Foire-concours de Moulins-Engilbert
Le prix des culards stagne par rapport à l'an dernier
La foire-concours aux culards de Moulins-Engilbert de vendredi dernier, au marché au cadran, s'est achevée sur le constat que « les prix sont du même niveau que l'année précédente ». Si les animaux se sont plutôt mieux vendus, les 362 bêtes présentées n'ont pas connu l'euphorie de la part des nombreux acheteurs venus de toute la France. La hausse des cours des bovins depuis l'automne 2011 ne s'est pas répercutée sur ceux des culards.
Vendredi dernier, en fin d'après-midi, Martial Tardivon, le chef des ventes de la Sicafome, faisait part d'une réelle satisfaction: [I]«Nous avons réalisé 91% de ventes sur les 362 bovins présentés, alors qu'en moyenne, habituellement, nous n'atteignons que 75 ou 80%»[i]. Trente deux bêtes (sur 362) sont ainsi restées invendues, le plus souvent à la fin de la vente aux enchères. Cette foire-concours était donc une année record, tant par le nombre d'animaux présentés que par celui des ventes. Compte tenu de l'affluence, la vente aux enchères qui suivait les évaluations du jury, s'est même prolongée jusqu'à 16 heures, privant la cérémonie de remise des prix de la plupart de ses lauréats, déjà repartis vers leurs champs à la faveur d'une météo propice aux travaux. Dans son intervention, en présence du sous-préfet Alain Ngouoto et du maire Jacques Guillaumain, Alain Guinot, le président du comité d'organisation, a nuancé le succès de l'événement: [I]«Nous avons observé à peu près les mêmes cours que l'an dernier. Alors que ceux du bétail normal sont en hausse depuis l'automne 2011, les cours du bétail de qualité n'ont pas augmenté. Ils ont stagné»[i]. Le type culard demeure un marché de niche, [I]«dans laquelle il n'y a pas de manque»[i] pour justifier d'une tension sur les cours, a-t-il expliqué. Au-delà des prix qui ont été pratiqués, [I]«nous aboutirions à des prix exorbitants, ce qui ne se justifie donc pas»[i]. Martial Tardivon de compléter le propos: [I]«il n'y a pas de hausse des prix sur les culards, mais, auparavant, les niveaux n'avaient jamais baissé autant que ceux des animaux ordinaires»[i].
[INTER]3,72 euros du kilo vif en moyenne[inter]
Dans les faits, le prix moyen de vente (toutes bêtes confondues) s'est établi à 1785,21 euros pour un poids moyen de 480 kilos, ce qui revient à un prix moyen au kilo vif de 3,72 euros. C'est tout de même, pour les culards, 1,32 euro de mieux par rapport au prix moyen constaté (2,40 euros/kg) lors des dernières enchères du marché, le 24 juillet, pour des animaux conventionnels. Même si le type culard n'a pas forcément bonne presse dans la profession (lire encadré), le développement musculaire qui en découle, ainsi que la tendreté exceptionnelle de la viande, demeurent quand même bien valorisés. Deux chiffres ont ainsi particulièrement fait le bonheur des organisateurs de la foire-concours: le culard le plus cher est une cularde. Une génisse entre 18 et 24 mois de 581 kg, a été vendue 3600 euros (6,19 euros/kg vif). Et puis la plus chère au kilo vif, une génisse d'avril 2011 de 411 kg, a été vendue 3020 euros, ce qui revient à un prix de 7,35 euros/kg. Deux belles performances qu'il convient cependant de replacer dans la perspective des prix moyens pratiqués par catégorie.
Le prix moyen des 26 châtrons culards de 12-24 mois s'est en effet établi à 1671,25 euros (soit 3,38 euros/kg), celui des 12 châtrons de plus de 24 mois à 2134,29 euros (soit 3,41 euros/kg), celui des 152 génisses de 12-18 mois à 1791,68 euros (soit 4,48 euros/kg), celui des 65 génisses de 18-24 mois à 1954,21 euros (soit 4,17 euros/kg), celui des 87 génisses de 24-36 mois à 2260,41 euros (soit 3,99 euros/kg) et enfin celui des 20 génisses de plus de 36 mois à 2553,33 euros (soit 4,07 euros/kg).
Ces résultats sonnent encore comme un encouragement pour la pérennité des culards et la poursuite d'une manifestation « qui est désormais bien ancrée dans le territoire et dans le calendrier » selon Bernard Gauthier, le président de la Sicafome, co-partenaire de l'événement avec la mairie et le Comité des foires.
