Marché au cadran de Moulins-Engilbert
«Le chiffre d'affaires a connu un bon en avant en 2011»
Qui dit nouvelle année, dit bilan. A Moulins-Engilbert, les responsables du marché au cadran sont satisfaits. L'activité s'est envolée en 2011, sous l'effet conjugué, au deuxième semestre, de nouveaux débouchés et d'une météo plus favorable. Mais, côté résultats, la Sicafome dresse un tableau en demie-teinte pour ses adhérents, qui subissent la hausse des charges.
Bernard Gauthier, président de la Sicafome, le dit tout net: [I]«En 2011, nous avons connu un bond en avant en terme de chiffre d'affaires»[i]. Aussi bien les ovins que le bovins se sont retrouvés plus nombreux sur le marché et se sont également mieux vendus. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, à l'orée d'une année 2012 [I]«qui devra confirmer l'embellie»[i]. Les ovins d'abord. 25 749 d'entre eux ont été présentés au marché au cadran en 2011.
Et 25 176 ont été vendus, soit un taux de vente de 98%, ce qui représente une hausse d'un point par rapport à 2010. De même, les moutons ont été mieux valorisés avec un prix moyen de 100 euros, soit 4 euros de plus qu'en 2010. La relance ovine et la contractualisation produisent leurs effets bénéfiques sur le marché. Cet essor, Bernard Gauthier et Martial Tardivon, le chef des ventes, le mettent au crédit d'une meilleure prolificité, de nouveaux apporteurs et d'un temps plus sec (qui a par ailleurs inquiété les éleveurs bovins), lui-même mieux adapté à l'élevage ovin.
Les éleveurs qui ont apporté des moutons en 2011 font la satisfaction des responsables du marché au cadran: «la qualité proposée est très bonne et en amélioration, et surtout en adéquation avec la demande» dit Martial Tardivon. Les apporteurs viennent de la Nièvre et des départements limitrophes, avec des débouchés en Rhône-Alpes et en Région parisienne, qui ont connu de grands pics de demande au moment des fêtes musulmanes (1/3 des ventes en octobre). [I]«Les charollais et les croisés Texel que l'on trouve à Moulins-Engilbert sont relativement lourds et correspondent bien au marché»[i] expliquent-ils. Ainsi, le chiffre d'affaires des moutons s'établit à 2 523 094 euros, soit une augmentation de 327 307 euros par rapport à 2010.
[INTER]Bovins: + 4,8 millions d'euros[inter]
Les moutons ne sont pas les seuls à avoir tiré leur épingle du jeu l'an dernier. Le chiffre d'affaires des bovins, qui reste l'activité principale de la Sicafome, a lui aussi connu un grand saut en avant. [I]«Il s'établit à 54 324 420 euros. C'est 4,858 millions de plus qu'en 2010»[i] souligne Martial Tardivon. 63 209 bovins ont ainsi été présentés, soit une augmentation de 2 533 individus et surtout 57 867 d'entre eux ont été vendus, ce qui représente une augmentation de 3 323 individus. «Le taux de vente s'est situé à 92%, au lieu de 90% les autres années» ajoute Bernard Gauthier. De quoi donner le sourire aux responsables, d'autant plus que «les ventes ont représenté 94% des volumes présentés sur les six derniers mois, car les tarifs étaient plus en rapport avec les espérances des éleveurs et la météo plus favorable à des animaux de meilleure qualité». Pour les éleveurs, la valorisation a elle aussi confirmé l'embellie, avec un prix moyen de vente sur l'année de 939 euros, soit une hausse de 32 euros par animal. [I]«Le premier semestre a été difficile commercialement parce que le processus de développement des débouchés au Maghreb s'est heurté aux révolutions du Printemps arabe»[i] explique le président du marché qui ajoute que [I]«la sécheresse du printemps n'a pas arrangé les choses»[i] mais qui constate qu'au deuxième semestre, [I]«les débouchés export se sont confirmés en Tunisie, au Maroc et en Algérie et que le marché turc s'est ouvert»[i]. Ce qui a eu pour effet bénéfique de tendre les cours.
Bémol sur les ventes
[I]«2011 a été la meilleure année depuis 2008, aussi bien en terme de volumes cumulés que de taux de vente»[i] se réjouit Martial Tardivon. Autant dire que, en dépit d'interrogations sur les aménagements que doit envisager la Sicafome (agrandissement du parc) et qui restent soumis à la loi et aux investissements à réaliser, les responsables voient l'avenir avec sérénité. Bernard Gauthier tient toutefois à apporter un bémol à l'enthousiasme partagé: [I]«D'abord, parce que comme toute entreprise, le marché au cadran, c'est-à-dire les éleveurs adhérents, se trouvent soumis à une forte hausse des charges (carburants, intrants, mécano, véto...). Ensuite, parce qu'on ne peut pas exclure que, face à cette conjoncture et à cause de la sécheresse qui a entraîné des achats de paille et d'aliments, certains éleveurs ont peut-être décapitalisé précocement et anticipé sur les ventes de 2012»[i]. Selon le président, [I]«il y a des situations individuelles un peu tendues qui atténuent l'enthousiasme pour les cours pratiqués au marché»[i].
