Accès au contenu
Rencontre Préfet / FDSEA 58

Les calamités sécheresse sur la table

Nicolas Quillet, Préfet de la Nièvre, qui a été nommé prochain Préfet du Cher, en Conseil des ministres, a pris le temps de recevoir une délégation syndicale, vendredi dernier à Nevers.
Par E.C.
Les calamités sécheresse sur la table
Le préfet Nicolas Quillet était accompagné de Richard Siebert, DDT adjoint, pour entendre les doléances des représentants syndicaux de la FDSEA.
La demande de rendez-vous était partie au moment où les syndicalistes nivernais menaient leur opération coup de poing, le 28 septembre, devant le ministère de l'€™Agriculture. Le Préfet a accepté de rediscuter les demandes portées par les professionnels nivernais, à commencer par le désaccord sur le montant des premiers acomptes versés dans le cadre de la procédure calamité sécheresse. La délégation qui comptait Jean-Pierre Condamine, Emmanuel Bernard, Didier Ramet, Olivier Hoareau et Stéphane Lafranchise, a été reçue par Nicolas Quillet, épaulé par Richard Siebert, le DDT adjoint. La discussion a d'€™abord démarré autour de l'€™épineux problème du report d'€™annuités en fin de tableau. La FDSEA s'€™est redite insatisfaite de la position de Bruno Lemaire en la matière. Le communiqué de presse du ministre de la veille, qui comporte des chiffres, [I]«ne correspond pas à la réalité»[i], selon Stéphane Lafranchise et les syndicalistes «refusent l'€™argument selon lequel ce report serait un abus de la profession». Le préfet a su apaiser les tensions en réaffirmant que le ministre s'€™était engagé, jeudi dernier, à [I]«rediscuter d'€™un cadre national sur le report d'€™annuités»[i].

[INTER]Engagements non tenus[inter]
La pierre d'€™achoppement de l'€™entretien a tourné autour des acomptes calamité sécheresse, dont les syndicalistes estiment qu'€™ils ne correspondent pas aux engagements pris par l'€™administration dans la Nièvre. Le département avait obtenu une enveloppe de plus de 9 millions d'€™euros et, à ce jour, 2,7 millions seulement auraient été versés. Par un rapide calcul, la FDSEA estime que, rapporté aux éleveurs concernés par les pertes fourragères du printemps, cela reviendrait à un dédommagement de 12 euros par UGB (en moyenne), là où la DDT, au coeur de l'€™été, avait évoqué un montant de 30 euros par UGB. [I]«Le compte n'€™y est pas et nous demandons à l'€™É‰tat de tenir ses engagements»[i] se sont plaints les délégués auprès du Préfet. Là encore Nicolas Quillet a rassuré ses interlocuteurs en réaffirmant que les aides seront réabondées, une deuxième mission d'€™enquête de la DDT faisant prochainement le bilan de la coupe automnale et l'€™estimation des pertes herbagères globales de l'€™année. Les syndicalistes en ont profité pour se plaindre du mode de calcul des acomptes, directement lié à un taux de perte minimum de 13% du chiffre d'€™affaires, ce qui a eu pour effet de rendre inéligibles des éleveurs qui avaient été [I]«autant affectés par la sécheresse que leurs collègues»[i].