[INTER]3,72 euros du kilo vif en moyenne[inter]
Dans les faits, le prix moyen de vente (toutes bêtes confondues) s'est établi à 1785,21 euros pour un poids moyen de 480 kilos, ce qui revient à un prix moyen au kilo vif de 3,72 euros. C'est tout de même, pour les culards, 1,32 euro de mieux par rapport au prix moyen constaté (2,40 euros/kg) lors des dernières enchères du marché, le 24 juillet, pour des animaux conventionnels. Même si le type culard n'a pas forcément bonne presse dans la profession (lire encadré), le développement musculaire qui en découle, ainsi que la tendreté exceptionnelle de la viande, demeurent quand même bien valorisés. Deux chiffres ont ainsi particulièrement fait le bonheur des organisateurs de la foire-concours: le culard le plus cher est une cularde. Une génisse entre 18 et 24 mois de 581 kg, a été vendue 3600 euros (6,19 euros/kg vif). Et puis la plus chère au kilo vif, une génisse d'avril 2011 de 411 kg, a été vendue 3020 euros, ce qui revient à un prix de 7,35 euros/kg. Deux belles performances qu'il convient cependant de replacer dans la perspective des prix moyens pratiqués par catégorie.
Le prix moyen des 26 châtrons culards de 12-24 mois s'est en effet établi à 1671,25 euros (soit 3,38 euros/kg), celui des 12 châtrons de plus de 24 mois à 2134,29 euros (soit 3,41 euros/kg), celui des 152 génisses de 12-18 mois à 1791,68 euros (soit 4,48 euros/kg), celui des 65 génisses de 18-24 mois à 1954,21 euros (soit 4,17 euros/kg), celui des 87 génisses de 24-36 mois à 2260,41 euros (soit 3,99 euros/kg) et enfin celui des 20 génisses de plus de 36 mois à 2553,33 euros (soit 4,07 euros/kg).
Ces résultats sonnent encore comme un encouragement pour la pérennité des culards et la poursuite d'une manifestation « qui est désormais bien ancrée dans le territoire et dans le calendrier » selon Bernard Gauthier, le président de la Sicafome, co-partenaire de l'événement avec la mairie et le Comité des foires.
Le Palmarès
- Super prix d'honneur: N°340 appartenant à Alain Bretigny.
- Boeufs de 12 à 24 mois: 1er prix ex-aequo, N°211 appartenant à Jean-Michel Gien et N°42 au GAEC Gauthé; 2ème prix ex-aequo, N°36 et N°38 au GAEC Gauthé; 3ème prix, N°346 à l'EARL Cottin.
- Boeufs de plus de 24 mois: Prix d'honneur et 1er prix, N°17 appartenant à Jean-Pierre Gien; 2ème prix, N°259 à Laurent Vernisse.
- Génisses de 12 à 18 mois: Prix d'honneur, N°314 appartenant à l'EARL Pipponiau; 1er prix ex-aequo, N°18 appartenant au GAEC Martin G et N°179 à Philippe Achard; 2ème prix ex-aequo, N°135 appartenant à R. Montcharmont et N°61 à l'EARL Lordey; 3ème prix ex-aequo, N°178 appartenant à Philippe Achard, N°243 à Thierry Lordey et N°309 à Denis Bruandet.
- Génisses de 18 à 24 mois: Prix d'honneur, N°340 appartenant à Alain Bretigny; 1er prix ex-aequo, N°70 au GAEC Gauthé et N°52 à Chantal Godard; 2ème prix ex-aequo, N°247 appartenant à Paul Marconnet et N°50 à Chantal Godard; 3ème prix, N°351 appartenant à l'EARL Gilbert.
- Génisses de 24 à 36 mois: Prix d'honneur, N°371 appartenant à l'EARL des Montagnes; 1er prix ex-aequo, N°229 appartenant au GAEC GD Lormy et N°45 à Denis Godard; 2ème prix ex-aequo, N°155 et 157 à Jocelyne Cottin; 3ème prix ex-aequo, N°191 appartenant au GAEC du Passou et N°234 au GAEC GD Lormy.
- Génisses de plus de 36 mois: Prix d'honneur, N°271 appartenant à l'EARL du Bourg; 1er prix, N°374 à Philippe Raffeau; 2ème prix, N°218 au GAEC Goulot; 3ème prix, N°166 à Pierre Laudet.