Et 25 176 ont été vendus, soit un taux de vente de 98%, ce qui représente une hausse d'un point par rapport à 2010. De même, les moutons ont été mieux valorisés avec un prix moyen de 100 euros, soit 4 euros de plus qu'en 2010. La relance ovine et la contractualisation produisent leurs effets bénéfiques sur le marché. Cet essor, Bernard Gauthier et Martial Tardivon, le chef des ventes, le mettent au crédit d'une meilleure prolificité, de nouveaux apporteurs et d'un temps plus sec (qui a par ailleurs inquiété les éleveurs bovins), lui-même mieux adapté à l'élevage ovin.
Les éleveurs qui ont apporté des moutons en 2011 font la satisfaction des responsables du marché au cadran: «la qualité proposée est très bonne et en amélioration, et surtout en adéquation avec la demande» dit Martial Tardivon. Les apporteurs viennent de la Nièvre et des départements limitrophes, avec des débouchés en Rhône-Alpes et en Région parisienne, qui ont connu de grands pics de demande au moment des fêtes musulmanes (1/3 des ventes en octobre). [I]«Les charollais et les croisés Texel que l'on trouve à Moulins-Engilbert sont relativement lourds et correspondent bien au marché»[i] expliquent-ils. Ainsi, le chiffre d'affaires des moutons s'établit à 2 523 094 euros, soit une augmentation de 327 307 euros par rapport à 2010.
[INTER]Bovins: + 4,8 millions d'euros[inter]
Les moutons ne sont pas les seuls à avoir tiré leur épingle du jeu l'an dernier. Le chiffre d'affaires des bovins, qui reste l'activité principale de la Sicafome, a lui aussi connu un grand saut en avant. [I]«Il s'établit à 54 324 420 euros. C'est 4,858 millions de plus qu'en 2010»[i] souligne Martial Tardivon. 63 209 bovins ont ainsi été présentés, soit une augmentation de 2 533 individus et surtout 57 867 d'entre eux ont été vendus, ce qui représente une augmentation de 3 323 individus. «Le taux de vente s'est situé à 92%, au lieu de 90% les autres années» ajoute Bernard Gauthier. De quoi donner le sourire aux responsables, d'autant plus que «les ventes ont représenté 94% des volumes présentés sur les six derniers mois, car les tarifs étaient plus en rapport avec les espérances des éleveurs et la météo plus favorable à des animaux de meilleure qualité». Pour les éleveurs, la valorisation a elle aussi confirmé l'embellie, avec un prix moyen de vente sur l'année de 939 euros, soit une hausse de 32 euros par animal. [I]«Le premier semestre a été difficile commercialement parce que le processus de développement des débouchés au Maghreb s'est heurté aux révolutions du Printemps arabe»[i] explique le président du marché qui ajoute que [I]«la sécheresse du printemps n'a pas arrangé les choses»[i] mais qui constate qu'au deuxième semestre, [I]«les débouchés export se sont confirmés en Tunisie, au Maroc et en Algérie et que le marché turc s'est ouvert»[i]. Ce qui a eu pour effet bénéfique de tendre les cours.
Bémol sur les ventes
[I]«2011 a été la meilleure année depuis 2008, aussi bien en terme de volumes cumulés que de taux de vente»[i] se réjouit Martial Tardivon. Autant dire que, en dépit d'interrogations sur les aménagements que doit envisager la Sicafome (agrandissement du parc) et qui restent soumis à la loi et aux investissements à réaliser, les responsables voient l'avenir avec sérénité. Bernard Gauthier tient toutefois à apporter un bémol à l'enthousiasme partagé: [I]«D'abord, parce que comme toute entreprise, le marché au cadran, c'est-à-dire les éleveurs adhérents, se trouvent soumis à une forte hausse des charges (carburants, intrants, mécano, véto...). Ensuite, parce qu'on ne peut pas exclure que, face à cette conjoncture et à cause de la sécheresse qui a entraîné des achats de paille et d'aliments, certains éleveurs ont peut-être décapitalisé précocement et anticipé sur les ventes de 2012»[i]. Selon le président, [I]«il y a des situations individuelles un peu tendues qui atténuent l'enthousiasme pour les cours pratiqués au marché»[i].
Une nouvelle animatrice à la Sicafome
Angélique Douard est bien connue des éleveurs nivernais, pour ses responsabilités antérieures. Depuis le
9 janvier dernier, elle est embauchée par la Sicafome en tant qu'animatrice à mi-temps, afin d'apporter un nouveau service aux adhérents: accompagner le volet administratif de la gestion d'une exploitation. Angélique va par exemple aider les éleveurs dans le cadre du passage au zéro papier pour les télédéclarations Pac 2012, mais elle pourra également intervenir sur les cahiers d'épandage et de fumure, le carnet sanitaire, le PMBE, la mise aux normes dans les zones vulnérables, la prise de décisions économiques, les formalités administratives et les outils d'information des adhérents. Son poste, qui a vocation à devenir permanent, sera financé par un service à la carte, avec une partie gratuite en fonction du type d'apports (ceux qui vendent 80% de leur production sur le marché) et une partie payante.