Fièvre catarrhale ovine
La zone réglementée s’étend
Alors que la zone réglementée continue de s’étendre, les conséquences économiques de cette résurgence de la FCO se font déjà sentir. Sur les élevages, où des animaux destinés à la vente en vif et à l’export, se retrouvent bloqués et sur les marchés, car la perte du statut «indemne» pour la France va certainement jouer sur les échanges. Dans ce contexte tendu, la gestion des doses de vaccin va s’avérer cruciale.
Difficile de faire un point précis quand la situation évolue quasiment heure par heure et que les cartes sont régulièrement rebattues plusieurs fois par semaine. En cette fin du mois septembre et à la veille du 1er octobre, le dernier zonage en date publié le 24 septembre au Journal Officiel, faisait état d’une extension de la zone réglementée au Sud-Est. Après l’Allier, la Creuse, le Puy-de-Dôme et l’Indre, la Loire et la Haute-Loire basculent à leur tour en zone de protection. Une partie de l’Ardèche, de l’Isère, de la Drôme et quelques communes du nord du Gard sont placées en zone de surveillance. La déclaration le 28 septembre de treize nouveaux cas de FCO dans le Puy-de-Dôme a fait basculer la quasi-totalité du département en zone interdite. Sans toutefois que cela perturbe la tenue du Sommet de l’élevage à Cournon, puisque «les mouvements et rassemblements des animaux sont autorisés au sein de la zone interdite» précise la Préfecture du Puy-de-Dôme.
La stratégie vaccinale s’organise
Le lendemain 25 septembre, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a précisé dans un communiqué la stratégie vaccinale, donnant «priorité aux animaux destinés aux échanges et exportations, ainsi qu’aux animaux reproducteurs destinés aux programmes de sélection génétique des races (bovins, ovins, caprins)». Dans ce communiqué, le ministre demande aux «acheteurs d’organiser leurs achats dans les élevages le plus tôt possible, en particulier pour les animaux destinés aux échanges et aux exportations», afin de mettre en oeuvre rapidement et efficacement les mesures de gestion des opérations de vaccination en bloquant le moins possible les échanges. Chaque département va bénéficier d’un certain nombre de doses, correspondant à une référence historique basée sur la campagne de l’an dernier et une fois la répartition des doses établies, à charge ensuite aux instances départementales d’affiner la répartition entre les élevages. Le communiqué précise qu’une «partie des doses sera réservée pour tenir compte des nouveaux installés en élevage allaitant et des évolutions majeures de certains élevages par rapport à leur référence historique».
Rappelant que les protocoles vaccinaux pour les bovins prévoient deux injections à 21 jours d’intervalle et que le délai minimum après vaccination pour les échanges est de 10 jours, le ministre engage les éleveurs à faire les démarches nécessaires pour que la vaccination des jeunes bovins intervienne au plus tôt et de préférence sur les animaux de 6 à 14 mois en priorité. Le communiqué ministériel appelle également à «démarrer la désinsectisation sans attendre dans les élevages détenant des animaux de 15 à 16 mois, destinés aux échanges et à privilégier une destination pour laquelle la désinsectisation et un test PCR négatifs sont suffisants (Espagne, Algérie, Tunisie) de façon à limiter la dépréciation possible des animaux».
FRGDS Bourgogne : «tirer les enseignements de 2007»
La FCO n’a pas que des incidences sanitaires, ses conséquences économiques sur les exploitations peuvent être particulièrement graves. Le monde de l’élevage s’entend sur le fait que la note risque d’être salée pour les éleveurs qui devront garder leurs animaux le temps que les opérations de vaccination s’organisent. Qui paiera la note ? Il est encore trop tôt pour le dire, cependant, le nombre d’animaux bloqués alors qu’ils devraient être vendus en vif, augmente chaque jour un peu plus à mesure que le zonage évolue. Face à cette situation certains évoquent la perspective d’un basculement possible de l’ensemble du territoire français en zone réglementée, ce qui permettrait de faire sauter le verrou des périmètres interdits et fluidifierait les échanges. Le FRGDS Bourgogne* rappelle pour sa part qu’il serait temps de mettre à profit l’expérience acquise lors de la précédente vague de FCO. «Nous avons l’expérience de 2007» insiste Etienne Petit «on devrait pouvoir en tirer des enseignements en 2015 pour simplifier la gestion de cette résurgence de la maladie». A l’époque, la fusion des zones réglementées avait permis de faciliter les échanges avec les zones indemnes, pour des animaux issus de zones de statut différent. Ces animaux devaient présenter la garantie individuelle de ne pas être porteurs du virus et avoir fait l’objet d’une désinsectisation les protégeant de toute contamination immédiate. La nouvelle règlementation européenne n’autorise pas cette souplesse, mais les incidences économiques de la maladie pour les élevages comme pour le commerce, pourraient bien amener à trouver des solutions de dégagement pour certains marchés.
