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Francis Letellier

«Le travail de fond demeure…»

Retour sur la journée de manifestation du 3 septembre, avec le président de la FRSEA Bourgogne, Francis Letellier
Par Ma signature
«Le travail de fond demeure…»
A la tribune, place de la Nation : Francis Letellier, président de la FRSEA Bourgogne.
- Les mesures gouvernementales annoncées vous satisfont-elles ?
FL: «Que partiellement bien sûr… Sur les prix, nous n’avons pas plus d’avancées qu’avant et le travail doit continuer. Notamment auprès des acteurs de la Restauration Hors Foyer, pour faire en sorte qu’ils privilégient nos produits français  dans les cantines, les restaurants, etc. Rappeler encore et toujours, que continuer à prendre le paysan comme seule variable d’ajustement à la récupération des marges des entreprises de l’agro-alimentaire, ce n’est plus tenable ! Il faut que le paysan apparaisse dans le contrat, à son origine, ce que certaines enseignes de la grande distribution ont commencé à mettre en œuvre… Concernant la baisse des charges, on peut considérer que le blocage des contraintes environnementales jusqu’en février, y contribue. Même si on ne le verra pas tout de suite. Aujourd’hui, c’est engagé. On tient le bon bout, mais le travail de fond demeure…»

- Comprenez vous les réactions de certains et les sifflets qui ont ponctué l’intervention de Xavier Beulin ?
«Oui, parce que quand on est pris à la gorge, que les factures s’empilent  sur un coin de bureau et qu’on ne sait pas laquelle payer en priorité, à un moment donné, ça vous monte à la tête ! Et nous avons aussi en Bourgogne, des exemples de ce type. Je comprends qu’on ait du mal à analyser les choses à chaud et qu’une annonce à la tribune puisse paraître un peu vide, mais obtenir une année blanche, ce n’est pas rien, ça fait 10 ans qu’on l’attend ! Et le syndicalisme bourguignon doit tout mettre en œuvre pour que toute personne qui en ferait la demande, l’obtienne. Ce sera mon cheval de bataille dans les semaines à venir, en étant vigilant aux détails, comme le fait que derrière le dispositif, ce ne soit pas l’usine à gaz…! »

- Et sur le plan de l’organisation ?
«Une fois encore, nous avons prouvé que nous étions capable d’organiser une manifestation sans débordement. Je regrette toutefois l’attitude des autres organisations syndicales minoritaires, qui n’ont de cesse de nous insulter. Aujourd’hui, la profession agricole ferait mieux de rester unie sur certains sujets, car la division, c’est ce que recherchent depuis toujours, les Pouvoirs publics. Il y a mieux à faire que d’insulter nos responsables nationaux, ça devient insupportable…»