Entretien des voies de chemin de fer
Le ras-le-bol des éleveurs riverains
Depuis le début juillet, la SNCF ou Réseau Ferré de France ont réalisé des travaux d'entetien, de nuit, le long de la voie ferrée reliant Nevers à Paris. Quatre grosses machines, équipées de griffes articulées, ont éclairci les abords du ballast sur les communes de Pougues-les-Eaux et Tronsanges. Au grand dam des éleveurs riverains qui ont vu leurs clôtures parfois arrachées, faisant courir le risque que des vaches s'échappent sur la voie. Plus encore que les dégâts, les agriculteurs remettent en cause le manque de communication et l'atteinte à l'environnement.
[I]«Ras-le-bol! Il faut arrêter de tout nous mettre sur le dos! »[i] Cette lassitude, c'est Philippe Tardivon, éleveur à Pougues-les-Eaux qui l'exprime, gestes à l'appui. Lui et certains de ses collègues de Tronsanges ont vu, depuis un mois, des résidus de débroussaillage et d'arbres déchiquetés s'affaler sur les clôtures électriques qui bordent leurs parcelles le long des voies de chemin de fer. Il faut dire que Philippe Tardivon est encore traumatisé par l'accident qu'il avait subi en 2003, l'année de la canicule. Quatre de ses génisses s'étaient sauvées du pré, en enjambant ce qui restait de ses clôtures, celles-ci ayant cédé en raison de la sécheresse. Toutes avaient été tuées et le trafic ferroviaire avait été interrompu sur la ligne Paris-Clermont durant de nombreuses heures.
[INTER]Broyeurs avec flèches articulées[inter]
Cette fois-ci, dès le début juillet, ce sont quatre machines de travaux spécialisées qui ont fait leur oeuvre, de nuit. [I]«Des travaux d'entretien que la SNCF n'a jamais réalisés depuis quinze ans, alors forcément, les résidus sont encombrants»[i] dit Philippe Tardivon. 20 mètres de clôture ont été anéantis et, heureusement, aucune de ses bêtes n'a eu l'idée d'aller voir passer les trains de trop près. [I]«J'ai réagi très vite et j'ai réparé en une demi-heure»[i], précise-t-il, témoignant qu'un de ses collègues, François Chiron, à Tronsanges, a eu moins de chance que lui: [I]«200 mètres de barbelés récents ont été détruits et il a dû poser une barrière électrique en catastrophe»[i]. Les bovins auraient eu le temps de s'enfuir cinquante fois. L'éleveur de Pougues met en cause les entreprises sous-traîtantes de la SNCF qui [I]«malgré un éclairage puissant et des poteaux tous les 30 mètres, travaillent comme des sagouins»[i]. Des accacias et des arbres, des poteaux de clôtures ont été broyés, laissant apparaître désormais les stigmates d'un véritable cataclysme. Rien n'est coupé net, c'est un épais capharnaüm. [I]«Ces machines disposent de broyeurs avec des flèches articulées qui ne font pas dans le détail. Elles agissent comme les épareuses sur le bord des routes»[i] dit l'éleveur qui a aussi observé qu'il n'y avait ni numéro, ni nom, permettant d'en identifier les propriétaires.
