions
L’UE, le Canada et le Mexique ont rapidement porté plainte à l’OMC contre les taxes américaines sur l’acier et l’aluminium, mais ce type de démarche peut prendre des années pour aboutir.
Parallèlement, la Commission de Bruxelles a approuvé le 6 juin la décision d’imposer des droits supplémentaires sur la liste des produits américains devant être soumis à des rétorsions européennes, qui inclut entre autres les haricots, le maïs, le riz, les airelles, le jus d’orange, le beurre de cacahuète, le bourbon, les cigares, les cigarettes et le tabac (2). Elle prévoit de boucler la procédure en coordination avec les États membres avant fin juin de sorte que les nouveaux droits puissent s’appliquer en juillet. Ceux-ci pourront atteindre un montant de 2,8 milliards EUR dans un premier temps, puis, à un stade ultérieur - trois ans ou avant ce délai si l’UE obtient gain de cause à l’OMC - un montant de 3,6 Mrd EUR, soit un total potentiel de 6,4 Mrd EUR correspondant au montant des exportations totales de produits en acier et en aluminium de l’UE aux États-Unis en 2017.
Le Canada et le Mexique ont aussi annoncé des rétorsions contre les importations en provenance des États-Unis. Le premier vise un montant global de 12,8 Mrd $, tandis que le second veut notamment frapper la viande porcine, les pommes, les raisins et les produits laitiers américains. Ces deux pays sont par ailleurs engagés dans de laborieuses négociations avec les États-Unis sur l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) que Washington a remis en cause.
Les États-Unis sont aussi en pourparlers avec la Chine pour obtenir d’elle des garanties d’achat de matières premières et de produits agricoles américains, afin de réduire le déficit commercial bilatéral de quelque 321 Mrd EUR qu’ils enregistrent actuellement (3).
Taxes et rétorsions
L’UE, le Canada et le Mexique ont rapidement porté plainte à l’OMC contre les taxes américaines sur l’acier et l’aluminium, mais ce type de démarche peut prendre des années pour aboutir.
Parallèlement, la Commission de Bruxelles a approuvé le 6 juin la décision d’imposer des droits supplémentaires sur la liste des produits américains devant être soumis à des rétorsions européennes, qui inclut entre autres les haricots, le maïs, le riz, les airelles, le jus d’orange, le beurre de cacahuète, le bourbon, les cigares, les cigarettes et le tabac (2). Elle prévoit de boucler la procédure en coordination avec les États membres avant fin juin de sorte que les nouveaux droits puissent s’appliquer en juillet. Ceux-ci pourront atteindre un montant de 2,8 milliards EUR dans un premier temps, puis, à un stade ultérieur - trois ans ou avant ce délai si l’UE obtient gain de cause à l’OMC - un montant de 3,6 Mrd EUR, soit un total potentiel de 6,4 Mrd EUR correspondant au montant des exportations totales de produits en acier et en aluminium de l’UE aux États-Unis en 2017.
Le Canada et le Mexique ont aussi annoncé des rétorsions contre les importations en provenance des États-Unis. Le premier vise un montant global de 12,8 Mrd $, tandis que le second veut notamment frapper la viande porcine, les pommes, les raisins et les produits laitiers américains. Ces deux pays sont par ailleurs engagés dans de laborieuses négociations avec les États-Unis sur l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) que Washington a remis en cause.
Les États-Unis sont aussi en pourparlers avec la Chine pour obtenir d’elle des garanties d’achat de matières premières et de produits agricoles américains, afin de réduire le déficit commercial bilatéral de quelque 321 Mrd EUR qu’ils enregistrent actuellement (3).