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Herd book charolais

Les grandes orientations restent d’actualité

Après quelques mois de fonctionnement, les membres du Herd book charolais ont estimé qu’il était nécessaire de redistribuer les cartes et de recomposer le bureau. Le nouveau président élu, Pascal Langevin, éleveur dans la Sarthe et le nouveau secrétaire général, Sébastien Cluzel, éleveur dans le Puy de Dôme se livrent à un point d’étape pour Terres de Bourgogne.
Par Propos recueillis par Anne-Marie Klein
Les grandes orientations restent d’actualité
Sébastien Cluzel, secrétaire général du Herd book charolais, éleveur dans le Puy de Dôme et Pascal Langevin, président du HBC, éleveur dans la Sarthe, mettent l’accent sur le travail d’équipe.
- Qu’est-ce qui a motivé le vote du 3 novembre dernier, amenant à la tête du HBC un nouveau bureau et un nouveau président ?
Pascal Langevin : La recomposition du bureau et le changement de présidence répond à une volonté de recadrer le fonctionnement de notre structure. De nouvelles élections nous sont apparues comme la solution la plus à même de faire évoluer favorablement la situation. Les orientations définies par les membres du HBC ne sont pas remises en cause, nous avons collectivement la volonté de mener à bien tous les dossiers initiés précédemment, dans un esprit d’équipe.

- Justement, quelles sont vos priorités à moyen terme, alors que l’élevage est confronté à une mutation sans précédent ?
Pascal Langevin : Nous avons plusieurs sujets à défendre et surtout des stéréotypes à combattre, comme la difficulté de vêlage. Il reste un important travail de communication à mener pour positionner la race sur les critères qui font sa force et sa modernité. La race charolaise s’inscrit parfaitement dans les exigences actuelles de la société et répond aux attentes des jeunes éleveurs en matière de qualité de vie. C’est une race moderne, autonome sur des surfaces herbagées qu’elle valorise bien, ce qui permet de limiter les charges.

Sébastien Cluzel : L’enjeu de la facilité de vêlage est essentiel et la charolaise actuelle le relève sans problème. C’est aussi une race facile à élever, dont les atouts correspondent aux contraintes de l’agrandissement des troupeaux et aux exigences des jeunes éleveurs. Pour que la charolaise reste la première race allaitante, il nous faut insister sur ces atouts, soutenus et renforcés par la génétique.

- Le Herd book charolais est très impliqué dans le dossier génomique. Cette orientation reste-t-elle l’un des axes forts pour l’avenir de la race ?
Pascal Langevin : Depuis 2009, le Herd book charolais est très impliqué dans le dossier génomique au travers des programmes Gembal et Degeram. Les éleveurs ont bien compris l’importance de ce dossier et nous voulons apporter ce service à un maximum d’éleveurs et de sélectionneurs, dans les meilleures conditions de fiabilité.

Sébastien Cluzel : Nous ne sommes pas partis les premiers justement pour apporter un service fiable et éviter les déceptions. Au printemps 2016, nous serons opérationnels pour mettre cette technique au service de nos adhérents en toute confiance. Nous croyons fortement dans la génomique et ses outils.

- Ces dernières années, le Herd book charolais s’est attaché à développer le lien entre la filière, les producteurs de viande notamment et la génétique, vous poursuivez ce mouvement de rapprochement ?
Pascal Langevin : L’objectif N°1 reste ce renforcement du lien entre la filière et la génétique, ce lien a toujours existé mais il faut encore le renforcer pour satisfaire les attentes et les besoins des éleveurs charolais qui produisent des broutards et de la viande. On s’attelle depuis longtemps à ramener de la finesse sur les carcasses tout en développant les qualités musculaires.  Et ce n’est pas antinomique avec le maintien des qualités d’élevage.

Sébastien Cluzel : Le travail entrepris avec les juges commence à porter ses fruits dans ce domaine. Le concours national organisé au Mans a donné des résultats intéressants sur le type viande, les choses vont continuer à évoluer dans ce sens, maintenant, il faut aussi laisser le temps aux mentalités d’évoluer. Mais il est certain que les grands champions des concours doivent aussi satisfaire les attentes des éleveurs producteurs de viande.

- Cette grande attention aux attentes de tous les éleveurs charolais, c’est l’une de vos principales préoccupations ?
Pascal Langevin : Le contexte est difficile pour l’élevage et les éleveurs, c’est un fait, mais nous devons aussi porter un discours positif sur notre métier, la race et ses qualités. Il faut que le monde charolais dans toute sa diversité et tous nos  adhérents, trouvent leur intérêt dans les services que nous proposons, qu’ils y trouvent une plus-value technique et économique, c’est la clé de voûte du système. 600 à 700 éleveurs charolais participent régulièrement aux concours, mais nos 2200 adhérents doivent tous pouvoir bénéficier de retombées positives sur leurs élevages.