[INTER]«Prévenus par personne»[inter]
Ce qui horripile les agriculteurs riverains du train, c'est [I]«que nous n'avons été prévenus par personne»[i]. Encore cette semaine, il a appelé Mauricette Maître, la maire de la commune, qui lui a confirmé qu'elle n'avait reçu aucune information concernant les travaux. [I]«Je comprends qu'on ne peut pas informer individuellement tout le monde pour prévenir qu'on va intervenir ici et là»[i] admet Philippe Tardivon mais [I]«qu'on alerte au moins les communes traversées»[i]! Il pense qu'averti, il aurait pu jeter un oeil plus vigilant sur son troupeau et ses clôtures, pour parer au plus pressé. Le manque de communication et [I]«la méthode»[i] le font enrager, autant que l'atteinte à l'environnement. [I]«Nous, agriculteurs, on nous interdit tout. Il faut voir quand on a le malheur de passer un peu de Roundup... Et là, en pleine période de végétation, des machines viennent détruire des accacias, des nids et des oiseaux»[i]... Difficile de savoir qui est responsable. Le numéro de téléphone du responsable de la SNCF, qu'il a réussi à glaner, ne répond pas. Philippe Tardivon voudrait pourtant bien qu'on lui dise [I]«qui paye les dégâts, qui enlève les résidus verts ?»[i]. Peut-être le sait-il depuis hier. Son voisin de Tronsanges, François Chiron, avait un rendez-vous, chez lui, avec un expert de Groupama et un agent de la compagnie de transports... Pour mettre le problème au clair.
[INTER]Broyeurs avec flèches articulées[inter]
Cette fois-ci, dès le début juillet, ce sont quatre machines de travaux spécialisées qui ont fait leur oeuvre, de nuit. [I]«Des travaux d'entretien que la SNCF n'a jamais réalisés depuis quinze ans, alors forcément, les résidus sont encombrants»[i] dit Philippe Tardivon. 20 mètres de clôture ont été anéantis et, heureusement, aucune de ses bêtes n'a eu l'idée d'aller voir passer les trains de trop près. [I]«J'ai réagi très vite et j'ai réparé en une demi-heure»[i], précise-t-il, témoignant qu'un de ses collègues, François Chiron, à Tronsanges, a eu moins de chance que lui: [I]«200 mètres de barbelés récents ont été détruits et il a dû poser une barrière électrique en catastrophe»[i]. Les bovins auraient eu le temps de s'enfuir cinquante fois. L'éleveur de Pougues met en cause les entreprises sous-traîtantes de la SNCF qui [I]«malgré un éclairage puissant et des poteaux tous les 30 mètres, travaillent comme des sagouins»[i]. Des accacias et des arbres, des poteaux de clôtures ont été broyés, laissant apparaître désormais les stigmates d'un véritable cataclysme. Rien n'est coupé net, c'est un épais capharnaüm. [I]«Ces machines disposent de broyeurs avec des flèches articulées qui ne font pas dans le détail. Elles agissent comme les épareuses sur le bord des routes»[i] dit l'éleveur qui a aussi observé qu'il n'y avait ni numéro, ni nom, permettant d'en identifier les propriétaires.
[INTER]«Prévenus par personne»[inter]
Ce qui horripile les agriculteurs riverains du train, c'est [I]«que nous n'avons été prévenus par personne»[i]. Encore cette semaine, il a appelé Mauricette Maître, la maire de la commune, qui lui a confirmé qu'elle n'avait reçu aucune information concernant les travaux. [I]«Je comprends qu'on ne peut pas informer individuellement tout le monde pour prévenir qu'on va intervenir ici et là»[i] admet Philippe Tardivon mais [I]«qu'on alerte au moins les communes traversées»[i]! Il pense qu'averti, il aurait pu jeter un oeil plus vigilant sur son troupeau et ses clôtures, pour parer au plus pressé. Le manque de communication et [I]«la méthode»[i] le font enrager, autant que l'atteinte à l'environnement. [I]«Nous, agriculteurs, on nous interdit tout. Il faut voir quand on a le malheur de passer un peu de Roundup... Et là, en pleine période de végétation, des machines viennent détruire des accacias, des nids et des oiseaux»[i]... Difficile de savoir qui est responsable. Le numéro de téléphone du responsable de la SNCF, qu'il a réussi à glaner, ne répond pas. Philippe Tardivon voudrait pourtant bien qu'on lui dise [I]«qui paye les dégâts, qui enlève les résidus verts ?»[i]. Peut-être le sait-il depuis hier. Son voisin de Tronsanges, François Chiron, avait un rendez-vous, chez lui, avec un expert de Groupama et un agent de la compagnie de transports... Pour mettre le problème au clair.