*Information sur www.frgdsbourgogne.fr
La stratégie vaccinale s’organise
Le lendemain 25 septembre, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a précisé dans un communiqué la stratégie vaccinale, donnant «priorité aux animaux destinés aux échanges et exportations, ainsi qu’aux animaux reproducteurs destinés aux programmes de sélection génétique des races (bovins, ovins, caprins)». Dans ce communiqué, le ministre demande aux «acheteurs d’organiser leurs achats dans les élevages le plus tôt possible, en particulier pour les animaux destinés aux échanges et aux exportations», afin de mettre en oeuvre rapidement et efficacement les mesures de gestion des opérations de vaccination en bloquant le moins possible les échanges. Chaque département va bénéficier d’un certain nombre de doses, correspondant à une référence historique basée sur la campagne de l’an dernier et une fois la répartition des doses établies, à charge ensuite aux instances départementales d’affiner la répartition entre les élevages. Le communiqué précise qu’une «partie des doses sera réservée pour tenir compte des nouveaux installés en élevage allaitant et des évolutions majeures de certains élevages par rapport à leur référence historique».
Rappelant que les protocoles vaccinaux pour les bovins prévoient deux injections à 21 jours d’intervalle et que le délai minimum après vaccination pour les échanges est de 10 jours, le ministre engage les éleveurs à faire les démarches nécessaires pour que la vaccination des jeunes bovins intervienne au plus tôt et de préférence sur les animaux de 6 à 14 mois en priorité. Le communiqué ministériel appelle également à «démarrer la désinsectisation sans attendre dans les élevages détenant des animaux de 15 à 16 mois, destinés aux échanges et à privilégier une destination pour laquelle la désinsectisation et un test PCR négatifs sont suffisants (Espagne, Algérie, Tunisie) de façon à limiter la dépréciation possible des animaux».
FRGDS Bourgogne : «tirer les enseignements de 2007»
La FCO n’a pas que des incidences sanitaires, ses conséquences économiques sur les exploitations peuvent être particulièrement graves. Le monde de l’élevage s’entend sur le fait que la note risque d’être salée pour les éleveurs qui devront garder leurs animaux le temps que les opérations de vaccination s’organisent. Qui paiera la note ? Il est encore trop tôt pour le dire, cependant, le nombre d’animaux bloqués alors qu’ils devraient être vendus en vif, augmente chaque jour un peu plus à mesure que le zonage évolue. Face à cette situation certains évoquent la perspective d’un basculement possible de l’ensemble du territoire français en zone réglementée, ce qui permettrait de faire sauter le verrou des périmètres interdits et fluidifierait les échanges. Le FRGDS Bourgogne* rappelle pour sa part qu’il serait temps de mettre à profit l’expérience acquise lors de la précédente vague de FCO. «Nous avons l’expérience de 2007» insiste Etienne Petit «on devrait pouvoir en tirer des enseignements en 2015 pour simplifier la gestion de cette résurgence de la maladie». A l’époque, la fusion des zones réglementées avait permis de faciliter les échanges avec les zones indemnes, pour des animaux issus de zones de statut différent. Ces animaux devaient présenter la garantie individuelle de ne pas être porteurs du virus et avoir fait l’objet d’une désinsectisation les protégeant de toute contamination immédiate. La nouvelle règlementation européenne n’autorise pas cette souplesse, mais les incidences économiques de la maladie pour les élevages comme pour le commerce, pourraient bien amener à trouver des solutions de dégagement pour certains marchés.
*Information sur www.frgdsbourgogne.fr
Des mouvements d’animaux strictement réglementés
La Direction générale de l’Alimentation détaille dans une note les conditions de mouvements nationaux, intra-communautaires et à l’exportation des ruminants issus des zones réglementées.
Pour les mouvements autres qu’un abattage immédiat
• La sortie du périmètre d’interdiction (ZI) de 20km autour du foyer est interdite.
• Dans cette zone, les ruminants domestiques ne peuvent circuler qu’au sein de leur exploitation. Les entrées sont interdites, sauf à constituer des lots pour un abattage immédiat, avec transport direct, sans rupture de charge. Les rassemblements sont interdits dans le périmètre d’interdiction.
• Les ruminants domestiques peuvent circuler librement au sein des zones réglementées, c’est-à-dire la zone de protection (ZP), sauf dans les 20 km de la zone d’interdiction (ZI) et la zone de surveillance (ZS). Les animaux peuvent aller librement de la ZS vers la ZP, mais pas l’inverse, de la ZP à la ZS.
• Des dérogations sont prévues pour les jeunes animaux de boucherie (veaux, agneaux, chevreaux) de moins de 90 jours, destinés à l’engraissement, qui ne peuvent pas être engraissés dans la zone réglementée.
• Des négociations avec les principaux Etats membres de destination des animaux français (Italien Espagne...) sont en cours, afin de faire valoir un protocole alternatif basé soit sur la désinsectisation et le dépistage, soit sur un délai post-vaccinal réduit.
Pour les animaux d’abattage
• Les mouvements sont autorisés si les animaux ne présentent pas de signe clinique le jour du départ, si les moyens de transport sont désinsectisés, si le transport jusqu’à l’abattoir est direct et si l’abattage a lieu dans les 24h après le départe de l’exploitation.
• Vers l’Union européenne, les animaux de la zone indemne peuvent circuler sous réserve de ne pas présenter de signes cliniques.
• Depuis la zone réglementée, le départ vers une zone indemne se fait sous la condition qu’aucun cas de FCO n’ait été constaté dans l’exploitation dans les 30 jours précédant le départ et que le transport vers l’abattoir soit direct.
Pour les mouvements autres qu’un abattage immédiat
• La sortie du périmètre d’interdiction (ZI) de 20km autour du foyer est interdite.
• Dans cette zone, les ruminants domestiques ne peuvent circuler qu’au sein de leur exploitation. Les entrées sont interdites, sauf à constituer des lots pour un abattage immédiat, avec transport direct, sans rupture de charge. Les rassemblements sont interdits dans le périmètre d’interdiction.
• Les ruminants domestiques peuvent circuler librement au sein des zones réglementées, c’est-à-dire la zone de protection (ZP), sauf dans les 20 km de la zone d’interdiction (ZI) et la zone de surveillance (ZS). Les animaux peuvent aller librement de la ZS vers la ZP, mais pas l’inverse, de la ZP à la ZS.
• Des dérogations sont prévues pour les jeunes animaux de boucherie (veaux, agneaux, chevreaux) de moins de 90 jours, destinés à l’engraissement, qui ne peuvent pas être engraissés dans la zone réglementée.
• Des négociations avec les principaux Etats membres de destination des animaux français (Italien Espagne...) sont en cours, afin de faire valoir un protocole alternatif basé soit sur la désinsectisation et le dépistage, soit sur un délai post-vaccinal réduit.
Pour les animaux d’abattage
• Les mouvements sont autorisés si les animaux ne présentent pas de signe clinique le jour du départ, si les moyens de transport sont désinsectisés, si le transport jusqu’à l’abattoir est direct et si l’abattage a lieu dans les 24h après le départe de l’exploitation.
• Vers l’Union européenne, les animaux de la zone indemne peuvent circuler sous réserve de ne pas présenter de signes cliniques.
• Depuis la zone réglementée, le départ vers une zone indemne se fait sous la condition qu’aucun cas de FCO n’ait été constaté dans l’exploitation dans les 30 jours précédant le départ et que le transport vers l’abattoir soit direct.